Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires...
Aller à la page: <  1, 2, 3
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum -> Les constatations -> Sur les lieux, les enquêteurs procèdent aux premières constatations
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
dixlouca


Hors ligne

Inscrit le: 21 Nov 2008
Messages: 520
Localisation: AVIGNON
Masculin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,01

MessagePosté le: Sam Mar 14 2009, 22:49    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonsoir à tous

Bonsoir Lederangeur

L' endroit  ou auraient dormis Elisabeth et sa mere est l'endroit ou a été retrouvé la paire de sandales.

Il est aussi vrai quand cet endroit, également, l'herbe abonde. Mais les sandales ont été retrouvé sur le sentier, donc un lieu relativement dépouvu de végétation. On peut noter toutefois qu'autour  de l'Hillman la végétation est abondante. Sur ce plan les 2 lieux doivent se valoir.

Lady Ann ayant été retrouvé habillé, l'inventaire ne mentionnant aucun autre vetement lui appartenant, on pourrait supposé qu'elle est dormit sur le fauteuil
afin de préserver sa robe.


Cordialement
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam Mar 14 2009, 22:49    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
oryx


Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 435
Masculin
Point(s): 485
Moyenne de points: 1,11

MessagePosté le: Lun Mar 16 2009, 23:16    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonsoir à tous,


En effet nous pouvons envisager que cette famille ait eu envie de lever le camp suite à un incident mineur dans la forme verbale du moins, ne nécessitant pas un départ précipité.
Sinon devant une tournure gravissime, la première des choses a faire par le conducteur est de déverrouiller les portes avant de l'auto, puis de s'embarquer à la va vite. Quitte à laisser dans l'attente d'un retour matinal l'attirail de couchage, lequel il faut le souligner dans notre affaire était sans valeur.


Prenons le cas d'un départ non précipité des Anglais: 
Préférant s'en aller à cause d'un accrochage ridicule, ils rassemblent leurs effets dans ce but ; n'oublions pas qu'une altercation même bénigne en terre étrangère dans un endroit esseulé, de nuit, oblige à des attitudes de prudence.
L'auteur de l'altercation, lui,  s'éloigne tout en ruminant sa mauvaise humeur, décide tout à coup de s'armer et ..... .


Entre temps, les Anglais auraient commencé à réunir leurs affaires ;  mais la (s)personne de retour de la ferme, habitée (s) de noires intentions ouvre le feu.


Pour que ce scénario fonctionne, il faut déterminer le temps de l'aller et du retour  de l'individu, irascible et armé .
Temps qui conditionne le nombre d'objets qui auraient pu être embarqués dans le véhicule avant le retour du tireur, par rapport aux objets découverts sur le sol le matin.


Déduisons de l'inventaire les objets ne faisant pas partie des choses nécessaires à une nuit à l' extérieur, dont on peut supposer à bon escient qu'elles fussent rangées à l'intérieur de l'auto avant le drame :


(sur croquis de la gendarmerie) Une  boîte de peinture, une valise pique nique, un chapeau d'enfant, une veste, un carnet, objets divers (assimilés à des bricoles).


Nous nous apercevons qu'ils n'auraient eu à rentrer dans le véhicule que le restant de tout ce qui avait  trait au couchage, les objets les plus volumineux en priorité bien sûr.
Nous constatons :
2 coussins de siège arrière, 2 lits de camp, une bouteille, 4 couvertures, un sac de plage, une lampe électrique, des serviettes, le coussin posé sur les sandales.(quant aux sacs de couchage plus ou moins évoqués, nous pouvons en douter car ajoutés aux 4 couvertures cela ferait plus ressembler à une expédition polaire au mois d'Août en Provence caniculaire qu'à une villégiature sur la Côte d'Azur).


Force est de constater, qu'ils n'ont pas eu un temps suffisamment long pour rentrer grand chose, c'est donc que l'individu serait revenu très vite.
Et dans le cas contraire s'il avait tardé, il accordait de fait un temps plus long aux victimes, et ils auraient eu alors toute latitude de rentrer plus d' affaires.


On peut opposer à cet argument qu'il a fait le vide dans l'auto pour accréditer
l'hypothèse d'un vol et  ce faisant, sortir des objets puis les éparpiller.
Certes! Mais on ne peut croire par exemple que les lits de camp aient pu être ressortis du véhicule par l'auteur des crimes, et qu'il puisse les avoir dépliés, réinstallés en position de couchage, puis avoir déposé sur un des lits  ce qui a été répertorié par les gendarmes.


L'hypothèse d'une fuite dans l'urgence ne semble pas de mise, et un départ plus  "cool" ne peut se concevoir en raison du nombre  d' objets retrouvés au matin sur le campement.
J'en déduit que le drame s'est déroulé avec brièveté, en quelques instants, suite à une méprise. Par exemple la vue d'un homme armé en pleine nuit si près du bivouac, ou se dirigeant vers le campement .


Cordialement
Oryx
Revenir en haut
Lederangeur


Hors ligne

Inscrit le: 23 Sep 2008
Messages: 331
Localisation: Moscou
Masculin
Point(s): 331
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer Mar 18 2009, 17:31    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonjour à tous,



 23:00 - Paul Delclite passe sur les lieux à 23h.. Il ne remarque rien de particulier..... 

Les Drummond sont soit un peu  éloignés de la voiture, peut être pas très loin, entrain de se reposer là où justement on suppose qu'ils étaient installés, soit, ils sont à la ferme. Ou devant la ferme.





