Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
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Essai de synthèse des interrogations possibles

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum -> Un matin d'été à Lurs -> La découverte des corps
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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 12:22    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles Répondre en citant


Voici, présenté globalement, une  mini-synthèse résumant les questions que je me pose, sans poser aucune hypothèse ou thèse, je n’en ai aucune et je ne me sens pas qualifié pour trancher, j’essaie simplement de me représenter les différents cas possibles, en bonne logique, disons en « honnête homme » . J’imagine que j’enfonce des portes ouvertes, mais voilà les questions que, me semble-t-il peuvent se poser à qui s’interroge avec  le bon sens . Je ne me prononce pas, je regarde simplement ce que ma raison me présente).

Toutes les objections sont bienvenues, naturellement. J epense que l'on peut débattre sans anathème ni dogmes, en tâchant de garder raison.


Nota : dans la suite, je désigne par "ravin" (peut être improprement, qu'on me pardonne) le lit du torrent desséché qui est signalé dans le croquis


I/ – Concernant le « départ » du drame, deux grandes options semblent envisageables :


  A/ Soit un « accident » (ou disons plus exactement, un tir non intentionnel) né d’un malentendu (quel qu’il soit), avec effet additionné de l’alcool chez le tireur :
           
             Ceci suppose qu’au moins un des meurtres (celui de JD ou de AD, je ne me prononce pas) a été commis par « accident », suite à méprise ou malentendu.
           


             On aura donc eu soit un tir instinctif de défense, soit un tir non volontaire provoqué par un faux mouvement du tireur pendant une courte mêlée. 


            Dans les deux cas, une cartouche doit avoir été déjà présente dans la chambre .


             Ce qui implique :
    
               * soit que la carabine était stockée avec en permanence une cartouche dans la chambre 
               * soit que l’auteur du tir est venu sur le bivouac avec la carabine + cartouche dans la chambre : l’arme aura dans ce cas été armée juste avant de venir au bivouac, ou bien elle l’aura  été  à l’approche immédiate du bivouac ou en entrant sur celui-ci.


            Mais je me demande alors : pourquoi armer ainsi une carabine à l’avance, puisque par définition (l’hypothèse) on tirera ensuite sans le vouloir vraiment ? On doit quand même bien se douter, si l’on n’a pas d’intentions agressives déterminées et précises à ce moment qu’approcher des gens avec une carabine armée est dangereux. Mais peut-être l’alcool peut-il avoir ici influé et perturbé le jugement ? Ou de (mauvaises, car un chasseur expérimenté et responsable ne ferait pas ceci) habitudes de chasseur ?








    



  B/ Soit un acte « volontaire » provoqué par une poussée extraordinaire de rage (avec l’effet de l’alcool en addition)


     Deux cas me semblent envisageables :


               1/  L’origine de la rage, la poussée de rage et le tir sont tous trois concomitants : l’auteur  a alors déjà l’arme en main (une cartouche déjà engagée ou bien la carabine armée à ce moment) ; le tir est immédiat, la colère et la rage se soulagent.
               2/  L’origine de la rage peut être dissociée (même un court instant) de la poussée de rage et des tirs : l’auteur n’a pas l’arme en main lorsque tout commence (par exemple une altercation ?). Il va la chercher dans un endroit proche tandis que monte encore sa rage, celle-ci étant à son paroxysme au moment où il revient sur le bivouac armé ; il procède alors aux tirs.






II/ Concernant les corps et d’une manière générale la disposition de la scène du crime :


  Quatre options doivent être examinées (en logique rigoureuse, même si l’une ou l’autre sont considérées comme « hérétiques » ou impossibles) par les tenants de telle ou telle thèse :


          * Aucun des corps n’a été bougé : JD et AD ont été abattus là où on les a trouvés
          * Les deux corps ont été bougés : AD et JD n’ont pas été abattus exactement là où on les a trouvés, mais sur un autre emplacement du bivouac
         * Un seul des deux corps a été bougé, celui de JD ou celui de AD.
 
