Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Une eissade aussi pourquoi pas

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum -> L'arme du crime retrouvée dans la Durance -> L'arme du crime: Une Rock Ola US-M1
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
oryx


Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 436
Masculin
Point(s): 486
Moyenne de points: 1,11

MessagePosté le: Mar Mai 11 2010, 12:31    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Bonjour,


L' eissade est une bêche bien particulière, cet outil solidement emmanché se caractérise par un angle très aigu (30° de rapport environ) entre le manche et la lame métallique à tranche carrée ou pointue.
L'utilisation de cet instrument est destiné soit à chanfreiner les talus des potagers soit à l'ouverture / fermeture des rigoles. Nous pouvons y adjoindre aussi l'entretien des vignes.
Son mauvais maniement sur une exploitation obligera à plus ou moins long terme à un apport nécessaire de terre pour combler la profondeur des rigoles et pallier au manque de dextérité de l'utilisateur.
En effet le néophyte laissera échapper à chaque coup d' instrument " ouverture /fermeture " une importante quantité de matériaux entraînés dans les sillons ou les rigoles par le courant des flots. 
Le résultat de ce défaut de maîtrise fait que le niveau des rigoles d'approvisionnement se retrouve dans les temps futurs sous le plan des terres à irriguer, terrible constat qui a conduit des civilisations à détruire inconsciemment leurs réseaux d'irrigation.
En se plaçant à cheval sur la rigole, le dos courbé, l'outil se projette de biais pratiquement à l'horizontale devant soi puis rabaissé vigoureusement en arrière il pénètre dans la terre meuble - en le tirant il ramène le matériau - et ce, tout en imprimant un mouvement rotatif d'un quart de tour au manche, la lame ainsi chargée de terre dépose celle-ci dans la rigole pour faire barrage, à l'inverse d'une lame de Bulldozer. L'opération s'effectue par les pros généralement en deux fois, une fois à droite, une fois à gauche. La seconde fois le coup d'eissade se donne en reculant un pied avec rotation du torse. OUF !!!


Cette longue explication probablement pas très explicite comme toute notice d'emploi peut sembler hors de propos à notre affaire. Mais à bien y regarder, les blessures infligées sur la face de l'enfant pourraient correspondre aux coups mortels portés d'une façon symétrique, comme par habitude dès l'instant où cet outil se trouve dans les mains de son utilisateur.
La manière de se servir de cette bêche spéciale oblige une position surbaissée du dos, déterminant l'angle d'attaque de la lame par rapport au manche qui sera incliné vers soi. De ce fait la main gauche ou droite tenant l'extrémité du manche se trouvera toujours plus basse que l'autre main détenant le milieu du manche; aucune comparaison dans son maniement avec une hache ou une bêche classique dont l'angle est à 90°. Dans ces cas on constate une position inverse du manche, en donnant le coup celui-ci sera incliné devant soi vers le sol ou la bûche de bois à fendre.
Les rapports d'expertises mentionnent des coups portés par un objet contondant, crosse, barre de fer, ou manche d'outil en étant placé derrière la tête de la victime à la manière d'un bûcheron. Soit, mais avec notre eissade, l'enfant étant allongée sur le sol aurait pu aussi recevoir après coup, en plus de celui qui a fait briser la carabine, deux autres coups avec le manche de cet outil en étant placé DEVANT la victime sans pour autant occasionner des blessures derrière le crâne.
Comme quoi des expertises peuvent apparaître inappropriées si l'objet criminel n'est pas identifié. Les uns peuvent prétendre comme un coup de hache, d' autres comme un agriculteur eissade  en mains par exemple. 
Par sa fonction l'objet criminel peut donc indiquer aussi la position de son utilisateur par rapport à la victime et déterminer les possibles blessures qui en découleraient.
Le placement devant la victime serait donc plus conforme à la disposition des lieux en déclivité, celle-ci ayant la tête placée vers le haut du talus.
 L'impact est d'autant plus violent que s'y ajoute le poids de la lame d'acier.