 23:15 - Ode Arnaud passe dans sa camionnette, il croit voir un homme assis à l'arrière de la Hillman, le véhicule des Drummond. ( Pas de fillette ou de femme aperçues.)




Où sont les femmes?    

23:15, juste un 15 mn avant le passage d'un side car . Side-car fantôme ou pas?



  23:30 - Juliany, chauffeur de car remarque un homme grand penché sous le capot du véhicule, et tenant une lampe à la main.
( Pas de fillette ou de femme aperçues.)

Les Drummond ont envie de partir? 23:30.. Entre 23:00 et 23:30' un incident?
Masqué côté Dominici par l'arrivée subite d'un side-car? Car bien entendu, chez les Dominici, tout le monde était couché.
Même la logique semblait dormir........C'est dire si.




  23:45 - Minuit: Henri Chastel camionneur voit un homme regardant à l'intérieur de la Hillman. ( Taille moyenne )
( Pas de fillette ou de femme aperçues )



  00:20 - Les frères Duc passent dans leur camionnette et voient un homme longeant la route, entre le bivouac et la Grand Terre. ( Forte corpulence )
Les frères Duc n'ont certainement pas inventé ce fait. Ils ont bien vu un homme se dirigeant vers le campement. Mais ce témoignage a pris plusieurs formes dans la description du personnage. A tel point, qu'ils prennent Girolami pour le quidam en question, c'est dire.


23:30' 00:20' = 50mn écoulées..



  00:50 - Germain Champsaur, projectionniste ambulant à ses heures passe sans rien remarquer.


Ici, l'homme aperçu par les frères Duc a disparu.

Il semblerait qu'entre 23h et 00:30' ;, quelque chose se passe. Mais quoi? Difficile à dire.

Quelques éléments importants toutefois:

                                                              23:15' un homme est assis à l'arrière de la Hillman.
                                                              23:30', cet homme regarde sous le capot avec une lampe.
                                                              23:30', est aussi l'heure à laquelle un side-car arrive.....()
                                                              23:45', l'homme regarde à l'intérieur du véhicule.
                                                              00:20' Un homme marche en direction " ferme-campement "
                            
                                                              35 mn après, un homme d'attitude louche est aperçu par les frères Duc


                                                              00:50', soit 30 mn après le passage des Frères Duc, il semble que Champsaur ne remarque rien ni_personne.

                                                              01:10' , soit 20 mn après le passage de Champsaur, la tuerie a lieu.

C'est tout de même un peu compressé tout ça.
23:00' 01:00 semble être un créneau horaire chargé d'actions et de mouvements.


Cordialement........
                                                             

Revenir en haut
dixlouca


Hors ligne

Inscrit le: 21 Nov 2008
Messages: 520
Localisation: AVIGNON
Masculin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,01

MessagePosté le: Jeu Mar 19 2009, 21:44    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonsoir à tous


Je pense aussi que tres certainement le drame c'est jouer en un éclair.
Mais je ne pense pas suite à une méprise, par exemple à la vue d'un homme armé.
Pour la raison suivante :
Un, ou plusieurs témoins ont aperçus une ou deux personnes armées entre la ferme et le campement, bien avant le drame.
Ces personnes armés ont été plus que certainement vus par les Drummont.
Cela ne les a  pas inquiété outre mesure, puisque les Drummond sont restés sur place.
Donc je suppose que l'élément déclencheur est autre qu'une méprise à la vue d'une arme.


Cordialement
Revenir en haut
oryx


Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 435
Masculin
Point(s): 485
Moyenne de points: 1,11

MessagePosté le: Ven Mar 20 2009, 20:18    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonjour,


On peut s'exercer de façon amusante au " marabout, bout de ficelle, selle de cheval ....." ce qui entraîne une suite logique de faits juxtaposés, compilés, et rattachés les uns aux les autres tels de petits wagonnets. Ou pratiquer un art bien connu des" Forumeurs " que nous sommes, celui de couper les cheveux en quatre, nous éloignant inévitablement  du sujet initialement proposé. 
Ce que je m'apprête à faire en est l'illustration mais non dénuée d'intérêt.


Interrogeons-nous sur la puissance évocatrice d' un adjectif qui a conditionné les différents auteurs et nous même. Adjectif ayant été employé officiellement  deux fois :  une 1ère fois consigné dans le rapport de la gendarmerie le matin du 5 Août, décrivant l'aspect INTERIEUR du véhicule ; une 2ème fois utilisé dans les bureaux de la PJ  à l' Evêché de Marseille le 13 Mai 53 par le campeur de Ganagobie, décrivant lui, l'aspect EXTERIEUR du campement. 
Cet adjectif ci-après, assez peu utilisé dans le langage courant, découle plutôt  dans le cas qui nous intéresse d'une déposition orale remaniée par un fonctionnaire habitué à mettre en forme" littéraire" un langage usuel.
exemple : "quand je suis venu près de l'auto pour voir, j'ai vu un "bordel" pas possible".
Ce qui pourrait donner dans une interprétation plus académique des faits, une traduction édulcorée sur la forme :
"Lors de mon passage au petit matin, près de l'automobile, poussé par la curiosité, pénétrant dans les lieux, j'ai pu constater qu'un désordre " INVRAISEMBLABLE" régnait sur le campement ".


