Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
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les invraisemblances

 
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oryx


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MessagePosté le: Lun Juin 19 2017, 18:45    Sujet du message: les invraisemblances Répondre en citant

 
BESTIAIRE - LE ROLE DES ANIMAUX …


Traiter du sujet pourrait paraitre secondaire, étrange, invraisemblant ou risible, mais n'ont-ils pas été mentionnés et en quelque sorte n'ont-ils pas participé à l'affaire ?


LES PIES
Suite à la découverte de 2 Sten cachées dans sa cuisinière lors d'une perquisition, Maillet, mal à l'aise en raison de son profond attachement aux lignes électriques du réseau public , fait part d'un coup de fusil entendu vers 13h le 4 Août, tiré par Aimé Perrin sur des pies qui dévoraient ses  poussins .  
On ne peut qu'être surpris par ce genre d'information lâchée à la police car cela n'avait semble-t-il rien à voir avec le triple crime perpétré quelques heures plus tard.
Sinon qu'au prime abord Maillet en indélicatesse s''est cru obligé de faire tomber  un voisin qui au pis aller possédait lui aussi une arme de guerre illicite ; en quelque sorte en vertu du grand principe égalitaire des couillonnés :  Pourquoi moi et pas lui ? ".
Il s'agissait d'un US Rifle Springfield  calibre 30 remis aux autorités avec 4 cartouches ce qui est très peu comme réserve dans l' arsenal d'Aimé , et quel gaspillage que de tirer une cartouche sur des agasses lorsque on ne possèderait que 5 munitions au total .Pour rappel la douille ne fut pas retrouvée.
En tout cas , Gaston ou Gustave aurait pu le ravitailler puisqu'ils  en " auraient " eu quelques unes en réserve découvertes bien des années plus tard planquées dans une brique creuse d'un hangar .   ( estampillées FA 41, FA 42 , FA 43 …  Deniau/sultan P 286 )
Et ma foi ,sans posséder la pétoire adéquate il était inutile pour les Dominici de conserver ces munitions spécifiques, de plus les camoufler avec autant de précautions laisse dubitatif.
Il a même été subodoré postérieurement à cette découverte récente, qu' Aimé prêtait son arme aux Dominici  et qu'elle ait pu être incriminée dans les crimes, ce qui convenons-le n'expliquerait pas le choix de conserver imprudemment ces munitions, si tant est quelles furent cachées par les Dominici, ou qu'ils en connaissaient simplement l'existence en 1952.  Car après tout le Tave n'étant pas amnésique ni maso, il aurait eu largement la possibilité de se défaire de ces cartouches avant de vendre la ferme en 1964 .


LE BLAIREAU:
C'est Gaston qui en parle, pour se justifier d'avoir cette nuit fatidique pris une arme en sortant de chez lui, avec l'intention d'éliminer au cas où il aurait rencontré cette bestiole, nocturne ,carnivore, non nuisible, d'à peine une trentaine de cm de haut qui hélas occasionnait quelques dégâts sur ses terres.
Il a été largement commenté l'exploit qui aurait consisté de faire mouche en tirant l'animal avec la Roc Ola et cela même en mettant à profit  la clarté de la pleine lune et l'adresse certaine au tir du vieux.
Mais comment justifier de prendre en plus d'un chargeur qu'il croyait plein quelques cartouches supplémentaires disposées en vrac sur l'étagère du hangar pour abattre un blaireau ?


