Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
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Ricard et le lit de camp
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Cassandre


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MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 11:48    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

   Bonjour


Toutes ces suppositions sont plausibles, très intéressantes. Par contre, et je n'ai pas mes bouquins sous la main, et je me souviens plus exactement de la totalité du témoignage de Ricard.
A propos des deux femmes qui semblent guetter, ce n'est pas plutôt le motard Olivier qui les a vues? Je me souvenais pas que Ricard ait vu aussi les deux femmes. Je croyais qu'il n'avait vu personne?
Pardonnez mon manque de mémoire. Je dois me tromper alors. Question

Au sujet de l'enfant, Azerty, d'après les commentaires de certains experts, et d'André ici même, les blessures que portait l'enfant ne lui auraient pas permis de survivre plus de 20 mns ou à peine un peu plus. C'est donc qu'après avoir reçu un ou plusieurs premiers coups non mortel (s), elle aurait bien été achevée plus tard  au matin, ce qui est confirmé par l'absence de raideur cadavérique. C'est là une constatation qui ne peut être contournée. Le médecin sur les lieux parlait d'un crâne morcelé comme un sac de noix. Il a dit avoir plié les membres de l'enfant.
Je reste donc accrochée à votre deuxième hypothèse, celle où l'enfant a été assassinée tôt dans la matinée.

Pour en revenir aux corps et à leurs positions. Si ils ont été déplacés ou " repositionnés " dans le but de ne pas être vus par des passants durant la nuit, ça indiquerait donc que la version de Gaston est totalement fausse. Je m'explique. Si la femme est tombée près du mûrier, elle se trouvait alors pratiquement déjà derrière la voiture, et donc, difficile de la voir pour des passants, qui de plus, passent de nuit. Si le corps de L'homme était par contre là où l'on l'a trouvé, alors, ça serait incroyable, car là par contre, quelqu'un aurait pu le voir, car au bord de la route, et je rejoins Jean Michel qui dit qu'avec un lit de camp posé sur le corps, l'ensemble devenait encore plus visible.
Quelqu'un aurait même pu s'arrêter, ne serait ce que pour " récupérer " un lit de camp gratuitement, déposé là sur le bord de la route.
C'est ici que nous replongeons dans toutes les incohénces ou plutôt des éléments d'un puzzle qui ne s'accordent pas, et dont la logique nous échappe.

On cacherait le corps de la femme, et on laisserait bien en vue, celui de l'homme.
Ca nous fait penser obligatoirement que la mise en scène a du commencer tard dans la nuit. La preuve, c'est que Gustave à ses risques et périls, continue de trafiquer sur les lieux en plein jour.
Donc, la question est la suivante, et elle est de taille : Qu'est ce qui a pu retarder ou empêcher le démarrage de cette mise en scène ? Si ce n'est la fuite de l'enfant. Quelle pourrait en être la raison?

Bon, et bien, il y a encore de quoi fouiller dans cette affaire. Pas facile.

Depuis le début, je refusais totalement l'hypothèse soumise par un membre ici, sur l'évacuation des corps, je commence à me demander si je ne vais pas revoir ma position. Bien que cela me semble assez improbable quand j'y pense.
Mais on dirait bien que quelque chose était en route dans la nuit ( Si on écarte une fuite de l'enfant ) qui aurait pour une raison ou une autre, avorté.  Je me dis peut être à tort, bien entendu, je ne suis sûre de rien, que les corps de ces malheureux ont du être déplacés, encore et encore, pour être positionnés de la manière dont on les a retrouvés au matin.
Oups !

Pour faire plus simple, je dirai que peut être la mise en scène orchestrée par Gustave au matin, ne devait pas être la première. On dirait que quelque chose a bouleversé ou désorganisé un premier projet, une première mascarade, cela, dans la nuit, et dès les premières heures,  pour enfin, être abandonné, et se terminer avec Gustave qui se démène sur les lieux jusqu'au jour.

A bientôt

Marie-Val
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MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 11:48    Sujet du message: Publicité

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AZERTY


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MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 20:35    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

oryx a écrit:
Bonsoir ,
Effectivement il est inexplicable que ce témoin et bien d'autres aussi n'aient pas remarqués le lit de camp recouvrant le corps de l'Anglais.
Toutefois avant de poursuivre il faudrait savoir par où est ressorti notre campeur du bivouac :
Soit à gauche du mûrier par le chemin du pont pour accéder à la RN.
Soit entre le mûrier et le capot de la Hillman.
Soit par l'arrière de la voiture en revenant (?) sur ses pas.
Dans ce cas, circonstance encore plus aggravante d'étourderie et de cécité.
Quoi qui l'en soit, j'ai le même sentiment que vous Mariani, il a dû s'apercevoir d'une anomalie quelconque, son silence envers les deux femmes au passage devant la ferme et l'attitude de celles-ci à son endroit  n'incitait pas à un brin de causette, chacun des protagonistes savaient....
Nous pouvons songer à l'inquiétude de la bru: " a t' il vu mon mari ? " un corps oui! c'est sûr. Mais savait-elle dans l'immédiat s' il était recouvert d'une couverture donnant l'illusion de dormir.
Je veux bien admettre comme tous que le centre d'intêret visuel en déboulant du virage soit le véhicule, mais en marchant à droite ou à gauche de la route en direction du bivouac il est dur d'avaler qu'il n'ait pas dirigé son regard vers le lit de camp, ni plus loin en direction de la ferme et voir les personnes en attente.