Dès lors l'adjectif INVRAISEMBLABLE accolé à l'adjectif DESORDRE, amplifie les faits constatés.
Si à la place il avait été traduit un "désordre relatif ", l'interprétation de l'état des lieux eut été tout autre.
Dans l'état des lieux du désordre constaté par notre passant on ne peut inclure le corps de la mère allongée à côté du lit de camp, mais plutôt le comptabiliser dans la colonne observations  suggestives : position incongrue. 
D' ailleurs la réflexion du campeur est justifiée : " Drôle de façon de dormir."


Jetons un coup d'oeil sur les croquis établis. Ce qui pourrait  apparaître comme invraisemblable au regard se situe principalement en arrière du véhicule ; des objets peu nombreux, manifestement  éjectés de la voiture lors de la fouille si fouille il y a bien eut, dans le sens de la recherche d' objets compromettants.


Le corps recouvert et le lit de camp chargé d'objets ne peuvent apparaître comme désordonnés, leur emplacement respectif est situé dans un espace bien défini dans la logique, le point de sécurité si l' on peut dire étant le véhicule. C'est seulement la façon de se coucher qui interpelle le témoin de passage : pourquoi mettre des objets sur le lit et dormir sur le sol? 
Le hasard est il intervenu dans l' utilisation d' un même adjectif pour qualifier deux états visuels par des personnes différentes (intérieur véhicule par les gendarmes ) (extérieur campement par le témoin) à des dates éloignées?


Certains auteurs d'ouvrages emploient aussi l'adjectif  " INDESCRIPTIBLE ".
Tel que Charrier qui le retranscrit bien des années plus tard à la suite de Domenech, démontrant ici que Charrier s'est contenté de retranscrire  ce même adjectif erroné.
Autrement dit, lorsque le témoin dépose dans les locaux de la PJ, les inspecteurs ou le commissaire enregistrent cette déclaration tout en ayant sur leur bureau le PV établi antérieurement par la Gendarmerie qui sert de comparatif ; et comme il est écrit INVRAISEMBLABLE sur le PV Gendarmerie ...


Par ailleurs, cet adjectif en réalité disproportionné sur le fond a exagérément fait penser à une mise en scène dans l'esprit de tous, l'exemple du coussin et des sandales en est le plus frappant : l'illogisme qui en ressort, reconnu par bon nombre d'entre nous, ne peut pas apparaître dans l'esprit du plus tortueux comme une action programmée destinée à tromper les enquêteurs.


Le témoignage du campeur dans son ensemble donne également à réfléchir pour d'autres raisons :
Il se dit campeur - au passage il éprouve la curiosité de voir comment ces ou cet autre campeur procède à l'installation du bivouac - il constate un désordre matériel "relatif"  croyant dans un premier temps à un accident - la position couchée du dormeur le surprend mais sans plus - il se serait même attardé quelques instants puis reprenant son chemin, arrivé à la hauteur de la ferme il remarque deux femmes immobiles devant l'entrée, les dépasse et poursuit sa route sans leur adresser la parole (pourtant à cette époque et qui plus est dans les campagnes le bonjour était de mise, rares étaient les impolis ne respectant pas ces civilités).


- Les deux femmes ont vu pénétrer cet homme sur le campement et s'y attarder. Elles sont au courant de la situation, trois morts excusez du peu ! Et à son approche elles n'ont aucune réaction ni de questions à lui poser. D' autant qu'elles l'ont vu se retourner plusieurs fois en direction du camp chemin faisant vers la GT (déclaration postérieure).


- Cet homme de bonne condition, qui n'a pas l'apparence d'un rustre, n'adresse pas un seul signe de timide courtoisie en opinant du chef, et ne dit pas bonjour pour autant.
- Cet homme qui se retourne plusieurs fois d'affilée sur un si petit parcours semble être tourmenté par des doutes.
- Cet homme indiscret en s'attardant sur les lieux ne fait pas de différence entre une couverture étendue sur un corps  et celle d'un dormeur lové dans sa couverture.
- Cet homme "qualifie d'invraisemblable" le désordre des lieux, sans pour autant  être inquiet ?
- Cet homme ne remarque pas le lit de camp recouvrant l'Anglais.
- Cet homme ne remarque pas non plus les taches, les "caillots" de sang sur la route, ni la" grosse mare de sang " à côté du puisard. (?)
- Cet homme déclare avoir regardé furtivement dans le véhicule sans rien déceler de particulier, contrairement aux gendarmes plus tard.
- Cet homme aurait-il compris la situation?
- Cet homme déposera néanmoins un peu plus tard. 10 mois (?)
 Vous me direz " qui de rien ne se mêle, de rien se démêle ", devise qui devait figurer en façade sur le fronton de la GT en lettres d'or.


- Heureusement que cet homme n'a rien compris à la situation. Sinon par son intervention sur les lieux, il aurait certainement empêché le déplacement du corps de l'Anglaise et nous ne nous poserions pas les questions du pourquoi et du comment.


Cordialement
 Oryx
Revenir en haut
dixlouca


Hors ligne

Inscrit le: 21 Nov 2008
Messages: 520
Localisation: AVIGNON
Masculin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,01

MessagePosté le: Ven Mar 20 2009, 22:16    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonsoir à tous

Trés beau post qui démontre l'attitude curieuse de Ricard.


Citation:
 Cet homme aurait-il compris la situation?