Si l'on admet que la pauvrette ait pu être frappée mortellement par un tiers après avoir été assommée et laissée pour morte, on doit accepter que l'individu dans un deuxième temps nullement inquiété à l'abri des regards a eu largement le choix et le temps de se positionner de façon idoine devant sa victime plutôt que derrière la tête de l'enfant pour se retrouver de ce fait en position surélevée et précairement en déséquilibre sur la pente déclive pour asséner les coups. 


Qui dit eissade dit arrosage, et le 4 Août on irriguait à la GT, rien d'anormal que cet outil ait pu se retrouver  à proximité du drame ou en possession du" finisseur".
En effet suite à la possible altercation des antagonistes, le tiers alerté, accourant  d'où qu'il vienne, tout naturellement ne se serait pas séparé de l'outil pouvant éventuellement lui servir de défense.
Sans compter que cet outil mieux qu'une pelle aurait pu servir à dégager la terre du rail si celui-ci en était recouvert.
Nous comprendrions mieux alors que l'enfant n'ait pu être assommée dans un premier temps que d'un seul coup avec le talon ou le bec de crosse de la carabine dans la région de l'oreille et laissée pour morte par son premier agresseur.
L'arme se serait brisée sur le sol au premier coup en ripant sur l'oreille; l'assaillant aurait pu ramasser la crosse, puis dans sa fuite précipitée jeter dans la Durance l'arme dissociée inutilisable .
Geste qui révèle bien plus d'un acte de panique que d'une action réfléchie à l'instar des deux derniers coups appliqués méthodiquement avec sang froid , de la même façon que sans état d' âme on élimine dans les campagne un nuisible mangeur de récoltes fut-il un bel oiseau. 
Si un tiers est mis en cause dans l'achèvement tardif de la gamine, comment celui-ci sans être pressé,résolu, commettrait -il  le geste irréfléchi de se débarrasser ainsi de l'arme dans ce bras demi mort qu'il sait peu profond en ces lieux à cette saison,  alors qu'il disposait d'une quinzaine d'hectares où il pouvait en toute tranquillité la faire disparaître aisément.
C'est aussi précisément sur la symétrie des blessures qu'il faut se pencher. Cela démontre nulle précipitation, mais une froide détermination prise en toute lucidité conditionnée d'une part par la suppression d'un témoin, facilitée d'autre part par le fait que l' intention de tuer ne relevait de sa responsabilité au prime abord, lui, ne faisant qu'abréger des souffrances. Etat d'esprit machiavélique pour bonne conscience lamentable que l'on peut connaître chez des gens poussés aux dernières extrémités. 
Quoi qui l'en soit, potentiellement deux hommes et un adolescent peuvent être soupçonnés du crime de la fillette, par paire, séparément ou les trois à la fois.
Toutefois au regard des cogitations du père, il est clair que quelques éléments lui échappent, la présence du petit-fils en compagnie de son oncle se confirme au procès notamment, il laisse toute liberté d'interprétation à la cour sur des propos tenus à l'encontre du Tave et du Zézé en semant le doute : " je ne dis pas que ... mais ça se pourrait que...


 La scène s'est sûrement déroulée en deux actes, ses incertitudes porteraient essentiellement sur le nombre de coups délivrés par lui même à l'enfant. 
Et rien d'étonnant à ce qu'un zeste de compassion l'habite par la suite à plusieurs reprises à l'évocation de la fillette " Oh la petite! la petite! ".
Il est bien évident que ce disant, il fait abstraction du fait qu'il aurait porté le premier coup, ne s'apitoyant que sur le constat final d'un acte bestial qu'il n'aurait pas entièrement commis.


Cordialement  Oryx
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar Mai 11 2010, 12:31    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
dixlouca


Hors ligne

Inscrit le: 21 Nov 2008
Messages: 520
Localisation: AVIGNON
Masculin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,01

MessagePosté le: Ven Mai 21 2010, 21:55    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Bonsoir à tous

Oryx, vous décalez l'horaire d'arrosage plus tard que celle admise.
Mais pourquoi ne la faites vous pas glisser encore plus ?
Par exemple carrément à l'heure du crime.
A cette heure tardive on aurait peut etre la raison de la présence d'un individu bien connu, " là dans la luzerne", une eissade en main traçant des rigoles dans son champ.

