Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
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X... et Y...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum -> Les diverses hypothèses -> Des simples hypothèses aux affabulations les plus farfelues
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oryx


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MessagePosté le: Lun Nov 2 2009, 22:32    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonsoir,


Suite au post du 17 Juin 18 . 05
Témoignages sans suite.


Version Laborde   1972 Page 130  :
" M. le commissaire,vous avez une tâche rude à prouver qui est l'assassin de Lurs. Enfin,si ce n'est pas lui,vous pouvez toujours voir Lauzier et Estéve à Peyruis. Ils avaient chacun une arme à répétition.Je me décide seulement aujourd'hui à vous écrire,puisque je suis un ami des Dominici et j'espère qu'il parle...Voilà pourquoi je ne voulais pas le trahir mais puisqu'il ne parle pas je peux vous dire moi qu'entre 11h 30 et minuit le jour du crime,Dominici était encore debout car je passais à ce moment à bicyclette devant sa ferme.Qui était l'homme qui était avec lui près de la ferme? Lui seul peut le dire. J'ai bien vu l'Hillmann au bord de la route mais rien d'anormal donc je ne sait rien d'autre;"


Version Sébeille    1970  Page 123  :
 " Monsieur le commissaire vous avez une dure tâche à prouver qui est l'assassin de Lurs Enfin si ce n'est pas lui vous pouvez toujours voir X... et  Y... à Peyruis. Ils avaient chacun une arme à répétition. Je me décide seulement aujourd'hui à vous écrire,puisque je suis un ami de Dominici et j'espérais qu'il parle.... Voilà pourquoi je ne voulais pas le trahir,mais puisqu'il ne parle pas, je peux vous dire moi, qu'entre 23 h 30 et minuit, le jour du crime,Dominici était encore debout, car je passais à bicyclette devant sa ferme. Qui était l'homme qui était avec lui près de la ferme. Un seul peut le dire. J"ai bien vu l'Hillman au bord de la route,mais rien d'anormal,donc je ne sais rien d'autre. Bonne chance,monsieur le commissaire.


Version Guerrier   2003      Page 222   :
" Dans une autre lettre anonyme de la même écriture postée le 24  Août ,à Sisteron cette fois,l'auteur prétend être passé à bicyclette devant la Hillman où il n 'à rien remarqué d'anormal,mais il aurait vu près de la ferme un " Dominici " ( sans dire lequel ) en compagnie d'un autre homme. " Ils avaient chacun une arme à répétition" .  Il  dit  , " demandez à X... et Y ... à Peyruis " .


Voici trois versions relatant cette lettre anonyme, deux sont  à peu près identiques et respectent  l'ordre chronologique in-extenso si ce n'est que Laborde précise les identités de Lauzier et Estéve,les deux autres auteurs attribuent des lettres alphabétiques    X et Y .


On peut déjà s'interroger sur le fait que le commissaire étant le mieux placé pour en parler ne cite pas ces noms dans son ouvrage. Pas plus à ma connaissance que sur des résultats d' interrogatoires qu'ils auraient subi , si tant est qu' ils furent soumis à la question .


Mais le point le plus important  réside dans la retranscription du troisième auteur qui  inverse la chronologie des phrases  et par là même dénature le sens des  interprétations que nous en retirons en analysant la suite de son texte; fausse analyse qui du reste induit  la présence de 2 hommes armés 1h 40 avant le déroulement des faits.


En substance: Il place en avant dans le paragraphe de cette lettre partiellement tronquée le fait que l'anonyme déclare avoir vu un habitant de la GT devant la ferme en compagnie d'un inconnu, puis à la suite  : " Ils avaient chacun une arme à répétition ." il dit," demandez à X... et Y... à Peyruis ."
Traduction : un inconnu est avec un Dominici, ils avaient chacun une arme à répétition, demandez à X et Y à Peyruis ,ce qui sous entendrait que eux le savent,qu' ils sont au courant .
Alors que les précédents auteurs placent en début de lettre la phrase indiquant que les X et Y  ou Lauzier et Estéve à Peyruis possédaient des armes à répétitions. Ce n'est qu'après dans le fil de la rédaction de l'aiguilleur judiciaire qu' il est fait  état d'un inconnu vu en compagnie de Dominici.
Au risque de me tromper, il n'est pas du tout question d'un inconnu ni d'un Dominici armés devant la ferme à 23 h 30 d'après la lecture de la lettre du 25 retranscrite par Laborde et Sébeille.
Qu'en pensez vous?


