Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
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Ricard et le lit de camp
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Andrecaire


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MessagePosté le: Mar Nov 10 2009, 13:34    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonjour

les coups de feu ont été entendus à Dabisse qui est bien plus loin que le lieu décrit par Oryx
comment Ricard aurait'il pu ne pas entendre?
Je sais que je n'apporte pas grand chose et modeste contribution de ma part

à bientôt

André
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MessagePosté le: Mar Nov 10 2009, 13:34    Sujet du message: Publicité

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dixlouca


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MessagePosté le: Mar Nov 10 2009, 23:36    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonsoir à tous


Bonsoir Andrecaire

Je sais que je n'apporte pas grand chose et modeste contribution de ma part

Les petits ruisseaux font les grandes rivieres




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Bonanza


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MessagePosté le: Mer Nov 11 2009, 06:02    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonjour à tous.

Bonjour Andrécaire.

Bonjour Dixlouca.


Citation:
Les petits ruisseaux font les grandes rivieres




Absolument d'accord!


Mais dans cette affaire Dominici, pour avancer sur des certitudes absolues qui conditionnent d'autres certitudes, on ne peut plus

ni admettre ni supposer.

Dans le cas précis des témoins de Dabisse, seul la confirmation de la direction du vent pourra induire que Ricard a pu tout entendre,

et par déduction et similitudes, d'autres ou non ( Quartier Giropey, Marachan, La Serre? )

Une fois ceci renseigné une bonne fois pour toutes, on pourra concevoir si l'attitude de Ricard sur le campement peut être normale où

s'il avait fait le rapprochement avec les coups de feu entendus la nuit, mais préféra faire comme si de rien n'était!

Ce ne serait que dans le car, apres réflection et moins boulversé, qu'il aura décidé l'aller à la gendarmerie.

Mais en gardant sa version de la découverte en descendant de Ganagobie.


Donc, plus que jamais :


Citation:
Des que j'ai l'information sur la direction du vent, j'accours!




Cordialement.
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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 00:18    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonsoir à tous. Jusqu'à présent, je ne faisais que lire, avec un très grand intérêt vos diverses contributions. Je me suis inscrit car cette question du témoin Ricard m'intéresse.

Je pense que notre homme avait très vraisemblablement entendu les coups de feu dans la nuit, même s'il n'a rien vu des éclairs des tirs. A partir de là, sa curiosité semble tout à fait naturelle le lendemain.

Mon opinion est par ailleurs qu'il a vu et compris beaucoup plus qu'il n'en a dit dans ses dépositions. Mais mettons-nous une seconde à sa place : il est très tôt, il est seul, à pied : sans défense. Il flaire quelque chose de très louche, il voit aussi deux femmes "locales" dont il peut comprendre ou supposer éventuellement qu'elles font peut-être une sorte de guet, et peut-être aussi perçoit-il comme une (ou des) présence (s) proche(s) dans les herbes (les randonneurs ont souvent des sens très aiguisés, j'ai pu l'observer). Il a très probablement vu le sang, tout le désordre, et compris que le corps "dormeur" ne se réveillerait pas de sitôt. En pareil cas, seul et à pieds, la prudence la plus élémentaire lui commandait de déguerpir au plus vite en feignant de n'avoir rien noté de spécialement suspect (je suis persuadé que Ricard a eu peur pour lui-même à ce moment, et qu'il avait très bien compris qu'il était devant une scène de crime).

Ensuite, de retour chez lui, et apprenant les nouvelles par la radio, il a éprouvé une autre crainte : celle d'être mis en cause puisqu'il s'était aventuré sur la scène du crime (entre campeur et rôdeur...). Il s'est donc manifesté aux Autorités, alors que son désir aurait été probablement de rester en dehors de cette affaire. Mais ceci sans révéler qu'il avait compris dès le début, sans révéler qu'il avait bien vu du sang, etc : il a donc témoigné "a minima", préférant passer pour un niais, un "témoin médiocre" que pour un lâche (qui avouerait facilement avoir eu peur sans être directement sous une menace, par la seule "suggestion" ?). S'il avait témoigné sur tout ce qu'il avait vu et compris, il aurait dû expliquer cette peur et cette angoisse qui l'avaient saisi sur place, en comprenant qu'il était sur les lieux d'un crime dont les auteurs pouvaient ne pas être très loin... 