Il a été écrit maintes fois que l'eboulement serait à l'origine du triple crime, mais l'inverse ne serait il pas plus logique ?

Si et je dis bien si, l'arroseur etait en plein travail au moment du drame, nul doute qu'il a dut accourir sur le lieu de celui çi.
Nul doute aussi que cette tache a passé au second plan et a été certainement momentanément oublié, laissant libre cours à l'eau.
Nous trouverions là, la raison de ce surprenant glissement de terrain, que seule une etonnante désinvolture pouvait expliquer.



Quoiqu'il en soit sur l'ampleur du décalage de l'arrosage, si on l'admet comme possible,alors un certain temoignage, qui n' a pas été démenti dans un premier
temps "pour ne pas le faire mentir" peut devenir interressant à analyser.


Cordialement
Revenir en haut
oryx


Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 436
Masculin
Point(s): 486
Moyenne de points: 1,11

MessagePosté le: Lun Mai 31 2010, 17:47    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Bonjour Dixlouca,
Bonjour le Forum,
Rien ne permet dans la lecture des ouvrages disponibles sauf erreur de ma part de connaître les conditions exactes d'irrigation de la GT, tant sur les horaires impartis que sur les quantités d'eau souscrites.
Si des PV indiquent un questionnement à ce sujet et apportent des réponses je suis preneur pour en discuter. ( " ... !! " )


Rien n'indique qu'ils aient dépassé l'horaire dévolu, on doit seulement comprendre qu'ils ont trop longuement arrosé abondamment sans surveillance un champ de luzerne, par oubli selon leurs dires. 
J'ai démontré que Marie n'avait nullement besoin de se rendre au canal maître en fin d'après-midi pour abaisser la martelière sur ordre du vieux, et qu'il était le mieux placé sur le terrain pour remédier plus rapidement à la situation.
J'ai souligné que le papé, suite à la découverte de l'incident, a eu un comportement attentiste pendant  3h30, ce qui a repoussé l'intervention de son fils à l'extrême limite du possible pour le dégagement de la voie moins d'une heure avant le passage du train, alors que des cheminots se trouvaient en gare de Lurs toute proche et auraient pu gérer l'incident.
Cela n'aurait pas causé de problème pécunier compte tenu des liens d'amitié et de parenté les unissant les uns aux autres.


J'ai indiqué que le passage du train de 21h à Peyruis ne prouvait pas que la voie ait dû et ou pu être dégagée suite à la coulée de terre sur la VF, d'autant que le conducteur n'a rien signalé de particulier en gare de Peyruis.
Que les seuls témoins de la présence de Gustave narrant les faits soient Roure et sa fille.
Que le seul élément d'antériorité relatif à l'heure de l'éboulement repose donc essentiellement sur ces témoignages en s'appuyant sur le fait que le train passe sans encombre à 21h en gare de Peyruis.
Tout naturellement on est en droit d'admettre que si le train est passé devant la GT c'est que le ballast était dégagé, mais on peut supposer aussi que l'éboulement ne se serait pas encore produit si la version relatée est arrangée.
Nous apprécions le sens d'amitié développé que porte Faustin*envers ses amis  au travers de ses témoignages à plusieurs reprises...


J'ai indiqué par ailleurs que la GT avait la possibilité d'utiliser la main d'eau au delà de 21h ou de recevoir cette main d'eau à partir de 21h et ce jusqu'au lendemain. Nous constatons que cette tranche horaire de 21h fait figure de charnière, soit elle avalise la véracité des faits relatés par le Tave, confirmé par le chef d'équipe de la SNCF, ou soit relève, le matin après la découverte des crimes d'un compromis amical sur un  incident mineur qui ne pouvait plus être caché.
Incident qui aurait dû se régler le lendemain 5 Août en catimini, s'il n'avait pas débouché sur une affaire criminelle.


Faut -il rappeler encore son attitude le matin envers ses compagnons en les dépassant sans rien dire. N'aurait-il pas dû leur demander de l'accompagner s'il était réellement dans l'ignorance totale de l'importance des dégâts.
Ne devait-il pas ordonner à l' un de ses équipiers avant de se rendre compte des faits de faire disposer en gare de Lurs un signal de ralentissement au cas où ?
Ne sommes nous pas en droit de penser face à cette attitude, qu'il avait déjà jugé ultérieurement au cours de la nuit d'une situation non évolutive pouvant entraîner des désordres conséquents sur la voie ferrée.
 