Aurait-il entendu les coups de feux dans la nuit, et fait un rapprochement subito presto lors de son passage qui l'aurait incité à pénétrer sur les lieux, faisant la liaison avec les détonations entendues la veille, plus les taches de sang sur la route et le désordre relatif  devant les portes arrière de l'automobile.
Ainsi l'excuse qu'il ait pu se trouver en présence d'un accident  pour expliquer son intrusion serait fondée par ces trois éléments ;  le facteur à lui seul du désordre relatif ne peut engendrer une prétendument démarche de curiosité aussi irrépressible telle qu'un individu pénètre dans l'intimité d'autrui.
Sinon en matière d'indiscrétion on ne peut trouver mieux.

Un témoin franchissant le pont des Mées à l'heure des crimes aurait cru discerner provenant  du virage ou de la GT des lueurs dans la nuit...
A plus forte raison me semble t 'il par pure hypothèse, si le campeur à une distance plus rapprochée situé en hauteur dominante sur le bord Sud du plateau de Ganagobie contemplait la vallée par pleine lune sous la voûte céleste. La végétation étant moindre à cette époque il est probable que les éclairs provoqués par les coups de carabine devaient se distinguer plus ou moins nettement à l'amorce du virage, du haut de cet endroit  (" citadelle imprenable voyant arriver de loin les colonnes Allemandes ennemies " ). La vue porte jusqu'à la côte de Giropey.


Cet homme connaissait très bien les lieux...  on peut supposer qu'après avoir vu les éclats lumineux et entendu les coups de feux la veille de son camping du haut du plateau il n'avait qu'une hâte : outre prendre son car le matin que d'aller découvrir au passage sur son chemin dans cette zone un semblant d'explication.
Il nous faut tenir compte aussi du petit vent portant soufflant  dans une atmosphère sèche, orienté  Sud / Nord  (WR ne démentira pas ) qui pourrait accréditer le fait qu' il ait pu lui aussi entendre des cris  d'horreurs, tout comme un témoin de Dabisse sans en avoir absolument la certitude.


En l'absence de la lecture du rapport établi dans la description des taches de sang  sur la RN, nous ne pouvons que nous fier aux photos Chenevier bien postérieures au 5 Août - sujettes à discussions sur le positionnement exact qui relève de l'à peu près.
Néanmoins on peut s'étonner que celles-ci soient encore visibles le matin après le passage de plusieurs dizaines de véhicules notamment sur les bords droite et gauche de la chaussée.
Je suppose qu'il doit y avoir une différence de fraîcheur, de coagulation, de séchage, d'écrasement, d'effacement plus ou moins accentués par les pneumatiques en fonction de l'antériorité de leur présence au sol.
Soit elles étaient présentes à partir de 1h10 (écoulement sanguin des blessures en traversant la route), soit à l'issue du transport audacieux du corps post mortem + le lit  pour le cacher, pendant la découverte du corps de l'enfant, dans le dos des cheminots. 
A cet instant, ni le pépé ni le petit-fils ne sont présent sur place, selon l'enquête l'un garderait ses chèvres, et le dernier n'arriverait qu'après les gendarmes.
Dans les deux cas l'aspect des traces ne doit pas de toute évidence être le même selon qu'elles jonchent le sol à 1h10 ou à 6h30 le matin.
Les photos des taches devraient montrer leur aspect et situer dans le temps les heures de leur épanchement.


M'est avis que Ricard a dû se tailler au plus vite sans demander son reste, en se retournant à plusieurs reprises il démontre son inquiétude, fuyant par avance tout interrogatoire sur sa démarche inopportune.
C'est probablement après réflexion que notre campeur dépose à la gendarmerie, contraint et forcé, pour se prémunir du fait que deux témoins l'ont vu pénétrer sur le campement.
D'une façon générale les six ou sept personnes ayant arpentés au plus près sur les  lieux se sont évertuées à ne pas remarquer dès leur arrivée ce lit de camp en bordure de route. Ricard, lui, fait carrément l'impasse sur la présence de ce le lit aussi bien sur le bivouac qu'en face dans les touffes de genets.
Pas plus également au prime abord les gendarmes en arrivant l'ont remarqué.
Si nous nous référons aux multiples déclarations il serait resté un bon moment sur le bivouac, la présence d'un deuxième lit vide n'aurait pas manqué de l'interpeller et d'en faire allusion plus tard dans sa déclaration à la gendarmerie de Forcalquier ; en définitive au sortir du campement il ne veut que voir  qu'un campeur excentrique dormant sur le sol recouvert d'une couverture, devant un lit encombré d'objets divers.