Sur un tout autre aspect, il me semble que les questions de l'irrigation, des vannes, de l'éboulement, de la "réunion" (disons le "pot" de remerciement) peuvent fournir des pistes intéressantes pour l'étincelle susceptible de provoquer le drame : quid si un imbécile, pendant ce "pot" sans doute bien "abreuvé", avait dans l'effervescence basse alpine du moment, suggéré que les touristes étaient peut-être à l'origine de l'incident d'irrigation (par exemple, une phrase du genre : " Et si c'était la gamine qui avait été jouer avec les vannes ?  (à une centaine de mètres de la décharge, je crois). Ou si quelqu'un avait évoqué  ces touristes qui bouchaient assez souvent les puisards en s'en servant comme de poubelles ? etc). Propos en l'air, dits "comme ça", sans fondement, d'une manière absurde. Mais qui peuvent laisser de funestes traces dans un esprit rural bas-alpin pris par l'alcool (je les pratique un peu, il ne faut pas les chatouiller trop quand ils sont dans ce genre de pot, "entre eux", et bien "partis", ils deviennent très vite agressifs).

Bref, de tels propos ou accusations gratuites, simples paroles en l'air comme on en entend assez souvent dans cette région pendant les pots bien arrosés de pastis, tournés et retournés par le vieux Gaston Dominici dans sa tête, qui auraient pu l'inciter ensuite à aller finalement demander des "explications" à ces touristes, histoire de s'assurer que "leur gamine n'avait pas été tripatouiller les vannes". Pris pour un maraudeur par JD, la suite se serait enchaînée. On peut aussi se demander si le vieux était seul pour cette "expédition". Ce n'est bien sûr de ma part qu'une supposition, mais j'ai le sentiment que cette affaire d'éboulement/irrigation et la violence déchaînée dans la nuit, avec l'élément additionnel de l'alcool, peuvent être liés. Disons, une simple intuition.

 
 

Quoi qu'il en soit, votre site est fort intéressant, et je suis souvent bluffé par la qualité des questions posées. Quel dommage qu'il ne semble plus guère actif.
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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 01:05    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Déposition de Roure au sujet de l'éboulement :

"Il est parfaitement exact que j'ai reçu chez moi à 21h la visite de Gustave Dominici. Il est fort possible que je lui ai dit de jeter un coup d'œil à nouveau mais je ne puis être affirmatif. Ce glissement de terrain était relativement faible. Le mardi matin vers 6h30, je me suis rendu à l'éboulement et en cours de route, comme j'ai un vélomoteur, j'ai dépassé Clovis et Roger Drac qui étaient à bicyclette et qui se rendaient au chantier après la gare de Lurs. En arrivant à hauteur du sentier conduisant au petit pont, j'ai arrêté mon vélomoteur et me suis rendu à pied jusqu'à l'éboulement. Je suis passé à proximité d'une camionnette qui stationnait là. Peu de temps après, alors que je revenais de l'éboulement, j'ai rencontré mes 2 poseurs susnommés qui s'étaient arrêtés et venaient à ma rencontre car ils avaient vu mon vélomoteur. C'est Clovis qui m'a dit ‘tu as vu ?' en me désignant de la tête le cadavre de la fillette. Nous sommes revenus, Clovis, Drac et moi sur la route et c'est à ce moment là seulement que nous avons vu un lit de camp allongé parallèlement au bord de la route et sous lequel dépassaient 2 pieds chaussés de pantoufles "


Il est parfaitement exact que j'ai reçu chez moi à 21h la visite de Gustave Dominici. Il est fort possible que je lui ai dit de jeter un coup d'œil à nouveau mais je ne puis être affirmatif. Ce glissement de terrain était relativement faible


Il se souvient avec précision que le glissement de terrain était relativement faible mais ne se souvient pas de ce qu'il a décidé ?
 C'est quand même curieux, non ?

 


Dernière édition par AZERTY le Lun Juin 11 2012, 23:23; édité 1 fois
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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 01:38    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

La question est évidemment sans intérêt si l'incident d'irrigation et l'éboulement ont eu lieu avant l'arrivée des touristes. Plus tard l'éboulement se produit, plus il peut avoir un rapport avec le drame. Plus tôt il se produit, moins il est susceptible d'avoir de rapport dans le déclenchement du drame puisquel 'accès de rage de Gaston se produit dans la nuit.

Dernière édition par AZERTY le Lun Juin 11 2012, 23:25; édité 1 fois
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Cassandre


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 08:55    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

    Bonjour Azerty,

Oh, je suis contente que ça se relance comme ça.
En plus, j'ai bien aimé vos posts. Bienvenu chez nous.

Excellente remarque sur le comportement de Ricard.
J'ai adoré. Votre explication est d'une logique implacable, ce qui éclaircirait un peu son attitude.
Car Ricard a eu en effet un comportement un peu étrange.

Pour Roure aussi, j'ai adoré.
Il est vrai que je vois mal moi aussi, un responsable SNCF être prévenu d'un incident, dont il ignore l'ampleur réelle, et se recoucher bien tranquillement, faisant totale confiance à quelqu'un comme Gustave.
De plus, et c'est là que c'est encore plus étonnant. Si l'ampleur de l'éboulement était minime, ou si minime que ça: " Ce glissement de terrain était relativement faible."