LA CHIENNE MIRZA :
Yvette en est la propriétaire, la petite chienne avait de nuit ses aises à l'intérieur de la bâtisse, elle aurait d'abord aboyé avant les coups de feu,  puis hurlé à la mort. Ce qui pourrait supposer qu'avant les tirs et les cris poussés par les victimes, les échos d'une dispute soient à l'origine  de ces jappements intempestifs. Ce qui expliquerait de cause à effet le réveil précoce du petit Alain causé par Mirza, sans oublier d'ajouter au concert funèbre mezzo-soprano de ce canidé de salon la participation vocale en accompagnement basse-contre du chien de Gaston.
Yvette seule dans son lit ( puisque il est admis que le Tave à cet instant horrifié de voir et d' entendre les cris des victimes se serait trouvé dans la luzerne ) réveillée par le barouf ambiant, inquiète, elle se serait levée pour calmer son enfant, d'où la nécessité d'éclairer la chambre et non pas pour lui donner un biberon.
En conséquence le capitaine Albert pouvait toujours le jour suivant faire inutilement le pied de grue en pleine nuit dans l'attente de voir s'éclairer la lumière de la chambre des jeunes époux Dominici.


LE CHIEN DICK :
Compagnon inséparable du patriarche , quoique contraint et résigné,  Gaston souhaitera sans l'obtenir l'autorisation qu'il partage sa cellule . Malmené parfois aux dires de certains , le berger reconnaitra lors d'une audience lui envoyer des pierres pour le punir de sa gourmandise .
Drac beaucoup plus tard affirmera l'avoir vu pendre le chien pour le fouetter. Si le vieux aimait son chien, il le châtiait bien.
Dick attaché à l'extérieur est alerté lui aussi par les tirs et les cris des victimes , mais plus sûrement éveillé au préalable par le va-et-vient nocturne d'une ou plusieurs personnes du clan Dominici ; doté d'un sixième sens prémonitoire, hurlant à la mort pleine lune oblige, il est quasi certain que l'odeur caractéristique de la mort lui soit parvenue à la truffe malgré la distance et le léger souffle défavorable causé par une petite brise contraire, comme l'a affirmé Gaston.
Un peu tout le monde et tous les paysans savent qu'un chien ne résistera pas à deux attirances irrépressibles que sont les phéromones d'une femelle en chaleur et les effluves dégagées par l'odeur des cadavres.
Gaston sait que sitôt son chien détaché malgré ses appels il se précipitera vers la décharge et qu'il sera difficile de l'amener à obéir.
Gaston n'est pas sans savoir non plus qu'en se rendant habituellement par la route au quartier St Pons, Dick découvrirait trop tôt les cadavres, car Il sait très bien que personne ne pourra croire que son chien n'aurait rien flairé en passant à proximité de ces derniers. Si on peut avaler la couleuvre de l'épisode du lit de camp placé en bordure de route de 2 m de long par 0,70 m de large que les cheminots n'auraient pas vu (s'il s'y trouvait vraiment)  lors de leurs nombreux passages successifs, Dick, lui, n'aurait pas manqué d'être attiré par le dégagement naissant de l'odeur spécifique des esters de la putréfaction.
C'est sûrement cela qui a décidé le vieux rusé a déroger à son quotidien en déclarant avoir conduit son troupeau aux environs de 3h du matin lécher les pierres à sel sur les iscles de Peyredule . D'autant plus qu'il fallait laisser le temps au Tave de terminer au grand jour le ménage sur la décharge afin de récupérer toutes les douilles et de saloper au besoin tout indice compromettant.
Par ailleurs, lorsque Roure planqué sous la treille a vu arriver Gaston qui s'en venait de rentrer ses bêtes, s'il a entendu les explications données aux événements fournies par le Tave ou Yvette -  s'il a vu Gaston déposer son carnier d'une part, puis  s'il l'a vu partir aussitôt en direction de la décharge d'autre part, à aucun moment il ne précise l'avoir vu pénétrer dans la cour avec son chien et l'attacher comme d'habitude à l'un des tourniquets des volets de sa cuisine ou du portail de fortune barrant l'entrée du corps de ferme.
Question : Dick était-il déjà attaché ou non lorsque Gaston s'est pointé dans la cour ?
La question n'aura bien sûr jamais de réponse, mais à l'époque s'il était avéré que le chien était déjà attaché lorsque Faustin vit arriver Gaston, la supposée tragi-comédie jouée entre les Dominici et Roure aurait pu être dénoncée.
WASH CHIEN POLICIER :
Bon, inutile de conter l' échec prévisible des recherches entreprises par la chienne, car s'il eut fallu espérer en lui faisant sentir les effets de la gamine, qu'elle suive les traces olfactives d'un suspect non identifié sur un terrain que des dizaines de personnes avaient foulé, c'était peine perdue. Cela ne pouvait qu'entrainer Wash et les enquêteurs que sur les pas de la petite dans le meilleurs des cas.
Les lieux furent piétinés par de nombreuses personnes et cette pauvre bête tremblante, pas au mieux semble-t-il de son bien-être physiologique , aurait dû se mettre en quête de qui à l'exception de l'enfant ?
N'est-t-elle pas passée sans prêter attention à côté de Gaston et de Gustave , eux qui ont arpenté les lieux et qui ont probablement eu des contacts tactiles avec l'enfant.
Si la chienne s'était dirigée directement vers le bivouac, ce qui aurait dû se faire mais qui hélas ne fut pas le cas, cela aurait pu prouver que la gamine avait foulé le sol en étant chaussée ou pieds nus .
En observant le parcours effectué par Wash  jusqu'aux abords de l'éboulement et jusqu'au canal d'arrosage (dont on ignore en quel point précis du canal) il aurait fallu accepter que la gamine eut été dûment chaussée, avec comme conséquence de chambouler les cogitations du commissaire Sébeille pour le moins obtuses sur ce point, et cela aurait plombé davantage dès le départ le dossier d'instruction du juge Périès.
Le reproche que l'on pourrait adresser à Sébeille et au juge Périès serait de s'être arc-bouté uniquement sur le fait que la gamine s'était enfuie du bivouac à pieds nus jusqu'au talus de la Durance, alors qu'il eut été plus aisé,compréhensible et acceptable d'expliquer que pour ce faire sans écorchures apparentes elle devait être chaussée, et donc que l'on avait fait disparaitre sa paire de sandales ou de chaussures.
A l'exception de la découverte d'une petite paire de sandales d'enfant en raphia rangées dans le véhicule parmi des effets répertoriés ,qu' il s'agisse de Domènech, Scize, Laborde et bien d' autres, tous se sont interrogés sur l'absence de chaussures d'enfant sur le terrain.