            
La première semble assez improbable : on a la preuve par le témoin Ricard qu’un corps, à un moment donné, s’est trouvé posé près de la voiture. Si ce corps avait été abattu là, près de la voiture, des traces de sang y auraient été trouvées (au moins quelques unes) et sans doute aurait-on trouvé des traces d’impact sur le véhicule lui-même. Or, s’il n’a pas été abattu près de la voiture, c’est qu’il y avait été amené.
   D’autre part, même si cette supposition est fausse (ce qui reste après tout possible), et donc si ce corps a été abattu près de la voiture, force est de constater  qu’il a quand même déplacé au moins une fois ensuite, puisque lors de l’arrivé des gendarmes il n’y était plus.



  Au moins un des corps a donc été déplacé : soit un seul, soit les deux à la fois.





         
     A/ Examinons le cas de JD : le motif le plus vraisemblable d’un déplacement, dans l’affolement des premiers instants, est celui de la dissimulation (pour éviter qu’un témoin passant dans la nuit sur la route ne le voit) : on va donc essayer d’aller mettre le corps ailleurs. (que personne ne tire sur le pianiste, svp, je ne me prononce pas, je ne fais que « dérouler » un cas pour examen) :


          Globalement, 4 endroits de dissimulation immédiate semblent possibles


                        1 - le ravin situé derrière
                        2 - les herbes où a été trouvé AD (légère déclivité du terrain + herbes)
                        3-  derrière la voiture
                        3- de l’autre côté de la route

       1  semble pouvoir être écarté :  aucun corps n’a été vu ou trouvé à cet endroit (rien ne prouve qu’aucun des corps n’y ait séjourné, bien sûr, mais dans ce cas pourquoi aurait-on porté un corps vers le ravin pour l’en ressortir ensuite ? Et cela aurait laissé quelques traces, j’imagine, sang ou autre)
    
      2  semble pouvoir être écarté, puisqu’on n’a trouvé qu’un seul corps, celui de AD à cet endroit. A moins de supposer que le corps de JD y ait été porté à un moment puis remis ailleurs. Là encore, une telle « stratégie » paraît absurde : le corps était bien caché là, avec celui de AD, pourquoi venir ensuite l’en retirer ? Au surplus, il paraissait logique qu’un couple se repose côte à côte, ou au moins proches, ne fût ce que par habitude de la vie familiale.




    3  Près de la voiture  reste possible : On ne peut pas qualifier de prime abord cette stratégie d’irrationnelle. Cependant, elle se heurte à de sérieuses objections logiques :


                        * JD ayant été blessé sur face postérieure, du sang se serait forcément écoulé en une certaine quantité s’il avait été placé sur le dos là pendant un long moment. Or, c’est très exactement dans cette position que le témoin Ricard a vu un corps (non déterminé) étendu près de la voiture. Comment JD n’aurait-il pas saigné dans cette position, même au moins un peu, avec deux blessures ? A moins de supposer qu’ayant été « tiré » sur l’arrière, les gros dégâts soient plutôt sur l’avant du corps ? Mais même ainsi, il aurait quand même été bien étonnant que du sang ne coule pas, compte tenu de la nature de ces blessures. Cependant, la rigueur intellectuelle de raisonnement oblige à observer ceci : quelle que soit l’identité du corps vu par Ricard près de la voiture, celui-ci n’y a pas saigné de manière abondante, sinon  des traces de sang à cet endroit auraient attiré l’attention (du moins, on l’espère). Et pourtant, ce corps a bel et bien été à un moment près de la voiture, soit qu’il ait peu laissé de traces (de par sa position et/ou de par ses blessures ?), soit qu’il y ait été porté à un moment ou le saignement était plus réduit (tardivement, donc).
                         
                       * JD ayant été abattu ailleurs que près de la voiture (par hypothèse), et assez vraisemblablement non loin du puisard ( ?), pourquoi ne pas l’avoir porté dans le ravin proche ?  C’était plus simple, plus rapide, et surtout plus définitif : on n’avait pas ensuite à le re-déplacer ailleurs. On peut objecter ceci : porter le corps dans le ravin aurait peut-être fait trop « mise en scène » . Mais que dire alors d’un corps porté près de la voiture, sans aucune trace d’impact sur celle-ci, et laissé « tranquillement » étendu là sur le dos : une position à l’évidence trop « sage » pour qui a été abattu, puisqu’il aurait fallu supposer que la victime  se fasse abattre bien droite, en position de dormeur. La mise en scène aurait été tout aussi évidente, et bien plus encore que si le corps avait été basculé dans le ravin : JD pouvait avoir chuté dan le ravin après tirs. Cette objection contre le ravin est trop fragile, et la question reste : si on a voulu cacher le corps de JD en le déplaçant, pourquoi ne pas l’avoir mis dans le ravin proche ?