L'auteur de cette missive sans nom est au fait comme tout le monde de la nature de l'arme utilisée et de son mauvais état matériel caractérisé, avec laquelle ont été tiré les coups de feux. 
Il  semblerait aussi connaître  l'existence de 2 Rock Ola si ce n'est 3 à Peyruis en comptant celle retrouvée sur les lieux ,sinon pourquoi mettrait il en cause  X et  Y ou Lauzier et Estéve possédant chacun une autre arme à répétition dissemblable n'ayant aucun rapport avec le calibre des douilles et cartouches ramassées par les gendarmes.
Rappelons qu'à ce  stade et jour de l'enquête les résultats des autopsies et recherches en balistique n'étaient pas divulguées .
Il ne peut  donc présumer de l' utilisation de deux armes perpétrant les crimes.
Notre homme savait également que l'arme incriminée se baladait dans la famille et probablement chez les "AMIS "au gré des besoins du moment  pour un usage bien ciblé.( Entre Bracos ,tous savent qui  chasse avec quoi ,qui chasse avec qui )Et si d'aventure un innocent X ou Y propriétaire d'une arme analogue mis en garde à vue devait se défendre de ce forfait il ne manquerait pas illico presto sous la pression de rendre aux autorités sa Rock Ola en indiquant quel ou quels autres personnes  sont aussi occasionnellement détentrices d' une arme identique  ;  il aurait donc remis son arme prohibée aux autorités pour se dédouaner 
C'est le cas d'Aimé par exemple avec son Sringfield,confondu suite au témoignage de Maillet, pour avoir tiré sur des agasses le matin du 4 Août. Que l'on sache il n' a pas été poursuivi lui non plus pour possession d'arme prohibée,au même titre que Maillet.
Nous saisissons bien  le but de la démarche de l'anonyme, agir par la bande, en finesse si je puis dire, orienter sans dénoncer, contraindre en quelque  sorte X et Y, " il n'y à pas que moi qui possède une, Rock Ola ,voici la mienne et ce n'est pas celle que vous avez trouvée".
" Ne quittez pas Peyruis " non pas dans le sens de partir physiquement, mais d' obliger par interrogatoires les détenteurs de ces armes à lâcher l'identité de celui qui, entre autres ,utilisait la pétoire meurtrière bricolée .
Mais ont ils été interrogés ? Ces lettres ont elles été prises en considération
Un des grands tabous dans cette histoire réside dans la reconnaissance  ou non de  la " petite chérie " incriminée , la reconnaître oblige à accuser de front le détenteur de la carabine ou à être soupçonné.
Ce n'est qu' après les aveux des fils ," il fallait en arriver là "  par cette porte entrebâillée malgré les réticences, que sa localisation temporaire à pu être fixée sur pellicule avec les avatars que l'on sait. La maison Poulaga ne voulant point céder sur cet élément essentiel de l'enquête,on peut le comprendre, et d'où quelle provienne si parachutage il y a eu, ce n'est pas en 52 quelle à été larguée du ciel ,donc elle se trouvait bien quelque part, et ce que n'ont pas dit  X et Y, les fils en accusant leur père d' être l'auteur des coups de feux  n'ont pas pu, eux, s' y soustraire.