Revenir en haut
Lederangeur


Hors ligne

Inscrit le: 23 Sep 2008
Messages: 331
Localisation: Moscou
Masculin
Point(s): 331
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Sam Mar 21 2009, 11:56    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonjour à tous,

Excellent post d'Oryx, comme d'habitude d'ailleurs.

Je crois même que Ricard a dit:  " Sur le coup, j'ai pensé à un accident "

Et voilà qu'en bon citoyen, civique et prêt à porter secours à ses semblables, ce brave quidam tourne les talons, et s'en va tranquillement prendre son car, comme si il n'avait rien vu, et ne donne pas l'alerte ou ne signale rien, et à personne!


Cordialement............
Revenir en haut
dixlouca


Hors ligne

Inscrit le: 21 Nov 2008
Messages: 520
Localisation: AVIGNON
Masculin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,01

MessagePosté le: Lun Mar 23 2009, 22:17    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonsoir à tous

Citation:
Je crois même que Ricard a dit:  " Sur le coup, j'ai pensé à un accident "

 

Arrivant à pieds, Ricard a eu tout le loisir de voir la voiture. Hors cette voiture n'était ni sur le toit, ni le nez dans le murier.
Rien qui induit dans le cerveau à penser à un accident. Je ne pense pas non plus au désordre ambiant.
Le seul élément qui a du l'influencer, lui faire penser à un accident est le corps entierement recouvert d'une couverture.
Parce que c'est la façon dont on recouvre les morts.


 " Sur le coup, j'ai pensé à un accident "

Mais aprés coup, à quoi a t'il pensé?
Quand il a compris que ce n'était pas un  accident.


Ricard a t'il dit tout ce qu'il a vu ?
A t'il dit le minimum?
N' avait il pas peur?
Etait il au courant de l'attentat contre Maillet et cela l'incitait il à la prudence ?

Cordialement
Revenir en haut
oryx


Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 435
Masculin
Point(s): 485
Moyenne de points: 1,11

MessagePosté le: Mer Aoû 11 2010, 22:42    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Salut à tous ,


Les voûtes plantaires de AD et ED sont dépourvues de meurtrissures.
Les sols sur le bivouac sont constitués pour moitié de gravier près du véhicule et de hautes herbes sur le reste de la décharge, un petit sentier en diagonale traverse la parcelle.
Le chemin du pont perpendiculaire à la RN est recouvert de petits cailloux damés à l'exclusion de toute végétation.
Un lit de camp encombré d'objets divers est déployé sur le sol parallèlement à côté de l'auto.
 On ne peut imaginer que ce lit ainsi chargé ait pu servir de couchage, et ce n'est probablement pas le ou les auteurs des crimes qui ont y ont déposé ces objets une fois leur forfait accompli.
Dans la pratique on peut admettre aussi que l'autre lit de camp retrouvé sur le corps de Sir Jack occupait au préalable une position parallèle tout à côté de ce lit.
Selon les constats préliminaires des gendarmes, aux abords de la Hillman côté herbeux il n'y avait aucune foulure ou trace de lutte.
Donc, si un bivouac de fortune a été installé sur la décharge ce n'est pas dans l'herbe, mais bien côté latéral de l'auto sur le gravier, dans le but de bénéficier d'un écran de confort relatif.


Si AD occupait le lit libre, il est vraisemblable qu'en se couchant elle ôte ses sandales et les dépose à sa main à côté du lit de camp.
Lors des événements, ce n'est pas en parcourant les 6m 40 jusqu'au puisard par exemple qu'elle aurait pu meutrir ses voûtes plantaires, ce qui indique qu'elle n'aurait pas piétiné longuement le sol avant et pendant les coups de feux.
Ses sandales ou chaussures auraient dû normalement se retrouver à proximité immédiate de l'auto puisqu'elle est découverte pieds nus .
Sir Jack avait peut-être renoncé à se coucher because le constat du lit encombré, sinon pour quelle raison aurait-il dormi sur le sol en disposant du nécessaire ; et  considérant le nombre de lits disponibles il eut été normal que l'enfant couche dans l'automobile plus tôt que sur une couverture à même le gravier.
Selon les apparences un seul lit aurait été occupé pour un ensemble de 3 personnes. 


Si ED était couchée dans l'auto, elle avait le choix entre laisser ses sandales à l'intérieur ou sur le sol à l'aplomb des portières arrières.  Si elle couchait hors de l'auto il est difficile de croire qu'elle ait pu ranger les sandales en raphia retrouvées dans le véhicule, elle devait donc coucher à l'intérieur si ces sandales sont les siennes, ou alors il manque une paire de sandales d'enfant si elle couchait bien dehors.
Nous avons le choix entre la fillette chaussée avec des sandales disparues, puis subtilisées mystérieusement après sa mort, ou l'hypothèse que laissant les siennes à l'intérieur elle ait enfilée à la hâte celles de sa mère en sortant de la voiture, puis qu'elle les aient perdues dans sa fuite à hauteur du talus, ou sur le chemin du pont serrant contre elle un coussin dans un geste de crispation.


Nous avons convenu que les sandales d'adultes rangées à 6m90 de l'auto côte à côte sur le sentier et masquées par le coussin ne pouvait être le fait des Anglais.
Coucher à même le sol, éparpiller des chaussures  et coussin dénoterait un certain anticonformisme. Plus probablement ces objets ont été rapporté du chemin conduisant au pont ; le coussin n'étant pas maculé de sang cela exclurait alors que l'enfant fut  blessée par balle à l'oreille dans sa fuite, si celui-ci était en sa possession.