Il est possible qu'après la venue des Anglais aux environs de 21h, l'irrigation était en cours, que l'éboulement se soit produit  après le passage du train, que le Tave soit allé prévenir Roure après 21h, que celui-ci soit venu se rendre compte de l'importance des dégâts, qu'enfin, rassuré il ne juge pas de prendre de mesures particulières, d'où sa conduite le matin.
Il est possible qu'à la demande des paysans, et dans son intérêt , il diffère l'heure à laquelle il a été prévenu, leur fournissant cet  alibi indispensable, irréfutable, qui permettait de prétendre qu'ils étaient tous couchés au plus tôt après l'installation des Drummond, qu'ils n'ont eu aucun contact , qu'ils n'ont rien vu, ni entendu comme cris, hormis des coups de feux dont ils n'ont pas pu discerner avec précision la provenance.


En se focalisant sur ce type d'hypothèse, si l'irrigation était en cours ou devait se poursuivre au delà de 1h du matin , une présence active était nécessaire sur des terres telles que les deux luzernes ou autres parcelles potagères avoisinantes.
Il serait surprenant, s'agissant d'une irrigation hebdomadaire, qu'une seule parcelle du domaine y soit soumise.
Faut il rappeler que Delclite arrosait ses serres en début de soirée, donc les tronçons Ganagobie et Lurs étaient en activité desservis par des employés du canal. Pourquoi pas entre autres avec le concours du mari de Sylvette.


Les dissensions familiale causées par l'éboulement qui s'en sont suivies ont crée un climat sous-jacent délétère, reporté sur les Drummond responsables par leur seule présence d'une gêne, notamment sur le puisard entre les deux luzernes, ce qui a contribué à envenimer une situation préoccupante, générant un accès de fureur chez le vieux.


Il est probable que les Anglais ont dû voir défiler beaucoup de monde cette nuit-là, et des personnes qui ne tenaient pas du tout à être mêlées dans une affaire de sang où ils n'avaient aucune responsabilité.


Cordialement 0ryx
.


* Il pourrait être à l'origine du coup de fil qui à informé au saut du lit à Digne les journalistes, dont un apparenté, et ce pratiquement en même temps que les gendarmes si l'on en croit un de ces correspondants. Réveiller et déplacer 2 reporters à 6h/6h30 pour un banal accident laisserait rêveur - si ce n'est que la voix amie les prévenant était autrement bien informé sur la gravité des faits, beaucoup plus que les pandores qui croyaient en se rendant sur les lieux avoir affaire à un accident de la route.
Revenir en haut
AZERTY


Hors ligne

Inscrit le: 28 Mai 2012
Messages: 98
Point(s): 98
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 20:17    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Oryx, je lis comme d'habitude vos développement avec un très grand intérêt, et je me demande si vous n'êtes pas en train d'approcher d'assez près une possible solution quant au processus et au mobile de l'agressivité.

Une remarque, par contre : si l'enfant a été frappée avec un outil d'irrigation, quid du morceau de crosse découvert, près de sa tête semble-t-il ? Il faudrait alors supposer :

Soit que sa présence là correspond à une mise en scène (morceau de crosse posé là par qui ? pourquoi ?)
Soit que celui qui a prétendu le trouver ne l'a pas trouvé là.
Soit qu'il adhérait à la tête de l'enfant jusqu'à la "suivre" partout jusqu'à son achèvement

J'aimerais beaucoup que nous parlion de ces points, si vous le voulez bien, car j'ai une idée à vous soumettre (simple hypothèse, peut-être farfelue, on verra bien), mais auparavant j'aimerais qu'un intervenant expérimenté tel que vous l'ête puisse me confirmer cette question du morceau de crosse et les conditions de sa découverte (je n'ai pas de doc personnelle à ma disposition, donc je manque de "fonds").