Quant à  la désignation d'un inconnu ( mon oeil !) vu en compagnie d' un Dominici , il  lui était aisé ,sans l'ombre d'un scrupule ,et sans trahir l' amitié avec son fournisseur patenté de tubercules de l'inviter à se mettre à table puisqu'il considérait encore à ce moment de l'enquête celui-ci étranger à l'affaire.
Ne prétend t 'il pas plus tard lors du reportage filmé  (0.W) " Je me suis pensé que Gu... avait peut être peur de parler ,qu'il connaissait l'assassin".
Dame ! bien sûr, sans que l'inconnu soit l'auteur des faits , révéler sa présence à 23 h 30 n'allait pas du tout dans le sens des intérêts du quidam, être mêlé à cette histoire ne pouvait que lui rapporter des désagréments , surtout par ses instances supérieures.
" Faites le venir de plus loin M. le juge" (après l' aveu accusant le père)voilà une phrase qui prend tout son sens quand on songe que les principaux protagonistes de l'affaire représentaient les huiles locales des 3 ou 4 cellules communales environnantes, dont un avait toutes les raisons de venir sur place.
Pas de vagues dit on, certes, reste à savoir qui craignait le plus les méfaits d'un tsunami.
Au regard de tous les protagonistes, nous trouvons des cheminots encartés,des paysans/cheminots,des responsables politique, des parentés directes , par alliances,des journalistes des avocats engagés,des résistants, le tout baignant dans des cellules obéissantes structurées faisant bloc.
On peut le constater lors des audiences  lorsque le " verbe" renonce à interroger un témoin qu'il avait défendu bec et ongles au paravent, le rendant abject aux yeux de tous , celui-ci encaisse sans broncher, au nom de quoi pareille abnégation?
La peur ,oui ! la peur, de révéler quel ou quels étaient les gens présents dans la luzerne, et l'on peut se demander si le patriarche en exhortant son fils aux assises parlait au singulier ou au pluriel, chose qui n' à jamais été évoquée; et une fois de plus la défense s'est tue (pas moins de 4 avocats ) à la reprise d'audience, ils avaient bien eu le temps de  réfléchir à ce qu'ils savaient probablement qu'il ne fallait pas faire préciser.
 Ce qui expliquerait qu'ils n'ont pas posés de question embarrassantes à l'encontre du Tave sur ce sujet . Le vieux, dés lors à été lâché sur cette question crucial,payant à lui tout seul les pots cassés.


Nous avons par ailleurs grâce à la lettre du 11 cernés potentiellement l'identité d'une personne à double casquette, qui pour des raisons professionnelles aurait dû venir à  moto sur place constater les dégâts sur la V.F le soir après avoir été prévenu. Nous avons également traités de l'attitude incompréhensible de cet individu le matin sur la route vis à vis de ses subordonnés en se rendant sur les lieux de l'accident . Ainsi pouvons nous tracer un trait d'union avec le chapitre ci-dessous.


L' irruption du Side Car à 23 h 30 tombe à pic pour pallier la présence de l'inconnu mentionné dans les lettres anonymes. La venue du couple avec enfant n'est pas impossible, pour pénétrer dans la cour il se devait qu'une lumière soit allumée signalant des gens éveillés, qui oserait pénétrer chez des gens de nuit ainsi pour des choses futiles sans gravité apparente puisqu'ils seraient repartis en riant. Donc logiquement une lumière brillait , cuisine,cour ou chambre, et pour le moins le dominici en question ,sorti de chez lui discutait avec l'inconnu.
Si le clan de toute évidence clamait à qui voulait entendre des détails sur cette intrusion, c'est qu'ils en avaient rudement besoin, personne ne s'était vu mutuellement,que des voix  et encore celle du vieux provenant  de sa chambre côté sud ; " vai te coucha " .


En conclusion, ces lettres envoyées à la PJ, avaient pour but de faire diminuer la pression sur son auteur, tout en dégageant royalement aux policiers une des voies obstruées par le mur du silence et le rideau de fer local infranchissable . 


Suite à l' inversion inexacte ( intentionnelle par l'auteur ? ) des phrases, on peut faire prendre corps à l'existence énigmatique d'une deuxième arme sur le terrain qui pollue les débats de nos jours ; avec la Rock Ola  baladeuse et la deuxième arme entrevue dans les mains de l'inconnu venu sur place avec l'intention supposée de braconner. Dans le cas contraire reste l'option d'un assassinat programmé.
Ce qui donnerait logiquement bien sûr  2 armes pour 2 chasseurs ou assassins, ce qui laisserait aussi supposer qu'elles aient servies toutes deux pour abattre les infortunés Anglais  et ce à cause de la légère différence de diamètre constatée sur des blessures résultant des autopsies antérieures in situ à celles menées contradictoirement ces dernières années sur des rapports d'autopsies sans avoir vu les cadavres.