On se demande alors pourquoi Gustave s'empresse de monter à Peyruis pour prévenir d'un incident qui n'aurait comme ampleur que quelques pelletées de terre aux abords de la voie.
Pourtant, il me semble avoir lu quelque part, qu'un poteau téléphone ou autre? Enfin, bref, qu'un poteau avait été couché ou abimé, ce qui semble bizarre pour un éboulement qui serait " faible " selon les dires de Roure.

Et puis, on a aussi, un chef ou un responsable des voies, qui a été prévenu la veille d'un éboulement près de la Grand-Terre, qui au matin, dépasse Clovis, Roure qui roule sur un vélomoteur ( Ce qui n'était sans doute pas, et surtout à l'époque ) une moto de grande vitesse, et qui ne prend pas la peine en chemin de ralentir, de rouler côte à côte de Clovis, un de la famille de la ferme, pour le mettre au courant ou lui demander des détails ou si même Gustave l'aurait prévenu?
Mais non, il ne le fait pas, il trace tout droit, et s'arrête au pont, alors que Clovis, lui tire tout droit , direction la ferme.
Rien de bien logique des ces attitudes.
Tous ces comportements sont pas très nets.



Bon, super tout ça. Merci pour ces posts.

A bientôt j'espère.

Marie-Val
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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 10:00    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonjour Cassandre, et grand merci de votre accueil.
 
Je pense que même si l'éboulement est minime, il est probablement la raison du déplacement de Gustave. Il y a quand même "emprise" d'un élément du fonds Dominici sur le domaine PLM : même sans conséquence notable, le riverain reste tenu d'aviser.
 
S'agissant de la cause de l'éboulement (l'incident d'irrigation), il serait intéressant de savoir qui au juste en était responsable (qui a laissé trop d'eau arriver, en ne fermant pas les vannes au moment voulu: il pourrait s'agir d'une distraction d'un des membres du clan Dominici chargé de cette tâche, lequel, pendant le "pot", aurait par exemple indiqué en guise d'excuse avoir été distrait par les anglais, ou quelque chose de ce genre : quelque chose qui, même sans gravité réelle objective, aurait pu se marquer dans l'esprit du vieux Gaston alcoolisé et devenir plus tard dans la soirée une sorte de "fixation" susceptible de générer de l'animosité, même irrationnelle)
 
Par ailleurs, je crois avoir lu quelque part que ED avait joué avec des cailloux sur la décharge (petits tas de cailloux retrouvés (?) dans les graviers. Or, si l'on prend en compte la présence du puisard, je ne connais aucun enfant jouant avec des graviers qui résisterait à l'envie d'y jeter au moins quelques cailloux (c'est quasiment un "réflexe"). Imaginons qu'à ce moment passe un membre du clan Dominici (par exemple en allant aux vannes ou en en revenant, si la fin d'irrigation a eu lieu plus tard que dit) et que celui-ci la voie, puis rapporte ceci au vieux : raison supplémentaire, si ce petit fait sans importance est évoqué pendant le pot, pour allumer l'animosité du vieux fermier (sans conséquence encore une fois s'il était à jeun, mais à ce moment, il ne l'est sans doute plus guère...)
 
Ce ne sont bien sûr que supposition, mais mon intuition personnelle est que le mélange alcool + curiosité (voyeurisme ou autre, par exemple jeu imbécile d'effrayer des touristes, etc) est insuffisant pour expliquer le bref et terrible déchaînement de violence qui suivra. Il faut à mon avis qu'il y ait eu alcool + pensées irrationnelles ruminées + méprise (réaction de JD devant un possible maraudeur). Pourquoi ? A mon avis, parce que si en 04 on a le port d'arme facile en zone rurale, la gâchette ne l'est pas autant qu'on veut bien l'imaginer : même si, encore de nos jours, il reste fortement déconseillé d'approcher de nuit une ferme basse-alpine sans se faire clairement connaître et identifier, les ruraux bas alpins ne sont quand même pas des cow-boys  qui tirent sur tout ce qui bouge : si un tir a eu lieu, aussi rapide, aussi précis, c'est qu'il était puissamment motivé par une agressivité immédiate de son auteur, en réaction à quelque chose dont il a cru que cela représentait une menace. Et ce quelque chose pourrait être la méprise de JD, croyant à la venue d'un maraudeur mal intentionné sur la décharge. Supposons que l'enfant dorme dans la voiture et que les parents se soient installés à quelques mètres dans l'herbe : le vieux ne distingue pas les parents immédiatement, il va vers la voiture et regarde à l'intérieur. SI à ce moment, JD voit sa silhouette, que distingue-t-il : un homme avec une arme près de la voiture ou dort sa fillette. Une situation suffisante pour qu'il intervienne aussitôt, sans précaution d'approche spéciale. Or, le vieux est alcoolisé... Cela me fait penser au danger qu'il peut y avoir d'approcher un sanglier trop par surprise : il va dans la plupart des cas s'enfuir. Mais il reste possible qu'il vous charge s'il se méprend sur la direction du danger et la direction dans laquelle il doit fuir. On pourrait avoir le scénario d'un GD se croyant agressé par l'anglais alors qu'il est lui-même vu comme un agresseur potentiel : chacun est en attitude défensive devant une menace qu'il croit réelle, la rationalité de l'anglais est altérée par le demi-sommeil + le contexte (aucun citadin, la nuit, n'est tranquille quand il campe), celle du fermier par l'alcool. Toutes les conditions sont remplies pour qu'il y ait méprise tragique, au moins concernant le meurtre de JD (et peut-être de son épouse). Ce qui leur arrive là, aux uns et aux autres, est effectivement un "grand malheur".