   4 – de l’autre côté de la route.
      
                De sérieuses objections peuvent également être présentées contre cette idée :

                 * Première objection : d’une part, JD a pu se déplacer lui-même, après avoir reçu le premier tir, auquel cas il aurait reçu le second alors qu’il avait déjà traversé : il se serait alors effondré de l’autre côté de la route. Pour combattre ceci, il faudrait prouver médicalement de manière absolument nette  et formelle que JD n’a pas pu, dans un ultime effort, se déplacer après avoir reçu le premier tir. Cette preuve est-elle possible ?  Je ne suis pas médecin, naturellement, donc je n’ai pas de réponse. Quid des traces de sang sur la route ? Viennent-elles d’un homme blessé qui trouve un ultime sursaut pour tenter de fuir, traverse la route et se fait abattre de l’autre côté ? Viennent-elles d’un corps que l’on porte ? J’ai une objection à élever contre le corps qu’on porte : par définition, si le corps vu par Ricard au petit matin près de la voiture est celui de JD, le transport s’est fait de jour, donc forcément par le chemin le plus court. Si tel avait été le cas, les traces de sang seraient tombées sur la route en suivant une « ligne » plus proche de la voiture que du puisard. Or, la « ligne pointillée » de traces sang (je mets le terme entre guillemets, simple commodité de langage) a été trouvée plus près du puisard que de la voiture. Il faudrait alors supposer que le ou les transporteurs (je pense plutôt « les ») auraient décidé de « repasser » par le puisard pour faire le transport. Mais pourquoi agir ainsi ? C’est absurde et cela revient à gaspiller du temps alors qu’il faut par définition faire très vite : les gendarmes vont arriver, c’est le jour, des voitures peuvent passer. On peut objecter qu’il y a eu d’abord intention d’aller porter le corps dans le ravin, ce qui supposait un passage près du puisard (peut-être ?) et qu’on a brusquement changé d’avis en traversant la route. Mais alors, pourquoi ne pas avoir été porter le corps dans le ravin pendant la nuit ? C’était quand même plus simple. Et entre le ravin et l’autre côté de la route, le choix le plus logique reste le ravin, avec moindre risque.  Mais peut-être quelqu’un aura-t- il d’autres objections ou contre objections.


  


                 *  Seconde objection : si un déplacement a eu lieu, soit il a eu lieu dans la nuit, soit il a eu lieu au matin.
                                  1/ Si le déplacement a eu lieu dans la nuit, il faudra alors supposer que le corps vu par Ricard au matin près de la voiture est celui de AD. Mais pourquoi aller porter le corps de JD de l’autre côté de la route en pleine nuit pour le cacher alors qu’il était peut-être plus simple de le porter dans le ravin ? (donc toujours la même question que supra)


                                 2/ Si le déplacement a eu lieu au matin ?


                                 On peut élever de sérieuses objections contre cette hypothèse :


                                 * un lit de camp s’est semble-il « promené » un peu pendant la nuit. Pourquoi attendre le petit matin pour qu’il serve ?                                                                        A cette objection, on peut cependant répondre ceci : si le lit de camp a été placé dans la nuit, comment se fait-il que Roure, Boyer et Clovis, et plus tard Ricard, ne l'aient pas vu au matin, en passant devant ? (je ne parle pas du corps sous le lit de camp, mais du lit de camp lui-même,en tant qu'objet insolite, sans même me poser la question de ce qui peut être dessous). Etait-il oui ou non visible depuis la route (encore une fois, en tant que lit de camp, pint) ? Est-il possible matériellement que les cheminots, Clovis, puis Ricard ne le voient pas en arrivant  ? Je dis bien en arrivant, pour être précis. Il est quand même sur le côté droit de la route, et que ce soit à vélo ou en mobylette, on roule généralement à droite. Se peut-il que tous aient été distraits par le campement, en regardant à gauche ? Mais alors, distraits par quoi ? Par le désordre ? Ont-ils parlé de ce désordre dans leurs dépositions, s'ils l'ont rmarqué, comme Ricard l'a fait ? Peut-être pas, ils n'ont fait que passer, quand Ricard est allé voir. Mais alors, qu'est ce qui pourrait avoir distraits leurs regards du lit de camp (encore une fois, je parle du lit de camp lui-même, et point). Je n'ai pas de réponse à ces questions, d'autres que moi le pourront sans doute.   