Excluant aussi qu'assommée, blessée au sortir de l'auto ou même au puisard que ce coussin ait pu servir durant le transport de l'enfant. 
Pour quelle obscure raison déposer ces objets sur le sentier ?
A cette question déjà largement débattue et à défaut d'une meilleure explication, cela pourrait résulter de l'obligation par Gustave de les abandonner précipitamment  le matin en raison du passage inopiné des Suisses suivi quelques instants plus tard d' Olivier.
Gustave surgissant tel un diable de sa boîte en direction de la RN nécessite un certain élan qu'une part disponible des 6m 90 de distance séparant ces objets de l'avant de l'auto peuvent impulser.
En observant le croquis des gendarmes il est  tout à fait certain qu'une personne  se trouvant sur le sentier déboule de ce côté de l'auto plutôt que de frôler le corps de AD et de déboucher par l'arrière du véhicule sur la RN, donc manifestement le Tave se trouvait  dans cette zone sur le sentier .
Sans connaître précisément l'heure relative à leur dépose, cela pourrait néanmoins correspondre au moment du passage des motocyclistes Suisses entre 5h30 et 6h.


Nous disposons comme éléments des sandales bien rangées côte à côte  masquées par un coussin ; d'un sentier qui prend naissance devant le capot de la Hillman d'où est sortit précipitamment Gustave; de la distance entre ces objets et l'avant du véhicule; du passage des Suisses ainsi que celui d'Olivier à moto quelques secondes plus tard.
Gustave n'ignore pas la venue des cheminots dans cette plage horaire qui doivent se rendre à la gare de Lurs à 7h, et selon toute logique, Roure chef d'équipe prévenu la veille de l'incident doit impérativement se rendre sur la VF en empruntant le chemin.
De qui d'autre pouvait-il espérer un secours quelconque ou s'entretenir avec des connaissances avant de signaler les crimes à la gendarmerie, et qui d'autre possédait une moto ce matin-là ?  on ne peut que songer aux employés du rail, et citer un seul nom pour répondre à la deuxième question.  


Si d'aventure sandales et coussin se trouvaient sur le chemin du pont, ou bien sur le bord du talus et que le Tave veuille prétendre n'avoir rien vu d'insolite à 5h30 traîner en ces lieux en se rendant à l'éboulement , il devait donc les faire disparaître du chemin en les jetant hors de vue au prime abord ou les ramener sur le bivouac en empruntant le sentier pour rester dans une logique du rien vu de particulier en se rendant sur le pont.
Ce faisant il aurait pu se trouver à 6m 90 du véhicule, quand le bruit du moteur de l'engin des Suisses l'aurait alerté, il pouvait les voir arriver quelques dizaines de mètres avant le bivouac.
Ne les connaissant pas, il se serait dès lors abaissé subito presto, aurait déposé les objets au sol ( oublions le geste féminin dans ce cas ). 
Puis Olivier à moto précédé par les Helvètes arrive sur les lieux, le Tave  par méprise, croyant avoir affaire à Roure bondit pour l'arrêter - il n'avait plus alors aucune raison d'avoir en main les sandales et le coussin.
Autant avait t' il intérêt à faire l'impasse sur la découverte des crimes avec des inconnus de passage en se cachant , autant il lui était inévitable de rencontrer Faustin qui devait emprunter le chemin.


Faire part des faits en premier lieu avec les cheminots (parents et amis), représentait un avantage pour le Tave, ou mieux encore découvrir ensemble les corps dans l'ordre inverse avec Roure ; on s'en rend compte puisqu'il ne requiert pas  d'aide au risque de se faire péter les cordes vocales lors du passage des Suisses, et s'il était placé trop loin de la route pour les héler on peut s'étonner qu'il ait eu la possibilité de discerner sur la(s) plaque minéralogique leur nationalité.
Olivier déclare bien que les Suisses se trouvent hors de sa vue tout au long de son trajet jusqu'à  la GT, qui plus est lorsqu'il est stoppé à proximité de l'auto. 
On peut considérer que la distance la plus réduite séparant les motards ne pouvait être inférieure à 300 m , fait que nous pouvons  confirmer de visu sur le terrain : au débouché du virage jusqu'aux abords arrières de la GT l' estimation n'est pas exagérée. si Olivier n'a donc  pas vu ces motards devant lui à hauteur de la ferme c'est que la distance les séparant pouvait être supérieure à 300 m.
On n'a pas calculé le temps mis par Olivier pour parcourir cette distance, ni le temps moyen que le Tave aurait pu mettre au départ du talus, et ce dans le meilleurs des cas en le faisant courir sur le chemin pour effectuer les 70 m le séparant de la RN,  nonobstant le fait très important de situer l'endroit d'où il aurait pu identifier nettement des signes distinctifs sur les ou la plaque d'immatriculation d'une moto  ou Scooter comparable.
En l'absence de signe d'identification étatique sur la plaque avant de la moto, ce qui est quasiment certain - elle ne devait comporter que les deux lettres d'un des 26 cantons Suisse suivies de quatre chiffres ; il aurait donc dû se trouver au plus près de la route après leur passage pour voir les armoiries de la confédération sur la plaque arrière, d'autant qu'il prétendait galoper sur le chemin perpendiculairement en direction de la route selon ses dires.