Malgré son attitude équivoque qu'on peut lui reprocher en raison de son  manque de discernement, il s'est montré par la suite intraitable heureusement en se rattrapant dans la désignation  du corps allongé de l'Anglaise paralèllement à l'auto.


Le chapitre n'est pas clos, seule hypothèse novatrice dans ce sujet : les paroles du fils cadet qui pourraient tout aussi bien sortir de la bouche du campeur:
" Si tu avais vu, si tu avais entendu les cris d'horreurs ....." Mais où étais tu ? La haut sur le plateau !!!


Cordialement Oryx





Bonsoir Cassandre

Voici le message d'Oryx (page 1 de ce sujet)

Je pense également que l'attitude des deux femmes est très bizarre : si ce sont de simple stélmoins extérieurs, elles auraient normalement dû n'avoir qu'une envie : communiquer leurs impressions avec un autre témoin extérieur. Or, là, elles se taisent. 


Dernière édition par AZERTY le Lun Juin 11 2012, 23:32; édité 1 fois
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AZERTY


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MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 21:13    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Pour le temps perdu et la mise en scène, il n'est pas évident que les tentatives de modification des lieux aient commencé si tard que cela. La difficulté a dû venir à mon avis, pour les "arrangeurs" de scène :

* d'un manque de coordination (compréhensible)
* du problème de la petite à "surveiller" (puisque encore vivante, même inconsciente) = surveiller son état, voir si "par miracle" elle n'allait pas mourir toute seule des premiers coups = donc fréquentes vérifications
* d'une valse hésitation entre toutes les options possibles, certaines entamées et se révélant finalement impraticables, tout se chevauchant dans une certaine confusion : les arrangeurs font quand même cela pour la première fois de leur vie.

 


Dernière édition par AZERTY le Lun Juin 11 2012, 23:36; édité 1 fois
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AZERTY


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MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 21:28    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

01:10 - Les coups de feu claquent.. Ils seront entendus par deux témoins qui se trouvaient près de Dabisse, de l'autre côté de la Durance.

  01:30 - Henri Conil, entrepreneur, ne remarque que la voiture fermée.Mais il lui semble voir quelqu'un dans l'ombre à côté de la Hillman.

  03:45-03h50 - Jean Garcin, cultivateur, aperçoit des coussins autour de la voiture.
                          Un peu après, son cousin, Germain Garcin aperçoit un homme assez grand penché sous le capot avec une lampe.
  04:30 - Marceau Blanc  roule en direction de Manosque. Il aperçoit un lit de camp, à quelques mètres de l'avant du véhicule.
              Il dira également avoir vu une couverture ou une toile recouvrant une partie du véhicule, côté droit, c'est à dire côté route.

  04:45 - Richaud, aperçoit la même chose.

 Peu de temps après, Joseph Moynier passe et ne verra rien, pas même le lit de camp tel que l'ont vu, Blanc et Richaud.

  04:50 - Aimé Marola, voit un lit de camp à droite de la Hillman quand on la regarde de face sur l'avant.

  05:00 - Giovani Colussel aperçoit une couverture étendue sur le sol à 1,50m de la voiture

  05:30 - Jean Hebrard aperçoit un lit de camp en position verticale, appuyé sur la voiture.



Notez : peu de témoins entre 1h30 et 3h45, sans doute parce que peu de passage naturellement, mais celà dénote aussi  qu'il y a eu probablement un temps de "réflexion" après une première phase de dissimulation provisoire des corps pour les cacher aux automobilistes de passage.
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Mariani


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MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 22:13    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

 Bonjour amis(es) du forum,
 bonjour Azerty.

Je suis comme vous, passionné et souvent enthousiasmé par les posts de notre ami Oryx. Okay
Il a raté sa vocation. Very Happy . Bien que je ne doute pas qu'il soit doué dans de nombreux autres domaines.

Je vais donc attendre ses réponses, son avis. Surtout sur les autres fils dans lesquels vous faites appel à lui.

Je voudrais juste dire ceci, et je vais être bref, puisque mon âge canonique avançant, me dissuade de me coucher trop tard, mon organisme refusant tout effort au delà de 23h. Embarassed


Avez vous vu les photos où l'on voit l'emplacement précis de corps de la filette sur le talus?
L'endroit où son corps é été retrouvé, ne semblait pas si pentu que ça. Elle avait sans aucun doute, déjà passé une configuration de terrain bien plus difficile, bien plus raide. Même si ensuite, elle se serait trouvée face à un passage très abrupt,  mais elle n'a pas eu hélas, le temps d'y parvenir, à moins qu'elle fait un demi tour. Ce qui me semble pas très envisageable.