                                *  déplacer un corps de cette façon suppose d’être au moins deux pour ne pas se souiller (se souiller était dangereux et aurait impliqué de se changer ensuite très vite, et aurait en outre nécessité une « lessive » supplémentaire très tardive, juste avant l’arrivée imminente des gendarmes : improbable). Or, on n’a jamais « vu » qu’une seule personne sur le bivouac. La présence d’autres, si elle reste possible, n’est pas établie formellement.

                               * déplacer un corps en lui faisant traverser la route à cette heure représentait un risque énorme. Et l’on ne pouvait l’ignorer, puisque justement, un témoin (Ricard) venait de passer. D’autres pouvaient survenir d’un instant à l’autre. Et se faire surprendre à ce moment équivalait à prendre un aller simple en direction des ennuis. Pourquoi avoir pris un tel risque ?
                              * le ravin restait là encore une meilleure solution (plus rapide, moins risqué)




Conclusion de B/ : beaucoup d’objections logiques existent au déplacement du corps de JD. En saine logique, on ne peut pas absolument exclure ce déplacement, puisqu’il reste matériellement possible, mais les objections rationnelles et tout aussi logiques ne manquent pas. Je ne me prononce pas (je n’ai aucune compétence pour le faire), je constate simplement une situation au terme d’un examen que j’espère rigoureux et honnête sur le plan intellectuel (s’il ne l’est pas, toutes objections sont bienvenues).












B/ Examinons le cas de AD :



         1°/   Si AD a été abattue là où on l’a trouvée, donc si elle n’a pas bougé : quel est alors le corps vu par Ricard près de la voiture ? Celui de JD ? Mais on retombe alors sur les nombreuses objections vues plus haut, concernant l’hypothèse d’un déplacement de JD. Ou bien Ricard se serait-il trompé à ce point, si lourdement, en déclarant le corps près de la voiture alors qu’il en était en fait plus éloigné ? Il aurait alors bel et bien vu le corps de AD, mais se serait trompé sur sa position exacte par rapport à la voiture ? Mais dans ce cas, pourquoi Gustave aurait-il avoué avoir bougé AD ? Pourquoi aller avouer un acte suspect qu’il n’a pas du tout commis ?  Il aurait menti en « avouant » ? Mais mentir pour se mettre dans les ennuis, c’est difficile à envisager, puisqu’on ment généralement pour se les éviter.
    Il aurait menti pour éviter d’avouer que le corps déplacé était celui de JD ? On revient alors aux objections sérieuses élevées contre le déplacement du corps de JD (voir plus haut)




         2°/  Si AD a été abattue là où on l’a trouvée, et si son corps est celui que Ricard a vu près de la voiture, il faudrait alors supposer  qu’on l’a portée ensuite près de la voiture, pour ensuite, au petit matin, la reporter de nouveau à l’endroit initial. Pourquoi une telle manœuvre puisqu’elle était déjà bien cachée dans les herbes ?


        3°/ Si AD n’a pas été abattue là où on l’a trouvée, mais depuis un endroit inconnu (disons quelque part sur le bivouac), on l’aurait portée près de la voiture, là où Ricard l’aurait vue, puis ensuite placée là où on l’a trouvée. Le séjour près de la voiture aurait été un simple transit, plus ou moins long. Quel serait le but d’une telle manœuvre ?