Et outre le fait qu'il faille ensuite éliminer la fillette, ce témoin impossible à laisser en vie (dans quelles conditions, le mystère reste entier), ce malheur ressenti comme "arrivant" sur la Grand terre, a probablement dû faciliter la prise de décision ultime, comme a dû la faciliter l'état altéré de l'enfant si elle a subi une première vague de chocs à la tête pendant le meurtre de ses parents (il est plus facile psychologiquement d'achever quelqu'un qui est dans un état "abîmé" et inconscient que quelqu'un d'intact, la victime n'étant déjà plus tout à fait un être "humain normal", seulement un "corps encore un peu en vie" : l'objet de la "liquidation" est ainsi en quelque sorte réifiée : " de toutes façons, elle est foutue, alors un peu plus, un peu moins...")

 
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Germaine


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 11:41    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonjour à tous, bonjour Azerty,

j'ai lu vos commentaires avec interêt. Gaston serait le seul protagoniste d'après vous? Ou bien pensez vous que cette nuit là, plusieurs personnes étaient dehors et ont pu participer à ce drame?
Vous ne citez pas le Tave, ou Perrin.
D'autre part, et pour en revenir à Ricard, dans le cas où il aurait pris conscience d'un drame, n'avait 'il pas le choix au départ de Ganagobie de rejoindre la route pour se diriger vers Giropey sans passer devant la GT? N'y a t'il pas du plateau un autre parcours permettant de l'éviter? J'avoue l'ignorer, je pose seulement une question.
Merci d'avance.

Salutations.
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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 17:40    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonjour Germaine


   Je crois qu’en effet, il y a un autre moyen de redescendre du plateau sans passer par la GT. Mais il est tout à fait possible que Ricard, ayant entendu les coups de feu pendant la nuit, ait voulu passer « faire un tour » par curiosité. Ensuite, sa curiosité a dû être nettement refroidie par ce qu’il a vu.


  Pour les autres protagonistes, je n’ai pas d’avis bien individualisé, tant de choses sont possibles.


  J’ai cependant toujours pensé – et je pense encore – que la « cause générique » dans cette affaire était quelque chose d’important pour comprendre, et que cette cause devait consister très probablement en une irruption brusque de l’espace « clan Dominici » dans « l’espace de campement ».


   Plusieurs causes sont possibles à cet égard (avec le coefficient « alcool » en plus pour chacune, naturellement) :


    1/ Un voyeurisme déterminé et précis qui aurait mal tourné (visant la fillette et/ou la mère)
    2/ Un jeu imbécile consistant à aller rôder autour du campement pour effrayer les campeurs et s’amuser de cette frayeur (pratique qui se rencontrait parfois dans les campagnes, à cette époque, lorsque des campeurs étaient repérés proches d’un village rural : le jeu consistait alors à aller effrayer de nuit les dormeurs dans les tentes, par exemple en agitant des branches sur la toile : effet garanti)
    3/  Un agacement de les voir camper sur des terres privées ou disons sur leurs limites
    4/ Une rumination née de l’évènement éboulement/incident d’irrigation ou d’un autre incident postérieur à leur arrivée (mais lequel ?)
     5/ Une simple « ronde-curiosité », disons un peu « intrusive » (regarder dans la voiture, par exemple, tournicoter même sans intention de voyeurisme) suivie d’une réaction vive et humiliante des anglais.




 Quelle que soit la cause, je pense au scénario schéma type abstrait suivant :


1/ Quelqu’un (qui peut être plusieurs) de l’espace « clan Dominici » entre dans « l’espace campement », entre minuit et une heure du matin, ce quelqu’un(s) étant :


                             * alcoolisé
                             et
                             * mû par un sentiment humain (voyeurisme précis et déterminé, agacement de propriétaire « bafoué » dans ses droits territoriaux, simple curiosité, désir imbécile de jouer à effrayer des campeurs, désir ruminé de demander des « explications » aux touristes sur quelque chose d’antérieur, etc…)
                             et
                              * pas nécessairement armé à ce moment




2/ Suite à cette « intrusion », se produit une réaction des touristes, qui en quelque sorte défendent leur « espace campement » :