PS :Pour le journaliste apparenté à Roure, faites-vous allusion à un éventuel jeune journaliste gendre de Roure ? Je crois avoir lu quelque chose à ce sujet sur le forum, je ne me souviens plus où.


Dernière édition par AZERTY le Jeu Mai 31 2012, 20:55; édité 1 fois
Revenir en haut
AZERTY


Hors ligne

Inscrit le: 28 Mai 2012
Messages: 98
Point(s): 98
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 20:43    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Une autre question, si vous permettez : quand estimez-vous que la carabine aurait pu être jetée dans la Durance ? Je me pose cette question, car si la carabine a servi à assommer la fillette (1° temps) puis a été jetée directement dans la Durance par Gaston,  quid du morceau de crosse retrouvé ensuite près de la tête de l'enfant ? Peut-on considérer qu'il aurait collé à
 la tête de l'enfant, s'il n'était pas très gros ni très lourd ? Mais collé comment, pusique après avoir été "simplement" assommée, elle ne saignait probablement pas comme après les "coups d'achèvement"). Pardonnez encore ici, peut-être, mon manque d'informations, je n'ai pas suffisamment de documentation. Comment expliquer (hors cette "adhérence") que ce morceau de crosse ait pu rester avec  l'enfant après les premiers coups, pendant son inconscience puis son transport, et se retrouver près du corps "in fine" après son achèvement ?
Revenir en haut
AZERTY


Hors ligne

Inscrit le: 28 Mai 2012
Messages: 98
Point(s): 98
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 20:59    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Et enfin, une dernière chose : pour quelle raison à votre avis le corps de l'enfant aurait-il été placé sur le talus face à la Durance ? Cela me semble un peu curieux de choisir cet endroit : cela ne peut qu'inciter les enquêteurs à chercher un objet contondant (l'arme) du côté de la Durance, me semble-t-il. Mais sans doute n'y a t-on pas pensé sur le moment.

Autre chose concernant la carabine : que pensez-vous de cette idée selon laquelle les cartouches non percutées auraient été "semées" volontairement sur la scène de crime pour faire croire que l'assassin avait tué la fillette avec un objet contondant plutôt que de lui tirer dessus, parce que manquant de munitions ? (alors que la véritable raison, lors de l'achèvement -si achèvement il y a eu - était la nécessité d'utiliser un moyen silencieux vu l'heure "tardive")
Revenir en haut
oryx


Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 436
Masculin
Point(s): 486
Moyenne de points: 1,11

MessagePosté le: Ven Juin 1 2012, 22:40    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Bonsoir toutes et tous,
Bonsoir Azerty,


Les réponses à vos questions sont basées avant toutes choses sur le fait que Sébeille, avant les aveux de Gaston, suggère que la gamine s'est enfuie en direction du pont est aurait été rattrapée puis exécutée sur place.
Ce que le vieux " consent à avouer " bien plus tard, mais dit t-il n'avoir asséné qu'un seul coup de crosse. ( à l'oreille ? )
Donc, dans le même temps, l'enfant "agenouillée" s'écroule, la carabine se brise et par hypothèse purement hasardeuse le morceau de crosse peut très bien se loger sous la nuque (sans adhérence )ou à proximité de sa tête.
Tout naturellement puisque canon et crosse sont retrouvés dans la Durance, Gaston est bien obligé puisqu'il avoue, de reconnaître les y avoir jetés si tôt son forfait accompli.
Si Gustave ou un autre avait accompli ce geste, il aurait probablement réussi à retrouver au moins la crosse qui surnageait.
Si le Tave recherche l'arme dans la Durance nous pouvons supposer que sa femme ait dû faire sécher son pantalon à la fenêtre de sa chambre.
Ce qui pourrait expliquer ainsi, qu'au lever du jour, ayant pris du retard à cause de ces recherches infructueuses qu' il se soit attardé sur le bivouac à la recherche d'autres indices. 
La fillette serait morte environ trois heures après ses parents, si Gaston n'est plus revenu sur les lieux , il a bien fallu qu'une autre personne se charge d'achever ce que le Patriarche avait commencé.
De fait si elle a été achevée le matin il est difficilement acceptable que plusieurs heures après ses parents ce fusse avec une carabine déchargée,  d'aucune utilité en possession du tueur.
Conclusion de l'autopsie,  objet contondant, crosse ou manche d'outil
L'entête du chapitre peut donner une des  réponses.