      Là, une explication est éventuellement possible (je ne défends pas l’hypothèse, encore une fois je ne fais qu’examiner un cas en me faisant l’avocat du Diable) : considérons que AD soit abattue dans un endroit trop « en vue » (près du puisard où elle se serait précipitée pour porter secours à son mari, AD se trouvant alors dans un plan horizontal « plus bas » que le tireur : agenouillée près de son mari, ou autre). Il faudrait alors supposer le scénario suivant (je ne sais pas si c’est possible techniquement, je ne fais qu’envisager): Une première balle atteint JD qui tombe près du puisard. Son épouse se précipite, affolée, pour le secourir. Au moment où JD, dans un ultime sursaut, parvient à se relever pour tenter de fuir en traversant la route, son épouse reste à terre ou est en train d’essayer de se relever. On tire sur elle de «  haut » et elles ‘effondre, pour rediriger ensuite immédiatement le tir contre JD, qui a traversé la route et s’effondre de l’autre côté. AD étant au sol, on voit qu’elle vit encore et on l’achève.
     Il faut alors de toute urgence cacher le corps de AD, donc on la transporte près de la voiture. Ensuite, au matin, comme elle est jugée trop « visible » par un Gustave innocent, on la porte dans les herbes où elle a été trouvée. On pourrait envisager alors qu’on place dans la nuit ce fameux lit de camp sur le corps de JD pour le dissimuler lui aussi, dans la crainte de prendre le risque d’un transport via la route, au cas où une voiture passerait ( ?)

     Voyons s’il est possible d’élever des objections contre ce cas :


       * On peut d’abord élever l’objection du ravin pour AD, exactement comme pour JD plus haut : pourquoi avoir transporté AD près de la voiture, quand il était si simple de la porter dans le ravin ? Cette objection est –elle moins ou autant déterminante que pour le cas de JD. Je n’ai pas de réponse à cette question. Si quelqu’un peut le faire, ce sera bienvenu, je n’ai pas d’idée.


            * Ensuite, si le corps avait séjourné près de la voiture, il aurait saigné, or il ne semble pas qu’on ait relevé à cet endroit des traces de sang ( ?). Cependant, la rigueur intellectuelle de raisonnement oblige à observer ceci, comme on l’a fait en examinant le cas de JD : un corps au moins a séjourné (un moment au moins) près de la voiture, quelle que soit l’identité de ce corps, puisque Ricard l’a vu de ses yeux.  On ne peut donc pas déduire de cette absence de traces de sang ( ?) qu’aucun corps ne s’est trouvé près de la voiture puisque Ricard en a vu un (sauf à supposer qu’il ment, mais pourquoi mentirait-il ?). Donc cette objection n’est pas déterminante.


           * On peut objecter enfin que ces manipulations successives de AD auraient laissé des traces de sang un peu partout dans l’herbe. Quid ? Je ne sais pas si de telles traces ont été trouvées, il faudrait pouvoir lire le PV de constatations en intégralité.


 Conclusion de B/ : Le corps de AD a pu logiquement être déplacé, on ne peut pas l’exclure. Par ailleurs, beaucoup moins d’objection sont possibles contre ce déplacement que contre un déplacement du corps de JD. Enfin, il est à noter qu’une des objections contre le déplacement de AD est identique à une des objections contre le déplacement de JD, et cette question est dans les deux cas : pourquoi avoir porté le corps déplacé près de la voiture au lieu de le porter dans le ravin proche ? La réponse qui vient aux lèvres immédiatement est la suivante : « on » n’y a pas pensé, parce qu’on croyait avoir une solution plus facile.



Si le corps de JD était celui vu près de la voiture et s’il a été transporté de l’autre côté de la route : entre le ravin et l’autre côté de la route, quelle était la solution la plus facile ? Le ravin. Pourquoi   prendre la solution la plus difficile ?


Si le corps de AD était celui vu près de la voiture par Ricard et s’il a été transporté dans les herbes derrière la voiture ; quelle était la solution la plus facile ; le ravin ou les herbes derrière la voiture ? Les herbes derrière la voiture. Pourquoi prendre la solution la plus facile ? Parce que justement, c’est la plus facile.


Conclusion de A et B : au vu des objections disponibles, après avoir examiné rationnellement, et logiquement, avec le plus d’honnêteté intellectuelle qu’il m’est possible, et sans jeter aucun anathème ou raillerie déplacée sur qui ne penserait pas comme moi, je crois vraisemblable que le corps vu près de la voiture est celui de AD. Mais je préfère arriver à cette idée par le raisonnement que par un « suivisme » gobé sur une idée d’autrui que je partagerais par intuition. Quoi qu’on en dise, la logique reste le plus sûr outil, et elle implique de ne jamais refuser d’envisager une hypothèse même si jugée hérétique et suscitant le courroux.