Dès lors, nous devons nous poser la question de savoir si Gustave ne courrait pas dans le vide entre le passage des Suisses et celui d'Olivier .
Nous pouvons estimer à la louche un temps de 18s à 13s pour effectuer le trajet des 300 m séparant les motocyclistes à raison d'une vitesse de 60 à 80 Km/heure.
Bref, s'il en aient qui soutiennent encore l'obtention d'aveux extorqués à l'encontre du Tave, en détaillant ces paramètres nous pouvons  les confondre  et mettre un terme à sa tentative de mensonge sur ce point et accréditer la version d'Olivier définitivement. 
Ce qui fût  obtenu non sans mal différemment .


Le passage inopiné d'Olivier suivi de son témoignage a été bénéfique dans la mesure où il a obligé Gustave de par sa position sur le terrain à commettre plus tard une erreur plus grave en déplaçant le corps de AD pour contrer la déposition d'Olivier d'une part, mais aussi et surtout parce que trop visible en passant sur le chemin à hauteur du mûrier .
Ce constat fait, approfondissons plus avant en reliant les 3 éléments suivants.
1)  la présence incompréhensible hors bivouac des sandales et du coussin.
 2) l'absence de traces sous les pieds de ED.
 3) la position du Tave au sortir du sentier devant la capot de la voiture.


la présence énigmatique de ces objets pourrait être résolue en considérant qu'ils n'étaient pas destinés à être éloignés du campement pour leurrer les enquêteurs  mais à être initialement rapprochés par Gustave pour ne point apparaître sur le chemin du pont.
Le placement imprévu de ces objets sous l'effet de surprise causé par les Suisses résulterait du hasard lors de leur dépose au moment de leur passage .
Ainsi l'absence de trace sous les pieds de ED pourrait s'expliquer par l'utilisation de ces sandales d'adultes  ramenées à dessin par le Tave en direction du bivouac. Non pas pour brouiller les pistes, mais pour assurer que rien n' aurait  pu éveiller sa curiosité sur le chemin conduisant au pont, l'obligeant à faire un rapprochement avec les coups de feux entendu la veille.


Puis advint la méprise sur la personne(s) attendue en l'occurrence de Roure confondu avec Olivier, qui oblige Gustave à bondir sur la RN pour le stopper ne le voyant pas ralentir à proximité de l'automobile, d'où son arrêt quelques dizaines de mètres plus loin. Ce que le témoin Comte constate.
Il s'agirait bien d'erreur sur la  personne escomptée, et il est probable qu'au vu de la vitesse de l'engin Gustave ait pu croire que Roure ayant aperçu des gens de la GT sur le bord de la route ne se rende directement à la ferme.


Dès cet instant il commet une cascade d'erreurs - alors que rien encore ne pouvait lui être reproché de se trouver sur le campement :
1) Il s'entête à nier d'être sorti du bivouac, 
2) Il déclare avoir découvert le corps de E.D qui est le moins visible des trois.
 3) Il ne reste pas sur les lieux comme il aurait dû normalement le faire, il tente de se justifier en invoquant une histoire débile de parents infanticides qui auraient, soit dit en passant, attendu jusqu'au petit matin pour s'enfuir ou mettre sa vie en danger.
4) Malgré la venue de Faustin, il ne se dirige pas à sa rencontre en direction de la voie ferrée, il attend encore sans raison l'arrivée des autres cheminots, dont son frère aîné à qui il fait part de la survie éventuelle de ED. 
5)  Il ne les accompagne pas et trop facilement il accepte l'injonction de Clovis à rester sur place.


Ne redoutait t'il pas sa survie à cette heure et quelle puisse le désigner ? 
Si Gustave déclare réellement à son frère qu'il a entendu des " ronrons" et qu'il lui a semblé avoir vu bouger un bras de l'enfant , c'est qu'elle était donc encore en vie, agonisante  aux environs de 5h /  5h30.
Sinon pourquoi aurait-il tenu pareils propos et pour quelle raison n'aurait-il pas accompagné sur les lieux son frère aîné ?


Avec le concours de tous, chacun s'y reconnaîtra.


Amicalement  Oryx
Revenir en haut
TARTARIN


Hors ligne

Inscrit le: 03 Aoû 2010
Messages: 60
Localisation: Marseille
Masculin
Point(s): 60
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu Aoû 12 2010, 06:47    Sujet du message: Sur les lieux, les enquêteurs procèdent aux premières consta Répondre en citant

Bonjour,

Excellente analyse ce très long post !!!

- Quoiqu'il en soit, vu que les lieux du crime ont été "brouillés" volontairement, l'imagination de chacun peut nous amener à moult hypothèses ?

- Ayant fait lire les rapports d'autopsie à un médecin légiste, selon lui, même si la fillette avait été secourue médicalement très rapidement elle n'aurait pas survécue aux coups qu'elle a reçu.

- Je me permets de rappeller que les DRUMMOND ne se sont jamais arrêtés sur le terre-plein pour y camper !!!
Cela a déjà été dit maintes fois mais vu la notoriété des ces gens, leur mode de vie "On ne peut plus British", venir camper sur un terre-plein gravilloné, au bord d'une route nationale très fréquentée alors qu'il existe mille endroits beaucoup plus appropriés, relève de la farce grotesque !!!

Par rapport aux circonstances matérielles de l'époque c'est comme si vous campiez sur une aire de refuge d'autoroute aujourd'hui !!!