Vous dites que Gaston était sans doute imbibé d'alcool quand tout cela s'est produit. Ce qui est certainement très vrai de la réalité. Nous savons tous que Gaston n'était pas un buveur d'eau.
Mais en ce cas, il y a tout de même quelque chose qui semble ne pas coller.
Nous avons donc un Gaston fortement imbibé de sa gnôle ou de son vin. De l'autre, nous avons une fillette de 10 ans, sans doute effrayée, terrorisée, qui veut échapper à la mort, ayant vu ses parents se faire assassiner.

Si l'effroi n'a pas paralysé Elisabeth dès les premières secondes, alors, l'instinct de survie a pris le dessus, et rien ne devait pouvoir arrêter sa course., Alors qu'elle a entamé une course folle, on peut s'interroger sur le fait qu'un homme imbibé, sans doute hors de lui, perdu dans sa furie, mais sous l'emprise de l'alcool malgré tout, arrive à rattraper une fillette de 10 ans, et nous savons que la peur donne des ailes, que cette fillette, arrivée à un endroit du terrain pentu, mais qui n'est pas le plus difficile, stoppe soudainement sa course pour attendre son boureau. Même si cette enfant est tombée, elle aurait pu se relever aussi promptement, et continuer sa fuite à vive allure.

Mais voilà que non, et qu'au contraire,  nous avons cet homme complètement ivre, donc, ne pouvant utiliser tout son potentiel, qui rattrape l'enfant, cette enfant qui après une chute , va attendre que son bourreau parvienne jusqu'à elle.
Sachant qu'il y a de fortes chances aussi pour qu'Elisabeth connaissait l'état du terrain, puisque arrivée tôt sur les lieux, il semble improbable que ses parents ne soient pas allés voir la Durance, accompagnés de leur fille. Il apparait que Gaston dans son état, rattrapant Elisabeth, de nuit, avec cette enfant qui devait courir comme portée par le vent, mais surtout, poussée fortement par la peur,  tient du miracle.

Il est très difficile avec tout ça de croire encore à la fuite de l'enfant, telle que Gaston a pu la raconter.
Il reste donc deux hypothèses, mais malgré tout, plus que crédibles:

1-- L'enfant n'a jamais pris la direction du pont, et encore moins du talus. Ce à quoi je crois personnellement, mais cela n'engage que moi.


2-- Ce ne serait pas Gaston qui aurait rattrapé Elisabeth, mais un autre ( Gustave ou Zézé ) , tous deux, peut être, en pleine possession de leurs moyens et plus jeunes.

Ce qui serait peut être aussi alors,  un des morceaux de la " fameuse patate chaude " entre les trois personnages. ( Gaston-Zézé-Gustave )

Conclusion: La fuite de l'enfant seule, vers le talus, je doute que beaucoup y croient encore, tellement cela semble impossible, vu les circonstances. Cool

Amicalement à toutes et à tous.
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dixlouca


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MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 22:38    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonsoir à tous
Bonsoir Azerty

J’ai fortement apprécié votre post sur le comportement de Ricard. La description que vous en faites est d’un réalisme saisissant. J’ai également bien apprécié le post sur l’attitude de Roure et son comportement étrange vis-à-vis du règlement.

1/ Une chose en marge de l’affaire m’intrigue, pourquoi faites-vous plusieurs fois allusion au PLM, alors que nous sommes en « 1952 » et que le PLM est devenu SNCF depuis 1938, avec  le PO Midi, Nord et consort?

2/ La rumeur de la pseudo réunion dont vous faites allusion,  a été qualifié de réunion du PCF. D’ailleurs à en croire certains auteurs les Dominici n’était même pas encarté. Etrange endroit donc pour tenir une réunion de ce type. Par contre s’il y a eu petit arrangement, il y fort à parier que la majorité des volontaires étaient  des  agents seuneucefeu. De toutes façon quoi de plus naturel puisque dans l’environnement de la GT moult agents SNCF étaient soit des amis soit des parents.
Il faut avouer qu’il faudrait être branque de ne pas profiter de ces atouts et payer une forte amende et ou devoir le montant des travaux officiel à la SNCF.

En 1952 les agents SNCF étaient à la CGT, mais qui étaient à la CGT étaient très fréquemment également  au PCF. D’où la méprise faite par le ou les témoins visuels de quelques bras à proximité de la GT et qui ont  colporté  cette rumeur de réunion du Parti. Réunion étant en réalité le dit pot,arrosé à la blanche.
Cette opération rails propres devant être la plus discrète possible, son exécution ne pouvait se faire que tardivement. Mais l’heure rapportée de cette réunion me semble peu avancé dans la nuit, peut-on penser que cette réunion « pot » et beuverie certainement pour d’autre(s), était un pot pour faire l’heure et se donner du courage avant le labeur ?