   Reste le témoignage de Ricard : s’il a fourni un indice quelconque et fiable (donc exempt de risque d’erreur) permettant de  déterminer le sexe du corps, cela poserait pb. Mais est-ce le cas ? Et même dans ce cas, s’il a été entendu longtemps après, ne peut-on supposer une possible confusion de sa part, son esprit ayant été « pollué » par ce qu’il a appris de l’enquête via la presse et la radio ?

 Notez que je  J'essaie simplement de raisonner avec un minimum de rigueur, en essayant de faire évoluer mes questions au fil de ce que j'apprends de l'affaire.

Et j'avoue que cette façon de présente rmes questions n'est pas définitive, si quelqu'un a des élément sou objections à opposer, je les intégrerai naturellement à ma réfléxion de "candide". Je n'ai aucune position arrêtée, je n'émets auucne hypothèse, j'essaie juste de réfléchir aux cas possibles en ordonnant mes interrogations pour ce qui concerne la disposition du bivouac dans la nuit et au matin..

Par ailleurs, reste la troublante analyse médicale d'André Caire, que j'ai lue sur ce forum avec attention, et qui pose pb elle aussi : s'il peut établir avec une certitude formelle l'iimpossibilité pour JD  de traverser la route lui-même (je ne suis naturellement pas qualifié pour trancher, je me limite à envisager tous les cas qui se présentent), cela élargit naturellement le champ des possibles. Mais ne pourrait-on pas supposer que le premier tir ait pu permettre un ultime sursaut de JD pour traverser la route, avec un second tir qui l'abat de l'autre côté ? Je ne suis pas convaincu par le schéma des angles que j'ai vu, je crois ici, je dis ceci non par raillerie ou autre (ce n'est pas dans mes habitudes, nul ne détient à lui seul la vérité péremptoire), mais cette "précision" parallèle dans les mouvements me pose pb. Je crois que le seul point décisif pour trancher serait l'avis médical : oui ou non la possibilité d'un déplacement autonome de HD après un premier tir est-elle envisageable ? Si oui, et compte tenu des interrogations  ci-dessus, il me semblerait raisonnable de conclure que le corps vu par Ricard près de la voiture était celui de AD (mais encore une fois, je n'en ferais pas un dogme, je reste ouvert à toute objection).

Reste également cette question d'absence de sang sur le pantalon de l'anglais, ou autre. Mais je n'ai pas lu personnellement le PV de constatations, je préfère donc laisser ceci en suspens jusqu'au moment où je pourrai avoir davantage d'éléments à ce sujet.

Enfin, quoiqu'il en soit, j'ai bien conscience que quelle que soit la solution vers laquelle on incline, aucune n'est exempte d'objections. Je crois que même si l'on incline vers telle ou telle solution, il faut garder assez d'esprit critique nevers son propre raisonnement pour admettre, ne fût-ce qu'en "réserve", un possible contraire à celui qu'on envisage. : bref, argumentation dépassionnée vaut mieux qu'anathème ou dogme, étant observé que seul l'accès aux actes sources et de sérieux (etmultiples, si possible) avis médicaux pourraient permettre de trancher. Il va de soi que si plusieurs médecins jugeaient possible/impossibles un ultime sursaut de JD, les choses seraient différentes, et qu'il serait alors plus facile de trancher. Mais à ce stade, je dois dire que je penche pour un non transport de JD de l'autre côté d ela route, finalement. Encore une fois, sans dogmatisme, je suis prêt à recevoir l'argumentatio contraire, sans brandir l'hérésie.


Dernière édition par AZERTY le Mar Juin 12 2012, 00:23; édité 4 fois
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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 12:22    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 13:19    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles Répondre en citant

 
Pour, le post qui précède, notez bien que je me fais ici l'avocat du Diable, loin de moi l'idée de provoquer quelque zizanie que ce soit. J'ai cru comprendre que, sur le forum dissident (que je fréquente aussi),  tout ce qui est écrit ici ne vaut rien et sort d'imaginations débridées (ce qui me paraît tout à fait excessif). Mais d'un autre côté, d'intéressantes objections ont été faites à quelques unes de mes interrogations, et c'est pourquoi j'ai synthétisé mes nouvelles interrogations à leur lumière. Je les livre simplement à la discussion argumentée et sans parti-pris, je compte sur votre indulgence.