Si Gustave déclare ( qui peut le croire )en dépit de toute logique ( ne serait ce que pour justifier sa présence sur les lieux )au grand étonnement du commissaire s'être rendu le matin à l'éboulement sans outil ; sachant que son père n'avait fait qu'assommer ED, que le bout de crosse découvert désignait la carabine comme l'arme de ce crime et celui qui en était le porteur, il avait tout intérêt de ne pas attirer l'attention sur sa personne et sur ce point matériel s'il s'était rendu effectivement sur place avec un outil qui aurait pu causer postérieurement les mêmes blessures sur le crâne de ED.
En somme rien dans les mains, Gustave s'exonère, laissant la responsabilité de ce crime à celui qui a porté le premier coup.




Le correspondant de presse Yves Thélène est bien le gendre de Roure ( dépositaire par Clovis du lourd secret des Dominici  page 64 dans son ouvrage)
Bien amicalement. Oryx
Revenir en haut
AZERTY


Hors ligne

Inscrit le: 28 Mai 2012
Messages: 98
Point(s): 98
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Sam Juin 2 2012, 00:58    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Trèsintéressant, Oryx : cela confirme effectivement mon impression, même si je me demande si Gustave était capable de penser seul à ce genre de chose pour ce qui concerne la manipulation de la scène du crime : on pourrait le lui avoir soufflé... De même que je pense qu'on lui a soufflé de découvrir les corps en compagnie des cheminots (Roure inclus), afin de les utiliser à leur insu comme "amortisseurs", une façon de noyer Gustave parmi tout un groupe de "découvreurs", pour qu'il ne soit pas vraiment tout seul et que sa propre découverte soit immédiatement suivie par celle des cheminots.


Par ailleurs, y avait-il un lien de parenté (alliance) entre Clovis et Roure, par hasard ? j'ai lu quelque part qu'ils étaient beaux-frères, mais je n'y avais pas prêté grande attention sur le moment, par ailleurs source non sûre, donc erreur possible). Ceci expliquerait l'intérêt d'utiliser Roure à son insu.


Dernière édition par AZERTY le Lun Juin 11 2012, 23:34; édité 2 fois
Revenir en haut
AZERTY


Hors ligne

Inscrit le: 28 Mai 2012
Messages: 98
Point(s): 98
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Sam Juin 2 2012, 01:11    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

 
 
Un détail m'interroge : pourquoi  laisser le corps de l'enfant là, sur le talus face à la Durance, c'est quasiment une incitation très précise à y chercher l'objet qui  a servi à la frapper (carabine ou autre : les enquêteurs chercheront forcément dans le périmètre du corps, c'est l'usage pour une enquête de ce genre). Ramener le corps de l'enfant  plus près des parents aurait pu détourner un peu l'attention du cours d'eau (après tout, l'assassin pouvait avoir assommé avec la crosse et emporter l'arme).  Si cela n'a pas été fait, c'est sans doute qu'il était plus facile d'agir sur le talus (moins de risque d'être vu), ce qui corrobore encore une action définitive assez tardive, au petit jour.


Dernière édition par AZERTY le Lun Juin 11 2012, 23:31; édité 1 fois
Revenir en haut
oryx


Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 436
Masculin
Point(s): 486
Moyenne de points: 1,11

MessagePosté le: Sam Juin 2 2012, 22:09    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Bonsoir tout le monde,
Gustave sans le concours de sa femme,possédait assurément des capacités de réparties sans limites, un flegme inébranlable face à ses contradictions.
Contrairement à son père qui était capable de s'emporter, de lever la canne sur les forces de l'ordre lorsqu'il était pris en défaut
Le plus souvent le Tave se claquemurait  dans un silence qui éprouvait grave ses interlocuteurs; Sébeille, n'ayant jamais employé les méthodes de La Carlingue rue Lauriston, patientait parfois un quart d'heure avant d'obtenir une réponse dénuée de bons sens, ce qui ne déstabilisait pas pour autant le taiseux.