3/Autheville avait annoncé faire des révélations au procès. Mais que pouvait-il annoncé de si fracassant ? Que pouvait-il savoir ? Peut-être que des subordonnés avaient joué au terrassier de façon nocturne ? Non ?
Cordialement

Derniere question, vos opinions, les avez vous forgé par la lecture d'ouvrages sur le sujet, ou avez vous procedez à une sorte de défragmentation de ce site et fait une synthese?. En tout les cas bravo. Un petit désaccord tout de meme, je ne suis pas encore convaincu de la culpabilité totale et peut etre meme partielle de Gaston
 

 
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AZERTY


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MessagePosté le: Jeu Mai 31 2012, 23:11    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonsoir Dixlouca et Mariani : je vois que tous les habitués sont là, et j'ai consulté vos posts avec intérêt aussi, croyez-le bien.

En fait, ma seule documentation sur l'affaire est... votre site, et j'en ai fait effectivement une défragmentation. J'aime la logique et la synthèse, c'est un exercice intellectuel particulièrement intéressant, et il est très agréable d'avoir affaire à des passionnés mais qui savent rester argumentés, qui citent exactement les sources. J'ai exploré (et je continue, je n'ai pas terminé) cet espace dont quasiment toutes les interventions sont intéressantes, et j'apprécie énormément la tolérance qui y règne quant aux diverses hypothèses : tout est discuté d'une manière rationnelle, avec arguments à l'appui, ce n'est pas une foire d'empoigne. Je trouve d'ailleurs qu'il est  dommage que ce matériau reste éparpillé, peut-être un jour faudrait-il songer à créer en Pdf adobe des fiches synthétiques téléchargeables. Egalement, j'ai vu sur quelques messages des chronologies de témoins, il serait particulièrement bien venu de fabriquer une chrono générale depuis l'arrivée de la Hillman jusqu'à l'arrivée des gendarmes, avec des incrémentations de cinq minutes, nous pourrions un jour songer à nous y coller, non ? Certes, ce chrono aurait de larges vides, mais le numérique permet des tableaux de présentation que ne permet pas une pagination papier : un tableau en format word (converti ensuite en Pdf), formant un timing aussi complet que possible, serait pour tous un précieux outil de consultation et de référence :

Colonnes ;
Temps                              Fait/Evènement                  Protagoniste A  B  C  D  E  F etc
(heures, tranche sou          (nature, lieu,                       (où est-il ? Que fait-il ? etc)
                                        déroulement, etc)
plages horaires)

         avec pour chaque élement cité, indication de la source (déclaration de l'intéressé, fait matériel établi par l'enquête, hypothèse, etc = utilisation de couleurs distinctes pour surligner éventuellement)

Je dois dire enfin qu'Oryx, en particulier, avec toutes ses indications très détaillées quant aux questions d'irrigation, me semble toucher du doigt probablement le coeur de l'affaire.

Pour les PLM, oui vous avez raison : simple "tic", dans ma famille, quand j'étais enfant,  on employait encore le terme "PLM" malgrès le temps (allez savoir pourquoi), un peu comme on dit Mamouth encore pendant des années au lieu de Carrefour quand l'enseigne d'un mgasin change.


Concernant votre opinion  : je serais très intéressé de la connaître, toutes les idées et contre idées sont intéressantes à examiner, c'est stimulent. Si quelqu'un venait m'exposer des arguments pour l'innocence de Gaston ou autre, je les lirai et les discuterai avec tout autant d'intérêt et de sérénité, rien ne doit être fait à sens unique, seule la raison et le raisonnement doivent prévaloir, c'est l'ambiance globale que j'apprécie sur ce site. Donc aucun problème, votre opinion et vos hypothèses m'intéressent sans restriction, y compris dans le détail : c'est un réel plaisir de raisonner, débattre discuter et argumenter en confrontant les hypothèses, nul ne détient à lui seul la vérité, elle naît toujours de la confrontation des idées. Je n'ai pour le moment vu que des argumentations favorables à la culpabilité, mais effectivement, sans doute serait-il intéressant - et utile - d'entendre des arguments contraires. J'y pensais d'ailleurs encore cet après-midi, je me disais : en dépit de tous ces éléments, et si..? Raison pour laquelle je m'attache tant à la découverte (sans doute impossible ?) du "mobile" du crime (concernant du moins les parents ; pour la fillette, la question me semble réglée : un meurtre horrible mais rationnel).
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AZERTY


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MessagePosté le: Ven Juin 1 2012, 00:55    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Mariani a écrit:
  Il reste donc deux hypothèses, mais malgré tout, plus que crédibles:1-- L'enfant n'a jamais pris la direction du pont, et encore moins du talus. Ce à quoi je crois personnellement, mais cela n'engage que moi.

2-- Ce ne serait pas Gaston qui aurait rattrapé Elisabeth, mais un autre ( Gustave ou Zézé ) , tous deux, peut être, en pleine possession de leurs moyens et plus jeunes.

Ce qui serait peut être aussi alors,  un des morceaux de la " fameuse patate chaude " entre les trois personnages. ( Gaston-Zézé-Gustave )

Conclusion: La fuite de l'enfant seule, vers le talus, je doute que beaucoup y croient encore, tellement cela semble impossible, vu les circonstances. Cool

Amicalement à toutes et à tous.