                  * Soit cette réaction (paroles, gestes ou autres) aboutit à une situation humiliante pour le « quelqu’un » du clan : il va alors, après un moment plus ou moins long,  chercher un « renfort extérieur » : l’arme (objet seul) ou un « porteur d’arme » (autre membre du clan) et revient venger son humiliation de bas alpin : il sera alors animé par un désir immédiat de détruire et de faire mal, toujours en tenant compte du facteur « alcool » qui décuple l’animosité (ce qui peut correspondre à une cadence rapide des tirs  et à un minium de « précision », les tirs étant assez rapprochés des cibles). S’il y a pluralité d’intervenant (la problématique du 2° tireur), on peut assister à une véritable exécution quasi simultanée, façon « western » (alcool aidant, toujours). S’il n’y a qu’un intervenant, je pense qu’il voudra détruire la cause principale de son humiliation en premier, à savoir « l’homme » de « l’espace campement », puis en second lieu la femme dans la mesure où elle viendra se positionner près de la cible en exprimant colère, peur, etc. Le reste de la rage sera évacué sur la fillette, peut-être pas pour détruire, simplement pour neutraliser provisoirement un « problème » (puisqu’elle doit crier de peur, sans doute).










                  * soit cette réaction des touristes aboutit à une situation ressentie comme dangereuse pour le « quelqu’un » du clan : il se sent lui-même agressé par les touristes (par l’effet du coefficient « alcool ») et réagit alors avec son arme (cette hypothèse le suppose déjà armé et impliquerait au moins une courte séquence de lutte. Si cette courte séquence se situe avant les coups de feu,  pas de perturbation » du rythme de ceux-ci ; si elle se situe pendant les coups de feu, le rythme de ceux-ci sera certainement perturbé et « décousu »).


   
     Passé cette phase « action », s’ensuivra une phase « réorganisation » :  il faudra se débrouiller en quelques heures pour faire face aux conséquences négatives :


          Il faut obtenir un retour à une situation « neutre » qui soit égale à « pas de meurtre » ou à « un meurtre net » (dans lequel on n'est pour rien).


              *  Pas de meurtre : implique un maquillage total de la scène de crime, à savoir un effacement complet : effacement des deux corps et de la voiture, ou au moins un déplacement ailleurs en attendant d’aviser la suite (corps+ voiture) + « nettoyage » des lieux (sang, douilles, arme du crime, etc) + un traitement « approprié » du témoin encore vivant (mais probablement déjà mal en point) et de son corps (c.a.d un 3° meurtre, prémédité celui-là, pour annuler les deux premiers)


             * Un meurtre net : implique un maquillage partiel des lieux


                           - simulation d’un crime crapuleux de rôdeur (organisation des lieux = désordre, etc)
                           - simulation d’un crime familial : parents tuant l’enfant, ou mieux encore : père tuant mère et enfant puis disparaissant en abandonnant le(s) cadavre(s) : ceci suppose de faire disparaître le seul corps du père (donc une tâche plus facile que l’effacement complet de la scène de crime : un seul corps à « traiter »). La voiture n’est pas du tout un pb : si les enquêteurs ne croient pas à cette thèse du meurtre de la mère et de l’enfant par le père, il leur restera encore du pain sur la planche avec la thèse du meurtre de la mère et de l’enfant suivi de l’enlèvement du père par les meurtriers : autant d’hypothèses propres à égarer l’enquête.
                          
                + dans les deux cas, naturellement, liquidation du dernier témoin encore en vie, s'il ne meurt pas finalement sans "aide"




Je pense pour ma part qu’une bonne partie de la nuit a probablement été utilisée en valse hésitations sur la conduite à tenir définitivement, et je ne crois pas que ce temps ait été consommé par l’hypothèse d’une fuite puis d’une recherche de l’enfant : elle a dû être assommée dans les premiers instants et dans ce cas :


        - soit les coups ont été assez violents pour entraîner la mort, mais avec une phase d’agonie très lente
        - soit les coups n’ont fait qu’assommer avec période d’inconscience plus ou moins longue, suivie d’un achèvement de l’enfant inerte, et donc quasi « réifiée » (ainsi plus facile à « expédier »). Si elle a été ainsi achevée, je pense qu’ « on » a dû attendre en espérant qu’elle mourrait seule car tuer une enfant de cet âge n’a certainement pas dû être fait de gaieté de cœur, d’où une certaine indécision et perte de temps concernant les scénarios (si par exemple on envisageait un effacement total de la scène de crime, et qu’on ne se résolvait pas encore à achever l’enfant, il a peut-être été attendu qu’elle meure « seule » des premiers coups, d’où perte de temps). Quoi qu’il en soit, si achèvement il y a eu, il a été effectué par quelqu’un de précis et déterminé, pas nécessairement « monstre inhumain », simplement contraint d’agir ainsi par la force des choses (avec sans doute ce genre d’idée « absolutoire » en tête et qui aide à la besogne : « c’est elle ou nous », ou : « de toutes façons, elle était foutue, alors un peu plus, un peu moins… ») => mon intuition est d’ailleurs que celui qui l’a achevée (si elle a dû l’être) d’une manière finalement assez nette, précise et « propre » (cf l’état du reste du corps) n’était pas nécessairement celui qui l’avait assommée. Je pense en outre que l’exécuteur de cette besogne  n’a pas forcément rendu compte de son geste à celui qui avait assommé (il peut s’être contenté de l’informer que la gamine était morte, sans autre précision, sans indiquer à cet instant son propre rôle dans la liquidation définitive, de sorte que l’assommeur a pu croire, au moins un temps, qu’il était l’unique auteur du meurtre, celui-ci ayant entraîné la mort après longue agonie).  