Ne pas se prononcer clairement sur le bon sens de l' interprétation de ces lettres,concours à se fourvoyer sur des pistes imaginaires.


Cordialement 0ryx
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MessagePosté le: Lun Nov 2 2009, 22:32    Sujet du message: Publicité

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Bonanza


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MessagePosté le: Mar Nov 3 2009, 04:59    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonjour à tous.

Bonjour Oryx.


A nouveau un super post!


Pour éviter des recherches ou des reports, je place le post que vous aviez écrit

le 17 juin, point de départ de votre recherche :


Bonsoir à tous ,


On ne peut considérer ce qui va suivre comme des témoignages certifiés, mais nous pouvons quand même les insérer dans ce chapitre et y prêter attention.
Deux lettres anonymes adressées aux autorités dont l'écriture semble être attribuée à la même personne en date des 11 et 25 Août 52.
Dans la première postée à St Auban, l'auteur précise que le Capitaine ou le Commissaire connaît cet individu, donc un témoin déjà entendu, qu'il a de grands pieds, qu'il est grand (logique), qu'il est toujours tête nue ou avec un béret basque.
Au regard des photos dont nous disposons, nous en voyons principalement deux chapeautés de la sorte.
Un habitant Peyruis et un logeant quartier Marachant.
Celui de Peyruis avait toutes les raisons de se trouver sur ces lieux momentanément à pareilles heures. Pour celui de Marachant  le physique ne correspond pas mais il avait connaissance de tout ce qui se passait dans les deux communes.


Quatorze jours après voyant que sa lettre reste sans effet, notre homme réitère le 25 du même mois en précisant qu'un ami habitant la ferme se trouvait en compagnie d'un inconnu  entre 23h30 et minuit en bordure de la route devant la GT.
Si nous attribuons au même auteur ces missives, il y a quelque chose qui cloche dans la mesure où il déclare dans l'une que la Police ou la Gendarmerie connaît cet individu; dans la seconde il écrit  paradoxalement qu' il ignore son identité. A la lecture de la lettre anonyme du 25 Août 52,  l'interprétation que j'en retire  sauf erreur de ma part, est que cette personne ne semble pas prétendre que 2 hommes étaient armés entre 23h30 et minuit en bordure de route devant la ferme la nuit du 4 Août 52.
Page 123 " la vérité sur le crime de Lurs ":
Le passage faisant référence à X et Y de Pertuis est assez ambigu dans la mesure où il laisse entendre que si ce n'est pas son ami qui l'auteur des crimes, il oriente les enquêteurs vers X et Y, qui eux  à Peyruis  possédaient chacun une arme à répétition.
Sachant que c'est avec une Rock Ola que les crimes ont été perpétrés et l'auteur l'ayant reconnue au cours de son exhibition, il est clair dans son esprit que les initiales de X et Y - utilisateurs potentiel d'une de ces armes bien caractérisées - pourraient  se transformer sans les nommer clairement aux yeux des enquêteurs en Z et C.