Sans aller jusqu'à l'intervention de Gustave ou Perrin, votre hypothèse 1 est intéressante : Si l'on suppose Gaston situé un peu en arrière de la Hillman : il vient de tuer JD, il est en train de tirer sur sa femme. La fillette  sort de la voiture à ce moment par la double porte arrière, "de tout son corps" pour mieux fuir et plus vite, tête en avant. Si à ce moment le vieux tape, il peut la "cueillir" à la tête et l'assommer sans devoir lui courir après car il y a une phase de "ramassage" dans ce genre de bond, pendant laquelle la tête est en avant et très exposée aux coups. Il est possible  aussi que la fillette ne se soit pas réveillée immédiatement au début de l'agression, les enfants ayant souvent le sommeil plus lourd que les adultes, elle a donc pu ne se réveiller que pendant les tirs sur sa mère, et tenter de sortir à ce moment, ce qui donnait largement le temps à Gaston de la frapper. Resterait cependant à expliquer la fameuse balle tirée sur le parapet du pont.Ensuite, l'enfant inanimée aurait été transportée ailleurs pour à la fois surveiller l'évolution de son état et la soustraire aux regards des automobilistes, pendant que les corps des parents étaient alignés derrière la hillman, pour la même raison : on aurait l'explication des pieds intacts et du pyjama également exempt de toute traces de déchirure. J'ai vu un "lapsus" intéressant dans une auditon de Yvette Dominici, quand elle évoque le fait que l'enfant était étendue au "dessous du pont" : cet endroit, un peu sous le parapet (côté GT), pourrait avoir été une première étape pour son meurtrier de la "stocker" en attendant (raison pour laquelle Yvette l'aurait évoqué par erreur penndant sa déposition, si par exemple Gaston en a parlé devant elle après les faits) : un endroit à l'abri des regards et proche de la scène de crime, pour l'avoir sous la main. Ce n'est qu'ensuite qu'elle aurait été transportée sur le talus après le pont et achevée là. Par qui ? Mystère. Personnellement, je ne m'exoplique d'ailleurs pas du tout le choix de cet endroit : le ou les meurtriers savaient que l'arme avait été jetée dans la Durance, conduire l'enfant près de la Durance  et lui fracasser le crâne avec un objet contondant ne pouvait qu'inciter encore davantage les enquêteurs à chercher cet objet devant eux, dans un périmètre restreint. Il n'est pas si évident que les enquêteurs auraient cherché avec acharnement dans la Durance si l'enfant avait été laissée près de ses parents, et si le ou les meurtriers avaient pris soin de "terminer" le travail avec une pierre longue et étroite, en la laissant ensanglantée près du corps : ils auraient peut-être focalisé sur la pierre concernant la fillette, et pour l'arme il n'était pas si évident qu'un tueur ne l'ait pas gardée avec lui. Restait cependant le fameux morceau de crosse oublié. Ce morceau de crosse m'intrigue, je me demande vraiment comment il est resté près de l'enfant avec tous ces déplacements : soit la carabine a été jetée immédiatement après les premiers coups par Gaston (coups d'assommage)n et alors la carabine n'a pas servi à achever, mais dans ce cas Quid du morceau de crosse ? Soit la carabine a servi aux premiers coups d'assommage et aussi pour achever l'enfant, ce qui explique le morceau de crosse,  mais alors pourquoi "l"acheveur", précis et déterminé, après avoir porté ses coups, aurait-il calmement commis l'erreur idiote de lancer l'arme dans l'eau, si près des lieux  plutôt que d'aller l'enterrer loin ?

Dernière édition par AZERTY le Lun Juin 11 2012, 23:47; édité 3 fois
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AZERTY


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MessagePosté le: Ven Juin 1 2012, 01:11    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

extrait de l'audition d'Yvette
http://www.samuelhuet.com/lurs/53-lursfacts/427-audition-de-temoin.html
(je l'ai trouvée ici, lien suivi depuis le site vers celui de S. Huet)

Sur interrogation. - J'affirme de la façon la plus absolue que mon mari ne m'a pas dit s'être rendu sur les lieux du crime après avoir parlé à son père et avant de se recoucher. Il ne nous a rapporté, à ma belle-mère et à moi, qu'il avait vu la fillette vivante, que le matin alors que nous étions toutes les deux dans la cour. Nous étions levés vers cinq heures, et mon mari, après avoir soigné les bêtes, était parti en direction du campement. C'est à son retour qu'il nous a dit avoir vu la fillette en dessous du pont, le visage ensanglanté. Il me semble que ce n'est que beaucoup plus tard qu'il a dit avoir vu l'enfant remuer un bras.
"Je ne saurais vous dire combien de fois mon mari est retourné sur les lieux du crime".