LES CHEVRES :
Troupeau fantôme, s'il en est, que quiconque ne déclare avoir aperçu dans les parages de la ferme. Que se soit le matin peu avant l'aube ou entre 7h30 et 8h sur la route nationale, ou bien sur les iscles de Peyredule. Chèvres, que les époux Perrin et bien d' autres personnes n'ont ni vu ni entendu déambuler dans les parages. Biques pourtant munies de sonnailles audibles à bonne distance alors que leur champ de Giropey domine la plus grande partie de ces iscles situées en contrebas. Pas vu non plus à proximité de la Grande Terre - de la gare - de la maison de la mine, pas vu pâturer au quartier de St Pons non plus dans l'après-midi.
Quant à longer la rive de la Durance avec le troupeau sous la maison de la mine et sous la gare entre 7 et 8h du matin, pour qui connaissait les lieux, à l'époque nul n'en témoigne la facilité  ou simplement la faisabilité.
Si les Dominici traversaient de temps à autre la voie ferrée pour emprunter le petit sentier conduisant au pont - dont la ligne serpentine bien marquée est visible sur une photo aérienne mise à disposition sur le forum - chacun peut remarquer qu'en sens inverse aucune trace un tant soit peu décelable d'un sentier emprunté occasionnellement en provenance de la gare ou des iscles ne transparaît.
Pas plus que les reporters photographes avides de clichés n'auraient vu le vieux Dominici dans l'après-midi pousser son petit cheptel en direction de la décharge par quelque côté que se soit. On peut se demander comment a-t-il pu passer devant cet aréopage constitué de dignitaires dont le juge, le sous-préfet, les gendarmes, la police, ainsi que les journalistes, les curieux, etc etc, sans être remarqué. Par où serait-t-il passé pour que le commissaire Sébeille puisse à 19h30 le voir débouler avec son troupeau du chemin terminé en cul de sac où se situait  l'ancienne Tulière désaffectée .
Ce qui donne à penser que ces chèvres n'ont jamais quittées la douillette bergerie de la ferme du patriarche.
En fait il ne serait jamais parti. Ni le matin ni l'après-midi. La confirmation pourrait bien transparaître au travers des déclarations imprudentes du trio familial lâchées bêtement aux oreilles de la presse, si l'on en croit  LE MONDE et LE MERIDIONAL comme l'indique J.L.VINCENT dans son ouvrage.
Et s'il fallait par exemple se fier au genre de témoignage du gars interviewé dans le reportage d' Odyssée, servant de support à l' ouvrage de Deniau /Sultan, nous serions mal barrés.
En matière de mauvais traitement sur les animaux ,Drac encore lui , raconte en mimant le geste, avoir vu Gaston saisir par la peau de l'échine ses chèvres, puis les projeter au sol.
LE CHEVAL de trait de Gaston :
Plus Percheron que Comtois, assez massif, puissant. On peut sur un cliché apprécier son allant et sa force , tractant au milieu des badauds une charrette à fourrage conduite  par Gustave tel un aurige concourant sur l'hippodrome de Rome.
Il rentrera dans l'histoire par le témoignage du Dr Dragon qui en se rendant à la ferme avec l'intention de laver ses mains ensanglantées, déclare avoir rencontré Gaston dans la cour, hébété , semblant perdu dans ses pensées selon certains auteurs. Ce dernier recouvrant ses esprits et après quelques hésitations à lui fournir enfin une bassine d'eau lui dit : " J'ai ce plat mais c'est celui qui sert à faire boire le cheval et quand les bêtes sentent le sang, elles ne boivent plus ".
Loin d'affirmer que les connaissances en psychologique comportementale des animaux soit le domaine réservé de la paysannerie, on constate que le vieux savait de quelles façons réagissaient les bêtes confrontées avec l'odeur du sang.
N'avait-il pas doctement décelé l'ennui profond dont souffrait le cheval qui " se remuait la queue " dans l'écurie en raison du manque d'activités agricoles,  par la faute de Gustave qui laissait en friches les terres abandonnées.
Il faudra aussi retenir que lui, l'homme qui "  n'avait jamais fait de mal à une sauterelle ", pour se faire obéir selon Maillet utilisait de temps à autre de façon persuasive une pierre pour frapper l'équidé sur les naseaux.