L'équivoque ainsi soulevée, "armés" aux heures dites avant les crimes a fortement suggestionné l' idée d'un braconnage nocturne que rien ne prouve. 
Si l'on considère qu'une dénonciation anonyme par définition sert à informer sans se faire connaître, la précision des détails fournis " je suis un ami ", " je passais à vélo à telle heure " équivaudrait quasiment à une signature.
Pour évoquer ces précisions il aurait fallut qu'il passe à côté de ces gens, qu'il soit bon observateur et de surcroît sacrement au fait dans la connaissance des armes pour en reconnaître nuitamment les spécificités, mais aussi qu'il roule silencieusement et sans éclairage. Par conséquent ces gens n'auraient pas eu le temps de cacher leur pétoire respective, et chose impensable c'est qu'eux ne l'aurait pas vu. 
L'honorable citoyen sous certains aspects et "délateur par civisme", sachant par quelles obligations étaient tenues les membres du clan pour être dehors cette nuit, fait état de son passage à vélo, qui n'aurait jamais eu lieu, pour écarter les soupçons à son égard. D'autant que cette personne, s'il s'avérait que ce soit la bonne, et celle à laquelle nous pensons en général, se déplaçait ordinairement à pétrolette. 
La cause principale de cette dénonciation résiderait dans le massacre de la fillette, le plus odieux des trois crimes.
Lorsque l'on a connaissance des difficultés pécuniaires et de l'angoisse éprouvée par ce père de famille pour soigner son enfant malade (d'après la presse), comment aurait-il pu rester insensible à l'assassinat de la petite anglaise et ne rien faire pour aider la PJ.
La suite des événements ne peut que nous conforter dans nos présomptions ; cet auxiliaire de justice injustement baptisé de "balance", a plus tard à deux reprises par petites touches successives grâce à de nouvelle confidences permis d'orienter l'enquête.
En somme les 2 lettres sont complémentaires, elles ne font pas seulement état de deux personnages X et Y, mais de trois en l' occurrence en y ajoutant celui de la première lettre du 11 Août. Autrement dit en décrivant l' homme au béret basque, qui effectivement prévenu d'un danger sur la voie ferrée se devait par obligations professionnelles se rendre compte par lui même de la situation sans attendre le lendemain.
Cet homme au comportement bizarre dépasse à moto sur la route le matin ses subordonnés en se rendant sur les lieux de l'éboulement. N'aurait il pas été logique qu'il enjoigne ses équipiers à le suivre plutôt que de les laisser poursuivre leur chemin sans les informer qui dans la pratique devaient se rendre à la gare ignorant en principe les événements.
Le fils devant la ferme ne l'a t'il pas vu arriver et emprunter le chemin conduisant au pont ?
Et cet homme n'a t'il pas vu le fils cadet en attente devant la ferme ?
Cet homme au cours du procès déclare ne pas avoir voulu faire mentir le petit fils.
Cet homme ne s'approche pas de la fillette,
Cet homme n'a pas vu le lit de camp sur l'anglais lors de son passage.
Cet homme encore est à la croisée d'un témoignage crucial en faveur du patriarche  "apprenant" par sa bru ou un journaliste *les crimes lors de son arrivée le matin.
Cet homme "prévenu par qui ? " savait- il par avance beaucoup de choses sans y avoir participé.


A propos , un employé du canal accompagné d'un ami connaissant bien les lieux et la famille déclare n'avoir rien remarqué d'anormal à 19h / 19h45, bien !
Nous ne savons pas en l'absence de la lecture de ce PV, si ces personnes se rendaient chez elles, se rendaient sur les lieux de leur travail, ou si elles étaient en action de travail.
Quant à son accompagnateur, nous pouvons nous demander s' il n'a pas un lien de parenté avec le chef de service de la gare de Lurs, vu que sa fille semble être mariée à un homme portant le même patronyme qui figure dans le bas de liste des témoins page 300 de Deniaud. Cette femme est citée sans qu'un rôle quelconque apparaisse dans la lecture de son ouvrage.
Il serait donc intéressant de connaître la profession de ce mari et de savoir si le  gendre du cheminot n'est pas l'accompagnateur du témoin de 19 h /19h45
Peut être une brique du mur du silence .
Cordialement.
Oryx



Salutations.
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oryx


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MessagePosté le: Mar Nov 17 2009, 20:32    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonsoir aux participants actifs,
Le chapitre sur X et Y devait être consacré à la juste interprétation littérale de la lettre et de pouvoir débattre de l'initiative personnelle du troisième auteur qui manifestement intervertit l'ordre des phrases, laissant propager de ce fait l'idée que des hommes en armes aient pu se trouver dans la nuit sur des lieux à proximité de la GT.
A ce jour aucune réponse n'est proposée aux questions soulevées par cette lettre anonyme du 25 Août.
Pourtant, si nous devions écarter les erreurs les plus grossières de bonne ou mauvaise foi, m'est avis qu'il faudrait trancher cette question : peut-on lire et doit-on comprendre dans ce texte, que l'inconnu et le Dominici étaient armés ou non dans la nuit du 4 Août à 23h30 ?
Il serait temps si nous souhaitons disposer d'une base commune, de définir par une approche réaliste l'authenticité de faits mainte fois retranscrits, en nous débarrassant de l'ivraie et des scories partisanes empilées mal à propos.
Dans ce cas précis il n'est pas question d'hypothèses ou de suppositions émises par un forumeur qui nécessiteraient un long exposé, mais pour chacun des participants actifs de donner une réponse qui doit être clairement définie se soldant sans ambages par un oui ou par un non.