Dernière édition par AZERTY le Mar Juin 12 2012, 00:26; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 17:50    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles Répondre en citant

 

Il faudrait alors supposer le scénario suivant (je ne sais pas si c’est possible techniquement, je ne fais qu’envisager): Une première balle atteint JD qui tombe près du puisard. Son épouse se précipite, affolée, pour le secourir. Au moment où JD, dans un ultime sursaut, parvient à se relever pour tenter de fuir en traversant la route, son épouse reste à terre ou est en train d’essayer de se relever. On tire sur elle de «  haut » et elle
s‘effondre, pour rediriger ensuite immédiatement le tir contre JD, qui a traversé la route et s’effondre de l’autre côté. AD étant au sol, on voit qu’elle vit encore et on l’achève.

Fin de citation---



Si je reprends  ce cas (mentionné dans le post plus haut), pour l'examiner plus en détail :




Que penser du processus suivant ?



1/ Un premier tir est effectué sur JD qui tente de fuir en ayant compris les intentions de son adversaire (ou simplement compris que celui-ci ne se contrôlait plus)
2/ JD tombe près du puisard et s'y appuie
3/ Sa femme intervient pour lui porter secours, venant des herbes où elle était allongée
Elle s'agenouille près de son mari blessé, affolée et en cris.
Elle est à ce moment dans un plan inférieur à celui du tireur (plus bas) et lui présente sans doute le côté gauche de son corps, ou au moins de 3/4. Elle crie, appele au secours. Elle peut se tourner à un moment vers le tireur, toujours étant en position plus basse que lui, et peut éventuellement faire mine de se redresser pour faire face, aller vers lui, qui tient l'arme et peut tirer encore sur son mari. En ce cas, sa position serait de 3/4 face au tireur, en position basse par rapport à celui-ci. Le meurtrier lui tire alors dessus deux fois.
4/ Ceci a donné le temps à JD,  dans un ultime sursaut, de se redresser depuis le puisard, sur lequel il s'appuie (le puisard est asssez haut) et de tenter de fuir.
5/ Le tireur pivote légèrement ou se déplace un peu et tire une seconde fois sur JD, plié en deux par la douleur de sa première blessure ; JD s'effondre de l'autre côté de la route.
6/ AD continuant de crier de panique (ou simplement encore en vie et criant de douleur), étendue sur le flanc gauche de son corps, bas du corps vers le puisard, le tireur se retourne et lui tire une dernière balle (celle qui perce le bras et le flanc droit, AD étant étendue à demi sur son flanc gauche).
7/ L'enfant sort de la voiture
8/ ? Ensuite, nous sortons du cadre précis du bivouac, c'est autre chose.

Encore une fois, ce n'est pas une thèse, juste le "déroulé" détaillé du cas observé et examiné.

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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 18:58    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles Répondre en citant

Au fait : ne pensez surtout pas que je néglige ceci : (analyse médicale de notre ami André Caire, que j'ai lue avec intérêt, bienque parfaitement profane en matière médicale)
http://affairedominicilurs.xooit.com/t184-L-enlevement-des-corps-l-hypothes…

Je "regarde" simplement les cas envisageables avec ma fichue lorgnette logique
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dixlouca


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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 19:12    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles Répondre en citant

Bonsoir à tous

Bonsoir Azerty

Elle s'agenouille près de son mari blessé, affolée et en cris.




Vous comprenez maintenant la signification de l'image intitulée Ann ma soeur Ann ne vois tu rien venir !



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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 19:16    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles Répondre en citant

Alors là, mon cher, vous êtes vache avec moi Mr. Green , mais c'est quand même bien la preuve par A+B que j'ai la "comprenette" laborieuse Embarassed  

En matière de devinettes et d'allusions subtiles, je suis une catastrophe ambulante, j'ai l'esprit de l'escalier.  Bref, la logique à allure de l'esargot, ça pourrait être mon slogan. Disons que ma logique est celle d'une mécanique, elle explore méthodiquement, mais elle n'est de fait pas très "maligne".
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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 19:20    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles Répondre en citant

Au passage, mon cher, vous venez aussi de me donner sans le vouloir du grain à moudre pour un autre cas possible :  Tout ce que j'indique sur AD est vrai, mais pas pour JD : il ne se relève pas de l'endroit où il est tombé, ce qui suppose par exemple qu'il a pris les deux tirs en temps très bref. Nous avons donc deux cadavres près du puisard : celui de AD est tiré dans les herbes, celui de JD près de la voiture.