Cordialement,
TARTARIN
_________________
Il n'y a de nouveau que ce qui a été oublié
Revenir en haut
dixlouca


Hors ligne

Inscrit le: 21 Nov 2008
Messages: 520
Localisation: AVIGNON
Masculin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,01

MessagePosté le: Jeu Aoû 12 2010, 12:30    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonjour à tous

Bonjour et bienvenue Tartarin


Je me permets de rappeller que les DRUMMOND ne se sont jamais arrêtés sur le terre-plein pour y camper !!!

Là il me faut une piqure de rappel !

Je me souviens de débats contradictoires, mais je n'  ai retenu rien de probant.

Mais pourquoi seraient ils restés là jusqu' à l'heure fatidique ?

Rendez vous ?
Panne voiture ?
Ou autres raison inconnu ?



Concernant la panne mécanique, évoqué mais rejeté puisque le matin elle a démarré dans les mains des enqueteurs,
je soumets une idée dont j'ai honte mais sait on jamais.

Apres le crime dans la nuit, un témoin a vu le capot soulevé et la lanterne eclairé au dessus du moteur.
témoignage rejeté car ne rimant à rien, vu que le lendemain la voiture tournait.

Peut on envisager  que la voiture est eté mis en panne volontairement par une tierce personne afin de fixer les Drummmond sur la plateforme. Et qu'ensuite on est supprimé la panne.

Cordialement
  
Revenir en haut
TARTARIN


Hors ligne

Inscrit le: 03 Aoû 2010
Messages: 60
Localisation: Marseille
Masculin
Point(s): 60
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu Aoû 12 2010, 13:00    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affair Répondre en citant

Bonjour,

Panne volontaire ou involontaire, voilà de nouvelles hypothèses "plausibles" vu le nombre de situations plus ou moins cocasses dans ce dossier !!!
Seule chose à retenir s'il a été mis en panne volontairement, c'est à mon sens uniquement pour le fixer un temps donné sur le terre-plein ?
Ou alors le mettre en panne pour ne pas qu'il reparte c'est possible aussi ?
Pour mettre en panne ce véhicule il fallait que les propriétaires soient absents ?
Ou alors le mettre en panne pour faire croire que les DRUMMOND se sont arrêtés sur le terre-plein uniquement parce qu'ils étaient en panne...

TARTARIN
_________________
Il n'y a de nouveau que ce qui a été oublié
Revenir en haut
dixlouca


Hors ligne

Inscrit le: 21 Nov 2008
Messages: 520
Localisation: AVIGNON
Masculin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,01

MessagePosté le: Jeu Aoû 12 2010, 20:22    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Bonsoir à tous

Pour mettre en panne ce véhicule il fallait que les propriétaires soient absents ?


Delclite qui est passé à plusieurs reprises certainement cahin cahan avec sa bicyclette, a bien vu les lits de camps mais
points de dormeurs. Nous pouvons en déduire qu'ils étaient absents à ce moment là.
J'avais émis cette idée de panne volontaire à la volée pour simplement trouver une explication au capot ouvert en pleine nuit.
Maitenant je leve le pied parce que je pense que c'est une impasse.


Roure etait certainement la personne attendu par Gustave. Cela est totalement logique.
Je note toutefois un petit détail, quand Gustave a bondi comme un diable, le fait qu' AD etait à ses pieds ne la pas inquieté. Je rappelle qu'il pensait que c'etait Roure sur sa moto.
Au moment ou Ollivier passe Gustave est occupé à faire on ne sait quoi sur le campement.
Laissé filer "Roure" lui accordait encore quelques précieuses minutes.
Hors il l' a stopé, hélas Roure c'etait Ollivier.
Cela  signifie que ce n'etait pas un probleme si Roure voyait l'etat du campement à ce moment là.


Cordialement
Revenir en haut
TARTARIN


Hors ligne

Inscrit le: 03 Aoû 2010
Messages: 60
Localisation: Marseille
Masculin
Point(s): 60
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu Aoû 12 2010, 20:51    Sujet du message: Sur les lieux, les enquêteurs procèdent aux premières consta Répondre en citant

Bonsoir,

Bonne analyse qui tient la route !

Natif du 04, parlant Provençal couramment, connaissant les gens du cru, selon moi il est quasiment certain que "voir le moteur" présentait un certain intérêt !

N'oublions pas que nous étions en 1952 c'est à dire 8 ans après la guerre.

Aujourd'hui, les gens ne se retournent plus quand ils voient passer une Aston-Martin ou une Ferrari...

TARTARIN
_________________
Il n'y a de nouveau que ce qui a été oublié
Revenir en haut
oryx


Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 435
Masculin
Point(s): 485
Moyenne de points: 1,11

MessagePosté le: Jeu Aoû 19 2010, 15:22    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires... Répondre en citant

Après le départ d'Olivier à Oraison et peu après l'arrivée des cheminots précédés par Roure, puis du conciliabule qui s'en suivit devant ou dans la cour de la ferme, une constatation s'est imposée indubitablement aux yeux de Gustave et certainement pas que de lui dans le sens où le corps de ED recouvert d'une couverture gisant parallèlement sur le gravier à côté de la Hillman était bien trop visible du chemin pour que Gustave ne l'ait pas vu en passant à la hauteur du mûrier.
Sur les photos prises du chemin à partir de cet arbre à hauteur d'homme on aperçoit les graviers en arrière plan sur un espace suffisamment large et dégagé de toute végétation pour que le Tave en jetant un coup d'oeil sur sa droite lors de sa soit disante fuite" éperdue" en direction de la RN ait pu voir distinctement une forme humaine allongée sur le sol, recouverte en partie d' une couverture.
Vision qui n' a échappé à personne non sans poser de questions gênantes le matin avant l'arrivée des forces de l'ordre.
Nul ne peut croire que celui-ci n'ait pas dû éprouver l'obligation de regarder lors de son passage dans cette direction à 5h30,  avec ce qu'il venait de découvrir sur le talus.