 Au fond, dans cette affaire, espérer s’en tirer supposait de :


 * attendre (ou provoquer ?) la mort de l’enfant (témoin potentiel)


 * faire disparaître l’arme du crime et consacrer quelques heures de nuit à aller l’enterrer profondément et loin, dans un coin de maquis : la seule manière d’effacer définitivement l’arme (les gens ont souvent cette manie de jeter à l’eau corps, indices ou armes, c’est assez curieux : désir inconscient de se laver du crime ? Peur de ce lien spécial, très « animal », qui unit tout humain et ce qu’il a enterré en un endroit précis ?)


* simuler le vol de tout ce qui pouvait avoir de la valeur sur les victimes (et d’aller enterrer tout ceci loin, séparément de l’arme)


* ne surtout pas faire disparaître l’appareil photo si des photos avaient été prises de la GT, et de ne surtout pas nier les contacts avec les touristes en début de soirée : bref, ne rien faire qui puisse donner l’impression qu’ils cherchaient à couper tout « lien » entre la GT et les touristes. Au contraire, il aurait fallu insister sur leur venue à la ferme, etc


* ne retoucher sommairement la scène de crime que pour disposer les cadavres d’une manière telle qu’ils ne soient pas découverts trop tôt dans la nuit, par des automobilistes de passage. Mais il n’était absolument pas nécessaire de faire en sorte qu’ils soient « invisibles » le matin de jour aux membres de la GT et découverts par un tiers à la ferme :  rien n’empêchait – et cela aurait d’ailleurs paru bien plus naturel – qu'un des Dominici  découvrent les corps en premier puisqu’ils sont voisins de la scène du crime : ce rôle leur revenait naturellement dans la logique du hasard, l'intervenant (et/ou x ou y ?) ont donc voulu faire les choses « trop bien ».  C’est en quelque sorte cet excès de zèle qui a tout compromis : si on n’avait pas été  s’attarder à « perfectionner », si donc on avait su s’arrêter avant l’aube dans le remodelage de la scène de crime (et surtout après le passage de Ricard), on aurait pu dire tout simplement avoir vu le désordre du campement en  passant près du pont, qu’on s’était alors approché et découvert les corps => il suffisait alors de faire prévenir le plus rapidement possible les gendarmes et d’attendre : pas d’arme du crime, pas de mobile sérieux, pas d’indice, pas de mensonge compliqué à faire. Au pire, s’il était établi que les coups de feu avaient été entendus, feindre la lâcheté pendant la nuit (« on n’est pas allé y voir, on s’est dit qu’il y avait peut-être quelque chose de louche et on a eu peur »).


  Il est certain que la GT aurait probablement été soupçonnése que l’instruction l'aurait plus ou moins « ciblés » à un moment ou un autre, une piste parmi d’autres, c’est tout à fait normal. Mais pas d’arme « locale car rafistolée découverte  (donc n’importe quelle arme de guerre restait possible = large éventail de pistes possibles…), pas d’assassin s’attardant trop longtemps sur les lieux et vus ou aperçus en « ombres » par les témoins (donc aucun indice de « crime local ») : le seul lien avec la GT était la proximité espace. Mais s’il fallait traîner aux assises tous les braves paysans honnêtes z'et loyaux  sur les terres desquels des cadavres sont découverts, les prisons seraient pleines.







Dernière édition par AZERTY le Mer Mai 30 2012, 19:30; édité 1 fois
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Jean Michel 26


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 18:32    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Salut