Cordialement  0ryx


PS : Je reprends les derniers mots de Bonanza post du 13 Novembre 01/14 : Les Témoins.
" imprécisions, oublis, interventions, transformations "
Alors pourquoi ne pas lever définitivement toute ambiguïté sur le sujet  X et Y ?


Cordialement  Oryx
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Bonanza


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MessagePosté le: Mer Nov 18 2009, 07:07    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonjour à tous.


Bonjour Oryx.



Citation:
il n'est pas question d'hypothèses ou de suppositions émises par un forumeur peut-on lire et doit-on comprendre dans ce texte, que l'inconnu et le Dominici étaient armés ou non dans la nuit du 4 Août à 23h30




Citation:

peut-on lire et doit-on comprendre dans ce texte, que l'inconnu et le Dominici étaient armés ou non dans la nuit du 4 Août à 23h30  




Citation:

Dans ce cas précis il n'est pas question d'hypothèses ou de suppositions émises par un forumeu 




Citation:

chacun des participants actifs de donner une réponse qui doit être clairement définie se soldant sans ambages par un oui ou par un non.






Vos posts ont apportent une grande avancée dans le forum en essayant de débrouissailler au maximum ce maquis d'informations où baignent :



Citation:
 imprécisions, oublis, interventions, transformations "  ( Inventions )




Par contre, et je me demande pourquoi, vous ne citez jamais la personne en question dans vos textes, vous nous laissez deviner, et parfois
supposer et dériver.

Dans le cas des lettres anonymes, j'avoue que je m'y perds un peu!

Vous demandez à être clair et sans ambiguité et qu'



Citation:
il n'est pas question d'hypothèses ou de suppositions émises par un forumeur


et plutôt :

Citation:
mais pour chacun des participants actifs de donner une réponse qui doit être clairement définie se soldant sans ambages par un oui ou par un non.



Réponse : NON



Salutations.
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Lederangeur


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MessagePosté le: Mer Nov 18 2009, 08:51    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonjour à tous,


Concernant ces lettres et leurs contenus respectifs:


Dans cette affaire, des points vérifiables par leur réalité ,vérifiée et incontestable, attestée, sont restés figés malgré tout, et n'ont pas été éclaircis dans leur totalité.
C'est tellement facile des lettres anonymes, tellement simple à jeter ainsi, lors d'une enquête et on peut y dire ce que l'on veut, bien à l'abri, et soit, orienter les enquêteurs sur une piste crédible certes, mais bien souvent, au contraire, le but étant de leur compliquer la tâche afin de gagner du temps ou de régler des comptes personnels en désignant la personne cible, celle à qui on veut du mal, afin de lui apporter misère et complications.

Si des faits qui se sont réellement produits n'ont pas été tous éclaircis, n'ont pas tout révélé, quel crédit donner au contenu des ces lettres anonymes?

Personnellement, je n'y accorde aucun crédit.


Pour deux raisons:

1- Il s'agit de dénonciations " anonymes "  cela ne peut qu'inciter à la plus grande prudence.

2- Le clan étant acculé, il n'a jamais produit pour se " sauver " la moindre accusation dirigée envers un tiers, donc, une personne extérieure à la famille.
Comment, en voyant que des pères et fils, épouses, soeurs, brues, etc, etc, en arrivent à se déchirer, voire se hair purement et simplement, et que jamais, alors qu'ils sont acculés au mur, ils ne vont se décharger sur un tiers local qui aurait été présent?
Il faut se dire qu'après la condamnation de Gaston Dominici, il n'y avait plus rien à perdre.
Or, même Chenevier n'a pu avoir la primeur d'une révélation fracassante, laquelle aurait pu cibler un "personnage"

La seule personne principalement accusée par Gaston alors qu'il est dans sa cellule à Marseille, est " Gustave "  son fils.........!