LE CHEVAL des Perrin :
Voilà un cheval qui mine de rien entre de plain sabot au triple galop dans la cour d' assises.
De la rosse équine nous connaissons le prix évalué à plus de 100.000 Fr comme l'a estimé en fin connaisseur le maquignon occasionnel à ses heures Calixte Rozan. Avocat général momentanément aphone lors du prononcé de son réquisitoire sonorisé et diffusé jusqu'à l'extérieur du palais de justice. Un réquisitoire qu'il offrit à une population transie de froid sous une pluie glacée, au travers de hauts-parleurs. Innovation exceptionnelle en ces temps là, en direct et non renouvelée. Donnant ainsi à défaut de voir, l'occasion d'entendre et de boire son content de paroles brillantes et pathétiques empreintes de lyrisme du Calixte jusqu'à l' hallali .
Une somme assez rondelette en cas de perte explique-t-il , qui justifierait que Zézé n'aurait pu courir le risque que l'animal turbulent se casse une patte ou bien ne s'étrangle avec sa longe pendant son absence de La Serre au cours de la nuit .
Argumentation imparable destinée à l'approbation d'un jury rural composé de 5 agriculteurs respectueux pour sûr de la condition animale et de deux bouchers équarrisseurs sans reproche.
En conséquence avec subtilité, faisant fi des molles interrogations du Président de la Cour de Digne peu réceptif à la compréhension des sous-entendus , il écarta ainsi sans conteste toute suspicion, toute connivence avec des tiers pesant sur l'enfantouillasse au motif indiscutable qu'il n' aurait pas pu commettre l' imprudence d'aller coucher à la Grand Terre.
A vrai dire, le fada de la Serre, c'est ainsi que le défini son pépé, n'aurait guère eu le temps de se glisser dans les draps si l'on tient compte avant la commission du massacre, du temps consacré au braconnage nocturne supposé, au voyeurisme supposé par les mauvaises langues, couplé à la surveillance tout aussi supposée de l"éboulement .
La menace d'un éventuel accident chevalin et la perte financière qu'auraient subie la famille Perrin l'ont emporté à contrario dans l'esprit de l'avocat général Rozan sur tous les indices concordants accumulés à l'encontre de Zézé sur sa possible présence à la ferme de la Grande Terre durant une partie de la nuit. Ainsi a-t'il contribué contre toute attente à rehausser le discernement éclairé et le sens des responsabilités d'un gamin fantasque à la gâchette facile , impulsif, roué, menteur à l'extrême ignorant ses limites, irrespectueux ,menaçant. D'ailleurs il le prouvera plus tard face à Gaston dans sa cellule " Alors vieux con … "    " Alors redis-le ce que tu as dit de moi. Redis-le un peu … et puis moi JE DIRAI  CE QUE J'AI A DIRE " . Ceci en présence d'un Chenevier larmoyant attendri par les cheveux blancs de l'ancêtre, se refusant par impuissance il faut bien l'admettre, à porter l'estocade face à un criminel pour la première fois de sa carrière assura-t-il dans l'un de ses ouvrages . Ce qui rétrospectivement en le lisant , extirpa de la poitrine des garants de la machinerie judiciaire un profond ouf de soulagement quant à la ferme tenue professionnelle de sa conduite lors de ses investigations passées. 
Bien sûr on ne saura jamais ce que Zézé avait à révéler de si insignifiant, suscitant les craintes du pépé pour que celui-ci s'écrase subito mollement devant l'impertinent, et que les avocats de la défense et un commissaire très peu curieux sur la portée d' éléments nouveaux, puissent s'en désintéresser aussi facilement sans soumettre à la question le petit. 