Miss Forcalquier doit avoir un avertisseur automatique de posts lol . un peu comme les avertisseurs de radars sur les voitures .
Elle s'est ruée . Mr. Green
Bah , tant mieux . Ca fait plaisir .
Azerty , j'ai tout lu et relu . Super interessant . Okay
Ca va je le sens relancer pas mal de choses . Moi j'ai bien aimé surtout quand vous dites que peut être le seul corps qui devait disparaitre était celui de JD .
C'est vrai que comme ça , les enquêteurs auraient pu se diriger sur cette piste . Car il faut bien expliquer le déplacement du corps de JD . Vu qu'il y a 90 chances sur 100 qu'il ait été déplacé .
Pourquoi ils ont pas terminé le travail ? Parce qu'ils ont du être dérangés .
Moi j'ai jamais cru que l'on traficotait toute une nuit jusqu'au matin sur une scène de crime sans que l'on cherche à faire disparaitre quelque chose , et le coup du lit de camp pour cacher le corps de JD nétait pas pour le cacher puisqu'on devait repérer ce lit de loin , c'était encore plus visible , il suffit de bien revoir les photos .. Ricard le passant , avec roure , clovis , et un autre , n'ont pas pu ne pas le voir . Impossible . Je ne croirai jamais ce truc .
Ou il y était pas , ou alors ils savaient tous quelque chose et ont joué une comédie . Rolling Eyes

@+
Jeanmi
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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 20:10    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonsoir Jean Michel


Oui, comme vous le précisez : ce ne sont qu'hypothèses, mais grosso modo, commandées par la logique globale des choses.

Une autre chose ; j'ai lu ça et là que la seconde instruction du juge Carrias avait été mise en cause. Mais mettons nous un instant à la place de ce magistrat :

1/La première enquête/instruction a été marquée par une valse des dépositions et contre dépositions
2/ Elle a finalement, et péniblement, abouti à une mise en cause précise d'un auteur : celui-là, la Justice le tient. Et elle le tient bien.

Jeune magistrat, on vous confie la seconde instruction,  avec cette mission ; rechercher d'éventuelles complicités. Le risque est énorme, si vous mettez en cause d'autres participants sans "biscuits" objectifs et "lourds", de voir se répéter un magma informe qui polluera la chose jugée.  Vous estimez donc de votre devoir de rester rigoureux et pointilleux sur les preuves objectives plutôt que de vous lancer dans une aventure judiciaire qui risque de mettre à mal ce qui a été si péniblement acquis dans la première instruction (la culpabilité de Gaston ne fait plus guère de doute) sans pouvoir espérer avec certitude "accrocher" un (ou des) autre(s) complices de manière efficace. Que faites-vous ? Je me souviens de ce mot de Joffre : "Je ne sais pas qui a gagné la bataille de la Marne, mais je sais bien qui l'aurait perdue". Le juge Carrias se devait d'agir de manière très prudente et "pointilleuse", sans se lancer à l'aventure, il lui fallait du "solide", ce qu'il n'avait pas vraiment (ne perdons pas de vue que l'opinion des enquêteurs policiers est une chose, mais un juge doit avoir des éléments assez lourds pour inculper, sinon il se fait tailler son dossier en pièces par la défense). Il nous est facile à tous, quelque soixante ans plus tard, d'exercer nos méninges, nous ne risquons pas d'aboutir à un désastre judiciaire, dont il lui aurait été certainement fait grief - et à juste titre. Car imaginez un instant ce qui se serait passé si le jeune juge Carrias avait inculpé qui que ce soit de complicité de meurtre. Imaginez qu'ayant inculpé quelqu'un, il lui faille ensuite tout abandonner, ou voir son instruction conduire à une session de Cour d'Assises avec acquittement. De quels "biscuits" objectifs et lourds disposait-il à ce stade ? (en dehors des accusations de Gaston, susceptible de rétractation, comme on l'a bien vu). Il lui fallait rester prudent, et c'est ce qu'il a fait, j'estime qu'à ce titre, son action judiciaire n'encourt absolument pas le reproche (Ne dit-on pas : " Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras" ?).
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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 21:05    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Pour ce qui concerne le lit de camp :

Ricard : je pense qu'il l'a vu, à supposer du moins que le lit de camp et le corps étaient là quand il est passé. Mais il n'a pas forcément vu le corps sous le lit de camp, rien n'est certain. Vous me direz : il aurait pu, s'il avait vu ce lit de camp, s'en approcher et le soulever un peu pour voir. Mais cela non plus, il ne l'a pas fait pour le "corps dormeur" près de la voiture (dont je suis persuadé, mais c'est une conviction personnelle non établie, qu'il avait sans doute pressenti la nature exacte)  : il n'a pas soulevé la couverture  alors même qu'il voyait quelqu'un sous cette couverture. Pourquoi l'aurait-il fait pour le lit de camp, dont il n'est pas évident qu'il ait pu voir qu'il y avait quelqu'un dessous ? Et allons plus loin, supposons même qu'il ait vu le corps de JD sous le lit de camp : vous l'auriez soulevé, vous, ce lit de camp, seul, sur cette route à ce moment déserte (excepté ces deux femmes inconnues qui semblaient observer (guetter, attendre ? qui? pourquoi ?), avec ce désordre dans le campement, ce sang au sol, le risque que quelqu'un soit encore là pour vous faire un mauvais parti ou le simple risque qu'on vous reproche d'avoir touché (pris ?) quelque chose ? Moi, pas, je vous l'avoue. J'aurais été vers mon car et basta.  Mr. Green  La meilleure preuve : il  n'a semble-t-il pas adressé la moindre question sur tout ceci aux deux femmes, ce qu'il n'aurait pas manqué de faire si il n'avait rien constaté
d'inquiétant.  Vous me direz : il n'était pas curieux. Mais si on n'est pas curieux, on passe son chemin sans fouiner. Puisqu'il était assez curieux pour aller jeter un coup d'oeil finalement indiscret sur le campement, il aurait dû l'être assez pour demander au moins : "Vous avez vu, là-bas ? C'est un accident, ou quoi ?" (puisqu'il dit avoir "pensé à un accident") S'il n'a pas même posé la question, c'est qu'elle ne faisait pas vraiment doute dans son esprit (du moins est-ce mon avis) et qu'il ne voulait surtout pas approfondir la question : on est curieux ou on ne l'est pas. Si on est curieux au début et qu'on cesse ensuite tout à coup de l'être, c'est qu'entre temps on a sans doute compris qu'il pouvait devenir problématique de se montrer trop curieux. A sa place, j'aurais agi exactement de même. Sans gloire, certes. 