Oubien celui de AD près d ela voiture et celui de JD, déjà dans la nuit, porté de l'autre côté de la route

Maisvoir les objections  à cette dernière situation, dans le post du début : car je m'interroge quand même  là dessus : pourquoi faire si compliqué quand on peut faire simple, le petit ravin du torrent faisait l'affaire, si on tenait absolument à ne pas "stocker" les deux corps au même endroit (pour une raison que j'ignore) ?

Et pour finir, pourquoi diable les "stocker" séparément pour les dissimuler ? Il suffisait d'aller les mettre tous les deux là où AD a afinalement été trouvée, c'était bien plus "carré", non ?
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dixlouca


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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 21:08    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles Répondre en citant


Azerty je vous propose le scénario suivant, en faisant confiance au témoin auditif Franco et aux deux médecins qui ont eu l’immense avantage de voir les corps lors de l’autopsie, eux.
JD reçoit dans le dos les 2 balles du doublé de chasse. Il s’effondre. Franco nous indique une période de silence de plusieurs longues secondes. Dans ce laps de temps AD s’agenouille devant la dépouille de son mari, épouvantée les mains portées sur sa figure elle hurle de douleur. Je vous laisse disséquer la raison  de cette pause entre le doublé et la reprise des tirs que je pense lourde de signification.
Je vous ferai remarqué que le tireur est apte au tir rapide, mais à la reprise des tirs, le tireur change la cadence, là aussi il y a certainement une raison. Je vous laisse donc exposer les différentes possibilités.
Poursuivons, excédé par les cris, le tireur décide de réduire au silence AD. Il est sur sa gauche. Il tire une première fois. Il vise la partie haute de son corps  mais AD  présentant son profil gauche, le bras s’interpose entre le tireur et le tronc. La balle traverse ce dernier et fracture l’humérus. Cette première traversé osseuse importante lui faire perdre une quantité importante d’énergie cinétique. La balle fortement abimé perd de nouveau de l’énergie en traversant les cotes gauches, elle termine sa course contre l’os du bassin, mais n’a plus assez d’énergie pour la traversé. Elle restera là fichée dans l’os, à moins qu’un des médecins ait voulu conservé un souvenir de ce triste fait divers.
AD foudroyé par la douleur s’effondre à son tour. La partie supérieure de son corps repose sur le corps de son mari. Elle est en porte à faux, son tronc adopte une forme qui ressemble à une sorte d’accent grave très prononcé. Ce qui expliquerait que pour les 2 autres tirs les entrées et sorties de balles se situent sur la face avant du corps.
Le tireur fortement sur sa gauche, décrit un arc de cercle, de manière à se présenté sous un angle plus favorable c'est à dire plus de face. Il  tire une deuxième fois. Il continue de progresser dans son arc de cercle et un troisième tir la réduit totalement au silence.

Avant de conclure, ce n’est encore qu’une hypothèse à la Dixlouca, il ne faut pas oublier la blessure à la main de JD et la blessure à l’oreille d’ED, blessures que les médecins attribuent comme possible à une balle. Dans cette hypothèse je ne fais pas d’une pierre deux coups  mais d’une balle deux blessures.

Imaginons qu’ED était devant son père, et que celui-ci avait porté sa main à la hauteur de sa tête. C’est à dire main ouverte et face intérieure contre la tête de l’enfant.Comme on le fait quand on veut guider un enfant, lui indiquer la direction où aller en lui demandant de presser le pas. Dans ce cas là une des balle ayant traversée le corps de JD aurait pu être la cause des 2 blessures. Si vous reproduisez ce geste les 2 blessures sont compatibles.

   

 
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MessagePosté le: Mer Juin 6 2012, 23:04    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles Répondre en citant

Oui, c'est une idée. Mais ça c'est une vraie hypothèse précise, bien plus qu'un simple déroulement de cas, ça implique de bien connaître les trajectoires des balles et ça dépasse de loin mes petites compétences logiciennes.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:41    Sujet du message: Essai de synthèse des interrogations possibles

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