 LES FOURMIS :
Marie , Yvette , ainsi qu'un Gustave plus préoccupé à gouverner son cheval et à soigner les poules de la basse-cour qu'à s'occuper de la gamine, ont abandonné sans aucun secours, lâchement sans aucune compassion la fillette agonisante, et laissée à la merci des insectes.
Gaston quant à lui si l'on veut bien lui accorder une once d'humanité, a au moins daigné recouvrir ce petit corps inanimé en le protégeant d' une couverture de la morsure des fourmis rouges, qui profitant de l'aubaine sur son visage maculé de sang coagulé faisaient provisions.
Au geste humanitaire du patriarche qui n'avait pas effleuré les sentiments de Romanet et de Bouchier débordés par l'ampleur du massacre, on peut imaginer non sans raison que l' intention inavouable du vieux madré n'était pas dénuée d'intérêt.
A l'action salvatrice du vieux permettant d'écarter la Marabunta locale s'ajoute l'imbroglio résultant de la trouvaille du morceau de crosse ramassé on ne sait trop où. Morceau cité sur PV une fois sous la nuque de l'enfant, à 10cm de sa tête, à 30 cm ,puis en contre bas du visage, ou devant la figure - trouvé le matin , puis l'après-midi, par Gaston - puis par les fossoyeurs. Et même par Marcel Dominici, en compagnie de son beau-frère, qui déclarera en 1955 ( cf. E. Guerrier ) avoir découvert à l'époque des faits sur le coup de 18h, un deuxième bout de crosse oublié sur l'emplacement de la flaque de sang ; autant de PV que de versions différentes.
On remarquera que le Dr Dragon qui a retourné le corps d'Elizabeth n'avait pas vu ces 2 morceaux de crosse. Ni décelés aussi par le regard aiguisé de Gaston ( avec Zézé ) qui devait bien scruter les lieux à la recherche d'indices compromettants, ou par les fossoyeurs qui n'en remettront qu'un seul morceau à un gendarme, ce dernier ne se rappellera plus d'ailleurs qui le lui a donné. N'oublions pas non plus toute la smala judiciaire chapeautant les pros en exercice de la police scientifique . A croire que Marcel et son beau-frère ont vraiment mis le nez et les yeux dans la flaque de sang pour découvrir cet improbable second morceau de crosse .
La cause de tous ces imprécisions n'est que la conséquence de la surprenante absence d' un OPJ lors de la levée du corps de la gamine, où se trouvait donc Sébeille, le juge, le Cpt Albert, etc,etc . Manquement  professionnel que Gaston tentera d'exploiter.
Le père Dominici sans conteste à partir de 8h du matin a été omniprésent sur les lieux au bénéfice de ses intérêts durant les investigations.
Nous savons que Girolami s'est entretenu avec le vieux à 15h30 - nous savons qu' il a assisté à la levée du corps de la gamine, et nous le voyons gambader en tenue de sport l'après-midi sur le coup de 14/15H  à proximité de l'auto des Drummond .
Sauf que le commissaire Sébeille écrira (p.57) n'avoir fait sa connaissance qu'à 19h30 alors qu'il n'avait pas pu rater le voir circulant d'un côté de l'autre vêtu comme un santon de Provence. Comment se fait-il que le commissaire sous-entend ne pas l'avoir vu dans l'après-midi ?
Ne serait-ce pas pour masquer la bévue relative à l'enlèvement du corps de la fillette, tout comme il évacue 'histoire des pantalons non saisis dont il ne veut pas avouer son manque d'appréciation ; en exceptant pour ne point trop l'accabler l'inimaginable, l'inacceptable, la préjudiciable conservation de l'aponévrose chez lui dans un coin de sa cuisine.