Elle dit "en dessous du pont" : peut-être (mais peut-être seulement) par lapsus révélateur, parce que c'est cet endroit qui a été enregistré en premier dans son esprit, le premier lieu de stockage de l'enfant si elle a entendu Gaston ou quelqu'un d'autre en parler, alors qu'elle veut parler de l'endroit où a été finalement découvert le corps : elle confond alors involontairement les deux lieux, parlant de l'un en pensant à l'autre.

Je vois mal en effet un transport immédiat de l'enfant si loin au delà du pont, elle a pû être gardée inconsciente "sous la main" près du pont, à l'abri des regards mais pas trop loin, chose importante surtout pendant la phase ultérieure d'arrangement.


Dernière édition par AZERTY le Lun Juin 11 2012, 23:42; édité 1 fois
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Cassandre


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MessagePosté le: Ven Juin 1 2012, 18:14    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonjour

Aie aie aie !

Je sais pas si vous l'avez remarqué, mais plus ou moins inconsciemment, et je mets dans le lot aussi, nous replongeons malgré nous, sans doute par réflexe, je ne sais pas vraiment pourquoi, dans la version donnée par Gaston Dominici.

Je reconnais que c'est dur de se détacher de ces détails donnés par cet homme, et pourtant, on a aussi envisagé tant d'autres choses.
Mais, inexorablement, et malgré les incohérences au niveau des indices, constats, etc, etc, on se recale pour certaines choses sur la version Gastonnienne comme le disait quelqu'un ici dont j'ai oublié le nom.

L'enfant qui surgit de la voiture.
Le père assassiné en premier.

Mais si on doit s'attarder sur les lapsus de certains, ce qui est normal après tout, il y en a d'autres venant de la part de Gaston, qui s'ajoutent à ceux de la belle fille.

Je les cite:

 " La petite, on savait pas quoi en faire "

 " Il a voulu prendre son enfant sur les épaules et s'enfuir "


Rien que ces deux phrases en disent beaucoup.

Et cela remet tout en cause, du moins, le déroulement des crimes.

Rien ne dit que c'est bien Jack Drummond qui a été tué en premier. ( Ce qu'affirme Gaston, mais son lapsus dit le contraire )

Rien aussi ne prouve que l'enfant était dans la voiture.
Une enfant, dont on n'a jamais retrouvé de quoi elle était chaussée. Et cela malgré tout, est d'une importance capitale.

Je sais que je me répète, excusez moi, mais bon, je crois que comme le dit Jeanmi, suivre le " fil Gastonnien " nous conduit où il veut, sauf peut être à la vérité.
D'où prudence.

Je me demande même si il ne faudrait pas lister toutes les déclarations , lapsus, bref, qu'importe comme on les nomme, afin de voir tout ce qui est en contradiction avec la version donnée par Dominici, et curieusement acceptée comme l'ultime vérité par les policiers, juges, et jurés.

Finalement, nous suivons depuis 60 ans, le fil donné par l'assassin, qui de toutes évidences a tout dit et tout fait pour minimiser sa responsabilité. Il sera suivi ensuite par le reste de la famille. Sauf, Clovis.
Je comprends mieux pourquoi Clovis devenait aux yeus de tous " le maudit " l'homme à abattre.
Pardi, puisqu'il il se rétractait pas toutes les 10 minutes comme son père ou son frère, et pire, le BELLE FILLE !
Belle fille, qui m'apparait comme le plus terrible, la plus manipulatrice, et la mieux à l'aise pour contredire ce qu'elle a dit la veille, ou contredire même ce qu'ont dit les autres.

" Le vieux, il ne sait plus ce qu'il dit "  Ah bon, mais curieusement, elle dit cela quand ça l'arrange. Sinon, au contraire, elle ne l'appelle plus le " vieux " mais c'est son " beau père "

En tout cas, tout est intéressant. Je suis contente de voir la tournure des débats. Un régal !!!
Je suis un peu étonnée du post de Dixloucas, ou alors, j'ai pas du en comprendre le sens véritable. ??? Question  Car il me semble qu'il y a un changement de cap.
Mais après tout, imaginons tout ce qui est possible.
Même si Gaston Dominici n'était pas coupable. Je n'y crois pas du tout, évidemment, mais imaginons, Gaston Dominici n'aurait pas tué les Anglais. Et bien dans tous les cas de figures possibles et imaginables, le ou les assassins venait (aient) bien de la Grand-Terre.
Reconnaissons au moins à Sebeille, malgré ses lacunes et erreurs, que d'avoir ciblé la ferme comme étant le lieu d'où pouvait provenir l'assassin, a été une réussite.
Dommage qu'ensuite, il a laissé cette enquête se conduire dans une anarchie totale. Mais je rejoins Mariani qur le fait que Peries est le premier responsable.