Il est dans ces conditions, extrêmement difficile  de croire en un quidam extérieur à la famille qui aurait été présent, et que cette même famille, s'entraccuse à souhait et sans économie, et ferait planer un silence imperturbable à propos d'un " tiers ".....

Pour le reste, quant à savoir si les Dominici étaient devant la ferme armés, je n'en sais rien.
Je me dis que c'est possible, tout comme je me dis que c'est peut être totalement inventé.
Pour " l'inconnu " , mais ce n'est que mon avis, je n'y crois pas une seconde...........Mais cela n'engage que moi............

Je sais que quelquefois, il est fait référence à Maillet, indirectement, alors, une question me vient à l'esprit si j'émets cette éventualité:

Les Dominici vouant une haine " absolue " envers Paul Maillet, n'auraient jamais reconnu sa présence alors qu'ils étaient embourbés jusqu'au cou?
Ils auraient fait silence sur la présence de cet homme qui devenait un des vecteurs principaux qui allaient les conduire aux assises?
J'ai du mal à y croire.

Cordialement.............
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dixlouca


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MessagePosté le: Mer Nov 18 2009, 20:41    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonsoir à tous

Bonsoir Oryx

Pour faire court, Guerrier n'offrant qu'un bref résumé, espérant que Sébeille et Laborde nous offre une transcription littéralle vrai, aprés avoir trituré cette
lettre pleine de curiosités, je serai tenté de dire NON.

Cordialement
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dixlouca


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MessagePosté le: Jeu Nov 19 2009, 22:03    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonsoir à tous

Bonsoir Oryx

J'ai lu et relu la lettre anonyme, j'ai relu votre magistral post , vous avez raison celui qui écrit cette lettre  agit avec vice et finesse.
Pensez vous que :
Qui était l'homme qui était avec lui près de la ferme. Un seul peut le dire.

Que cet homme peut etre pure invention de la part du délateur ?




Cordialement
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oryx


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MessagePosté le: Sam Nov 21 2009, 13:52    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonjour à tous , 


Je suis persuadé que l'inconnu existait vraiment.
L'auteur de la lettre a trop besoin de cet élément pour casser l'alibi : " Nous étions tous couchés " . Alibi irréfutable, clef de voûte de leur système de défense que les policiers ne peuvent attaquer; sur quels arguments contradictoires auraient-ils pu se fonder ? Aucun ! 
Si l'inconnu n'existait pas, le Dominici en question pouvait dormir sans crainte sur ses deux oreilles, or en l'obligeant à parler en utilisant ce moyen de pression, de fait, c'est donc qu'il existait notre inconnu.
L'informateur est trop fin stratège pour avancer des pions improductifs.
Pour amener le Dominici à parler il faut que la présence d'une tierce personne soit
effectivement réelle et puisse comme l'épée de Damoclès représenter un danger au cas ou elle serait interrogée.
Si nous reprenons l'ordre chronologique des informations dispensées aux autorités :
- Le 11Août l'accent est mis dans la description d'un individu, grand, porteur d'un béret Basque etc, rien ne bouge côté PJ.
-Le 25 Août deuxième lettre, il est fait état d'un inconnu en présence d'un Dominici, rien ne bouge non plus, mais en apparence seulement.
Le clan est au courant de ces lettres et l'on peut dire que le maillon faible de la famille commence à pétocher, chacun sait qui sait à l'intérieur et à l'extérieur du clan et ce depuis le repas de midi à la GT le 5 Août.
Entre autre, Maillet apprend de la bouche du Tave que l'enfant donnait des signes de vie.
Et comme par hasard début septembre, le Tave profitant de l'absence momentanée de sa femme déclare à son ami en catimini pour écarter les soupçons éventuels pesant sur sa personne,  qu'il a vu et entendu, à quoi Popaul le finaud demande d'une façon subtile, pour  confirmation de ce qu'il sait depuis toujours : "mais où étais tu?" , " Là devant la luzerne" -  autrement dit pas couché à 1h10 tout comme entre 23h30 et minuit. Bravo Paulo bien joué !!!