En supposant qu'un manche de pioche ou autre outil aurait pu achever ED, nous pouvons imaginer qu'il ait pu être maculé de sang .
Dés lors, il comprend très vite ( en l'absence d'Yvette ) quelle réponse donner à la question du commissaire.
Bien amicalement Oryx


NB
( Yvette, aurait pu mieux se justifier  en répondant au capitaine Albert, qu'avant de partir au marché, elle avait dû laver le pantalon de son mari qui était maculé de boue lors du déblaiement du ballast . Ce qui est plausible.)


Je n'ai aucune information sur une parenté quelconque entre Clovis et Roure,  Clovis et Boyer oui, mais vous devez le savoir.
Revenir en haut
AZERTY


Hors ligne

Inscrit le: 28 Mai 2012
Messages: 98
Point(s): 98
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Dim Juin 3 2012, 00:32    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Merci des précisions, Oryx. J'ai vérifié, je m'étais trompé en lisant (ce sont effectivement Clovis et Boyer qui étaient apparentés par alliance). 
Revenir en haut
Isnel


Hors ligne

Inscrit le: 14 Sep 2011
Messages: 102
Localisation: ribiers
Masculin Vierge (24aoû-22sep) 猴 Singe
Point(s): 102
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu Oct 10 2013, 09:45    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Bonjour  à tous: Allez voir sur le sujet: un deuxième tireurs ou pas? sur toute la page 13, je parle partiellement d' une sorte de bêche comme objet possible sur cette scéne de crime.
En dehors de se sujet, il est interressant de constaté ceci: Le commissaire Chenevier demande à Gustave: pourquoi  au moment ou il allait vérifié l'état éventuelle futur de l'éboulement, (quand soit disant gustave à vu la petite) , pourquoi  il n'avait pas emporté avec lui un objet  pour enlevé la terre au cas ou? surtout au vu de la distance sa lui aurait évité de faire de long allez retour jusqu' a la ferme. (vu dans le 1er livre de chenevier).
 Il est clair qu'il n'est pas logique qu'il n'ai rien apporté avec lui. ???
 Voila comme je vous le disez allez voir le sujet: un deuxieme tireur ou pas? ou une deuxieme arme ou pas? j' ai mis une deposition de mr duc, voyant au bord de la rt un homme qui n'était pas gaston, cette homme voulait cachait quelque chose derriere sa jambe;   peu etre une sorte de bêche? ou une arme? en tous cas cette homme devait cachez quelque chose qui a dut servir pendant les meurtres. pour plus de précision allez voir sur le sujet: un deuxieme tireur ou pas?
_________________
le commissaire chenevier dans son livre: gaston avoue avoir tiré une foi sur lady drumond, alors qu 'elle a recue troie balle venant d'orizon différente. gaston avoue avoir mis un coup de crosse sur la téte de la petite,c'est pas vraie
Revenir en haut
dixlouca


Hors ligne

Inscrit le: 21 Nov 2008
Messages: 520
Localisation: AVIGNON
Masculin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,01

MessagePosté le: Dim Mar 20 2016, 13:22    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas Répondre en citant

Bonjour

A la lecture de l’ouvrage de JLV ne trouvez- vous pas que Gaston a une forte propension à la moindre contrariété de vouloir viser les têtes avec sa canne ?
Et si au lieu d’une carabine ou une eissade, l’arme qui a achevé Elisabeth était la crosse d’une canne ?

Je sais vous allez me dire et les éclats de crosse de carabine ?
Et bien je vous répond et alors ?
Les éclats sont comme les douilles et les cartouches sur le campement, c’est du décor ! *

Cordialement

*Attention je ne dis pas que les époux Drummond n'ont pas été assassiné par quelqu'un de la GT, mais je veux dire que cela ne s'est pas passé comme le décor veut nous le faire croire
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:42    Sujet du message: Une eissade aussi pourquoi pas

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum -> L'arme du crime retrouvée dans la Durance -> L'arme du crime: Une Rock Ola US-M1 Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Galerie photos | Portail | Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation Portail | Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
trevorj :: theme by ~// TreVoR \\~
Traduction par : phpBB-fr.com