Pour les autres : n'ayant rien à voir avec le meurtres, mais ayant peut-être "flairé" que tout ça sentait vraiment "très mauvais", ils ont préféré s'en tenir là et "dégager" rapidement : personne n'aime être mêlée de si près à ce genre de tuerie horrible quand il n'y est pour rien, ce n'est pas en soi l'indice d'une connivence : les bas alpins sont des gens prudents quant à ces choses, ils flairent de loin les ennuis, qui songerait à les en blâmer ?   
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oryx


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 22:05    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonsoir toutes et tous,
Bienvenue au nouveau membre du Forum,


Pour se rendre du monastère en direction de  Giropey, il faut obligatoirement  passer devant la GT, sauf bien sûr si vous empruntez en totalité le chemin de la Gipière  et que vous redescendiez avant d'arriver à Lurs en direction de la ferme de Paul Maillet.
Si Ricard à dû se rendre au plus court sans marcher sur la RN, il à dû nécessairement passer par le pont Romain, poursuivre seulement sur quelques centaines de mètres  le chemin de la Gipière, puis prendre à gauche,avant le pont du canal un chemin empierré qui débouche environ à 200 m en amont des lieux du drame.
Le suivi de cet itinéraire par Ricard pourrait bien expliquer que Roure ne l'ait pas vu sur la RN lors de son retour à Peyruis.
 Bien amicalement Oryx
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AZERTY


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MessagePosté le: Mer Mai 30 2012, 23:59    Sujet du message: Ricard et le lit de camp Répondre en citant

Bonsoir Oryx, et merci de cette précision.

Je dois dire que j'ai beaucoup parcouru ce forum et que j'ai lu avec un très grand intérêt vos interventions : quel sens analytique du détail ! Je regrette de ne pas le posséder, je suis personnellement davantage porté sur la synthèse d'éléments pré-analysés par d'autres et l'approche psychologique, et je sais très mal disséquer le réel comme vous le faites pour en traquer les contradictions.

Peu à peu, à vous lire tous, en détail, je me construis une représentation d'ensemble. Reste la question qui me taraude (et me taraudera longtemps encore, je pense) : quid du "déclencheur" initial ? Qu'est ce qui a provoqué ce déchaînement si soudain de violence absolue sur des gens inoffensifs ? Au fond, par rapport au meurtre des parents, la question du meurtre probablement différé de la fillette reste rationnelle même si particulièrement horrible : supprimer un "problème". Mais pour les parents, comment en détail, tout ceci a-t-il commencé ? Comment est "né" le volcan qui va tout faire exploser ? Peut-être est-ce une erreur inutile de s'obstiner à vouloir comprendre cet aspect en détail, je ne sais pas. Mais je voudrais bien avoir la clé de ce "coup de folie" (pour employer une expression générique et sans doute trop vague). J'ai la sensation, peut-être erronée, que comprendre de manière "micro" le segment de temps qui conduit de la situation "pré-meurtre"  jusqu'à la situation "meurtre" permettrait d'attribuer (de "restituer") à chacun des protagnoistes sa place dans le drame. C'est sans doute un défaut, mais je n'arrive jamais à me défaire de cette "quête psychologique" dans l'approche de l'affaire : pouvoir "être dans la tête" de Gaston Dominici pendant ce segment de temps, bref comprendre de l'intérieur son motif profond d'agir, son ressort. Voilà quand même un homme qui a accueilli les anglais dans sa ferme sans incident en début de soirée, semble-t-il, et qui dans le courant de la même nuit, va aller les abattre. J'ai la sensation qu'il manque un maillon de la chaîne. Mais lequel ?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:47    Sujet du message: Ricard et le lit de camp

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