Autant on peut admettre (avec difficulté) que le lit de camp renversé en bordure de la RN recouvrant un corps invisible pouvait ne pas l'interpeller et éveiller sa curiosité pour qu'il s'en approche et découvre avec stupeur la chose la plus inattendue que l'on puisse voir en dessous : un cadavre.
Autant pouvait-il à l'aller déduire par un simple coup d'oeil curieux qu'une forme humaine se trouvait sur le bivouac sous une couverture, mais surtout par déduction qu'un cadavre gisait sous la couverture à son retour du pont.
Est-ce sur les conseils et l'aide de son frère aîné, attardé quelques moments à la ferme après le départ de ses amis et de son beau-frère qu'il est intervenu pour remédier à cette situation ? Nous pouvons l'admettre sous réserves, dès l'instant où Clovis n'a pas reconnu immédiatement l'exacte position antérieure du corps de AD suite au témoignage de Ricard.
Il fallait donc le déplacer en retrait de quelques mètres dans les herbes avant l'arrivée des gendarmes dans des proportions raisonnables et sans exagération compte tenu du fait que plusieurs témoins l'avait vu à côté de l'auto.


Il est assez étonnant que durant l'enquête jusqu'au rectificatif de Ricard quelques mois plus tard, aucun des témoins de la première heure ne se soit manifesté auprès des autorités pour indiquer la position initiale de ED.
L'affaire a été largement diffusée avec force de détails dans les médias, bon nombre des premiers protagonistes ont vu se pencher les policiers soit devant le corps avant qu'il ne soit enlevé, soit plus tard à l'endroit où gisait l'infortunée Anglaise.
Donc manifestement lors de l'établissement de leurs PV respectifs  ils ont laissé perdurer dans l'esprit des policiers une situation de positionnement non conforme à la réalité.
En ce qui concerne le fils aîné on peut  comprendre ce manque de coopération lui qui a mentit à plusieurs reprises, préconisant des conseils dans le but de sauver en premier lieu son frère cadet ainsi que son père par ricochet .






Bonjour ,


L'insistance partisane (WR) consistant à évoquer le piétinement (effectif ) de ces hautes herbes par la foule des badauds tend d'une part à déconsidérer plus fortement encore les errements des premières heures de l'enquête, mais surtout à démontrer que Gustave ne pouvait pas voir AD allongée dans ces herbes. Et ce en s'appuyant sur sa  déclaration mensongère quand il prétend être sorti du chemin à la rencontre d'Olivier.
En regardant la photo N°2 légendée de son ouvrage il est effectivement  mal aisé en étant placé sur le chemin de distinguer le corps de AD dans les hautes herbes tel qu'il a été découvert par les gendarmes, mais il ne précise pas que ce corps déplacé gisait au préalable sur le gravier donc bien visible.
Pour preuve sur un cliché on distingue nettement l'emplacement où reposait le corps de l'Anglaise en premier lieu, bien que les photos ne permettent pas d'apprécier la distance entre l'objectif et les scènes ( périmètre restreint ) constituant un désavantage pour qui ne connaît pas les lieux.


Un point de repère tout de même : photo N°3 de son ouvrage. Ce qui pourrait être le coussin recouvrant les sandales qui se trouvaient à 6m90 de la Hillman.
On peut grâce au film des EDITIONS MARSHALL CAVENDISH en 2ème partie (à 02.23mn du film)  se rendre compte sur cette séquence que le plan filmé à l'inverse, soit dans le sens Hillman /mûrier/ chemin restitue visuellement un dégagement parfait du bivouac et à l'évidence la visibilité est incontestable sur le campement en étant placé sur le chemin (probablement filmé lors de la reconstitution je le précise quand même).


La façon de présenter les choses relève de la désinformation et obère toute lucidité pour l'observateur préconditionné par une explication mensongère qui consiste à montrer une réalité résultant d'un maquillage antérieur de la scène.


- Pour compléter son iconothèque une autre astuce déloyale selon moi, consiste à représenter le cliché d'une cartouche de moins de 5 cm sur une surface comparable à un carrelage de 20/25 cm au carré qui tendrait à prouver que nulle autre munitions ne se situeraient côte à côte ou à proximité.
Là aussi bien sûr attrape gogo si on n'évalue pas la surface représentée à  l'échelle des dimensions de la cartouche, ni de voir la photo dans son ensemble. 
il est ainsi facile de prétendre démontrer une machination policière.


Cordialement  ORYX
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:32    Sujet du message: Les enquêteurs examinent les lieux..Le véhicule...Les affaires...

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum -> Les constatations -> Sur les lieux, les enquêteurs procèdent aux premières constatations Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2, 3
Page 3 sur 3

 
Sauter vers:  

Galerie photos | Portail | Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation Portail | Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
trevorj :: theme by ~// TreVoR \\~
Traduction par : phpBB-fr.com