LAPINS ET SANGLIERS :
Gaston se vantera devant Guérino d'avoir couillonné un confrère en subtilisant ses lapins pris au collet , tout en se montrant modeste devant le juge quant au nombre de prises exagérées qu'il lui attribuait (cf. P 19 Giono).
C'est aussi au cours d'une battue dans les années 16/17  qu'il s'illustra en combattant un sanglier en enfournant le canon de son fusil dans la gueule de la bête.
Quant à l'évocation des sangliers, cités à maires reprises, Gaston assurera qu'un soir lors d'une discussion de chasse, Clovis ( ou son beau-frère Roger Perrin ) regretta de ne pas avoir eu la Roc Ola en main pour abattre un sanglier qui se trouvait à plus de 150m. Preuve que cette arme circulait dans ce milieu familial de chasseurs à tous crins dont le braconnage de nuit comme de jour était non seulement alimentaire mais aussi la principale activité divertissante . A tel point qu'il se crut obligé d'inviter le juge Batigne à une battue après sa sortie de prison. Mais malheur à quiquonque… fût-il un garde-chasse surprenant ces bracos, leur riposte  aurait été sans mesure , preuve en est : " T'en fait pas pour le garde ! Il y  passera ! … " selon G. Domènech p.305.


En résumé, voilà la participation involontaire d'animaux et d'insectes, témoins sans parole, mêlés à une affaire d'hommes partiellement ou partialement jugée.
ORYX
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MessagePosté le: Lun Juin 19 2017, 18:45    Sujet du message: Publicité

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