Bon, plus le temps, je dois accompagner "Monsieur " ....On m'attend.
A bientôt

Marie-Val
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MessagePosté le: Ven Juin 1 2012, 20:54    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

   


    Non Cassandre, ne craignez rien : je me fiche comme d’une guigne de la version Dominici,  je ne suis pas « pro-Dominicie », pas « anti-Dominici », j’essaie simplement de raisonner en toute logique. Je n’ai aucun préjugé d’où qu’il vienne, je ne crains pas de « retomber » dans l’hérésie, pour la bonne raison qu’elle n’existe pas à mes yeux, et que je me méfie toujours de l’orthodoxie : je suis un "raisonneur pervers polymorphe", tout est possible et son contraire pour moi, je raisonne certes en binaire comme tout humain mais je peux aussi accepter sans pb deux choses absolument contradictoires en les tenant pour vraies l’une et l’autre tant que je n’ai pas la décision certaine (j’ai un gros frigo à la place du cerveau Mr. Green ).

 Et voici d’ailleurs d’autres réflexions, liées au morceau de crosse (notez que je n’exprime pas d’opinion, je me contrefiche des opinions,  je ne fais que chercher en tentant de raisonner à peu près logiquement, le bon vieux sens) . Je ne cherche pas à aboutir quelque part, j’expose juste des « chemins possibles du réel.
http://affairedominicilurs.xooit.com/t321-Quelques-reflexions-logiques-sur-…

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MessagePosté le: Ven Juin 1 2012, 21:58    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonsoir à tous

Azerty votre idée de fiches au format PDF n'est pas mauvaise. Que les volontaires levent le doigt.
Pour cette bonne idée et pour avoir ranimé la flamme de ce forum vous avez droit à une belle image.



Anne, ma soeur Anne ne vois tu rien venir ?


Cassandre quelle est la partie de mon post que vous ne comprenez pas ?

 
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MessagePosté le: Ven Juin 1 2012, 22:31    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

A mon avis, le premier outil de référence à fabriquer serait un timing chrono depuis l'arivée des anglais jusqu'à l'arrivée des gendarmes, réalisé avec autant de rigueur que possible : c'est ce qui manque aux lecteurs qui découvrent cette affaire et qui ont souvent subi la désinformation des média ou des livres à sensation.

Je suis volontaire pour le tenir (j'ai par ailleurs l'outil nécessaire pour créer du Pdf facilement)

Les autres fiches seraient des zooms focalisant sur certains moments de ce timing, et/ou certains aspects

Tous ces documents seraient estampillés de la "marque" de ce site (les Pdf ne pouvant ensuite être modifiés, et pouvant être sécurisés).
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AZERTY


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MessagePosté le: Ven Juin 1 2012, 22:41    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Cassandre : Pour ce qui concerne le fait que l'enfant couchait dans la voiture : j'ai vu sur un site un message d'un intervenant nommé Gorenflo que je reproduis partiellement ici  :

Début de citation---
 Au mois d'octobre 1952, les gendarmes renvoient un procès-verbal au Procureur de la République de Digne qui leur a demandé quelques vérifications dans le cadre de l'affaire de Lurs (...)
Dans le procès-verbal, ils reproduisent l'audition d'un monsieur ETIENNE, secrétaire en chef de la sous-préfecture de Forcalquier qui leur explique que le 6 août, il a vu les Marrian lorsque ceux-ci sont venus reconnaître les corps. A cette occasion, il a discuté avec une des filles qui parlait le français. Il dit ceci : " D' après elle, les Drummond avaient l'habitude de coucher dehors. A Villefranche, par exemple, alors qu'il y avait des chambres à leur disposition, les Drummond couchaient dehors. Au cours de leur voyage pour venir à Villefranche, ils auraient couché d'après cette jeune fille, dans les Alpes au bord de la route. "(...)


Je rectifie un oubli à la suite de mon précédent post. A la fin de son audition, le sieur Etienne ajoute ceci : 'Marian m'avait dit que la petite Elizabeth couchait dans la voiture". Tout ceci est extrait d'un PV établi par les gendarmes et daté du 10 octobre 1952. 



Fin de citation --

(je ne mets pas le lien, je ne sais pas si c'est autorisé ici, et j'ai cru comprendre que c'est un forum "dissident" Cool ). Merci aux admin d eme dire quelle est la politique (de toutes façons, un lien serait mal commode car c'est un forum où il faut être inscrit pour lire, contrairement à ici, donc cela ne fonctionnerait sans doute pas. Très agaçant d'ailleurs, cette manie d'exiger une inscription pour lire, et c'est idiot car cela gonfle artificiellement le nb de membres avec des fantômes)
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AZERTY


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MessagePosté le: Ven Juin 1 2012, 22:46    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

En ce qui concerne les tirs :
Yvette et Gustave : deux coups légèrement espacés puis quatre autres plus rapprochés 
Roche Roger (Dabisse) : cinq coups espacés .

Franco : comme un 'doublé' et quelques secondes plus tard trois coups espacés

Les deux coups semblent pour Jack et le reste pour Ann et/ ou le pont, non ? Mais vous me direz avec raison que le témoignage d'Yvette et Gustave...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:47    Sujet du message: Ricard et le lit de camp

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