M'est avis que le Paul avant tout le monde,  avait connaissance de faits permettant de réduire à néant l'alibi des gens de la GT. 
Chose que Sébeille n'a pu démonter officiellement en se basant sur des lettres anonymes et pour cause, ça l'aurait foutu plutôt mal pendant l'instruction.
Puis condamnation du Tave, mais le grand déballage n'a pas lieu " Merci Monsieur le Président" au grand dam de Paul, l'affaire étant dissociée du triple crime, le Tave n'ayant à répondre que du chef d'inculpation pour non assistance ...
Alors,malin, Maillet livre l'info décisive au commerçant de la Brillanne, qui lui enjoint  bien sûr par devoir de citoyen d'en référer aux autorités l'absolvant ainsi de passer pour une balance.
Gendarmerie et PJ , mettent l'info sous le coude en attendant la grande offensive de 53.
En somme reculer pour mieux sauter.


Cordialement  Oryx
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dixlouca


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MessagePosté le: Sam Nov 21 2009, 22:04    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonsoir à tous

 comme par hasard début septembre, le Tave profitant de l'absence momentanée de sa femme déclare à son ami en catimini pour écarter les soupçons éventuels pesant sur sa personne,  qu'il a vu et entendu


A malin, malin et demie, le Tave peut il enfariner Popaul le finaud, c'est a dire se déclarer dans l'esprit de Paul que simple témoin, alors que peut etre ... ?



A voir comme vous tirer les ficelles, vous devez avoir une idée sur l'homme au beret, donc on attend !
( ne vous méprennez pas ceci est un compliment )

Cordialement
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oryx


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MessagePosté le: Jeu Déc 3 2009, 18:41    Sujet du message: X... et Y... Répondre en citant

Bonsoir à Tous




Le problème n'est pas tant de savoir qui est l'inconnu, ni de préjuger de son implication à la quelle je ne crois pas dans les crimes. L'évocation de l'inconnu ne sert que de levier pour faire pression sur le Dominici.


Paul sait que le Dominici en question n'était pas couché aux heures dites comme le prétend l'ensemble de la famille, et qu'il se trouvait réellement en compagnie d'une tierce personne. Son but était précisément de faire avouer cela, ainsi le déroulement de l'enquête eut été tout autre.
Bien que difficile à interroger en raison de l'incohérence naturelle du Tave, sa position en ce cas devenait plus inconfortable devant ce mensonge face à la PJ.
L'intervention de Orsatelli sur la forme n'aurait pas eu lieu, car de simple témoin possesseur d'un alibi béton, il passait au rang de suspect  N° 1 par cette tromperie.
On peut admettre que l'inconnu de Peyruis n'aspirait pas à une publicité débordante en raison de sa position politique et que ce parti de bonne foi tout au moins dans les instances supérieures mal informées par la base ne pouvait que soutenir ses adhérents au début de l'affaire.
Par la suite un   "dignitaire local " de Lurs a été lâché, parce que mis sous les feux de la rampe porteur de gamelles. ( Stens + dérivation EDF ).
Ainsi qu'une pointure Départementale plus tard, probablement pour manque de discernement au début de l'affaire et pour avoir fréquenté les autorités policières de très près.
L'inconnu de 23h30 selon mes convictions a, lui, conservé sa place au sein du parti en demeurant " inconnu ", si l'on veut, de la PJ qui ne pouvait le confondre qu'en s'appuyant sur des lettres anonymes - évitant ainsi les éclaboussures d'une affaire sordide de droit commun qui auraient pu rejaillir sur un parti exempt de tout reproche dans les crimes ; ce qui par contre coup à malheureusement conforté l'alibi des gens de la GT.
Le mur du silence se situe à ce niveau. En aucune façon un membre du parti ne devait être compromis.
Conclusion :  s'il n'est pas bon de mêler amour et business il est tout aussi néfaste de mêler amitié et politique.


Bien amicalement  Oryx
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