Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
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témoignages sans suites
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oryx


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MessagePosté le: Sam Sep 5 2009, 21:25    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir ,


A chacun son dada, pour ma pomme c'est l'Eau qui me fascine. Je ne suis pas le seul, eau source de vie et de mort selon l'humeur de cet élément.
Un cinéaste avait très bien pressenti en 1955, sans que l'on attache aujourd'hui encore trop d'importance à ses visions, que l'eau était au centre du drame en cette nuit de malheur.
Et de citer :
Christophe Cognet : « Alors que le procès a déjà eu lieu, le fait qu’un cinéaste aussi important qu’Orson Welles décide de consacrer un film à ce drame relance la machine médiatique. […] Ainsi, ce documentaire est devenu lui-même un fait divers, une extension de l’affaire. » 
« Mon film est un essai sur l’eau. Pour moi, la substance de cette affaire Dominici est l’histoire de la difficulté  à avoir de l’eau Parce que c’est la nuit où l’eau coulait à flots dans la ferme des Dominici que le crime a eu lieu : c’est le rôle de l’eau dans cette histoire d’une famille telle que celle-ci qui me fait m’y intéresser. Je me passionne pour les films qui, tout en tournant le dos à la fiction, ne sont pas du genre « voici la vérité, c’est la vie, etc. » mais sont l’expression de la personnalité de leur auteur. » 
Ces propos d’Orson Welles sont extraits d’un article de Christophe Cognet, publié dans le hors-série « Faits Divers » de VERTIGO.4.07.04 


Indirectement Laborde tout auréolé par l'ensemble du Forum pour être l'un des plus fiable écrivain chroniqueur de l'affaire, apporte de l'eau à mon moulin (page 275 lors de la " reconstitution"  devant le juge Péries ) par la retranscription d'une phrase du Patriarche. Paroles lourdes de significations dans le contexte qui n'ont pu être inventées par l'auteur dans l'intention de noircir des pages et des pages :
 " Après je suis allé me laver les mains dans le petit ruisseau d'arrosage qui se jette de mon jardin dans la Durance".
Pour reporter ces détails il faut en avoir ouï les propos, tout un chacun peut relater en parole ou par écrit l'existence d' un petit ruisseau sur le domaine, mais seul un initié peut indiquer que la Durance sert d'exutoire en fin de parcours en cas de trop plein du ruisseau.
Il existe aussi dans ce livre une citation personnelle de Laborde sur le résumé d'un interrogatoire où le Pépé prétend s'être lavé les mains dans la Durance, page 259 d'une façon plus édulcorée sans  détails, puis page 268 où il fait état du procès verbal dicté par le Commissaire qui lui, ne situe pas du tout l'endroit où le vieux aurait effectué ses ablutions. Alors quelle est la bonne version sur cet épisode ?
Si l'on tient  compte de la mouture page 275, le vieux avouerait qu' à l'heure du drame l'eau circulait bien dans une filiole ou un ruisseau. On peut imaginer laquelle de ces narrations me séduit le mieux et les arguments afférents que j'y associe ne sont pas dénués d'intérêts.
Comme le présentait Wells à juste raison, l'eau s'écoulait bien à flot au cours de la soirée sur une base horaire souscrite de 5h 17 mn, et que la soit disante martelière du canal principal n'était donc pas fermée le moins du monde.


Pour mémoire et pour ceux que cela intéresse.
Dans le film inachevé d' Orson Wells on peut apprécier le rôle époustouflant tenu par la nouvelle étoile montante du septième art, mais ô combien éphémère, dans sa façon d'arroser un champ en déclivité  attenant à la luzerne, et voir à quoi ressemble un espacier placé sur une rigole pour orienter les flots (en bas à gauche de l'écran).
Nous comprenons aisément maintenant sans conteste que pour assurer une juste répartition des eaux une présence est nécessaire, et si nos agriculteurs Lursiens avaient fait une couillonnade de jour en arrosant sans être présents sur le champ de luzerne, ils n'auraient pas récidivés ailleurs pendant la soirée précédant les crimes.
Cordialement 
Oryx
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MessagePosté le: Sam Sep 5 2009, 21:25    Sujet du message: Publicité

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dixlouca


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MessagePosté le: Sam Oct 3 2009, 21:41    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous




" Après je suis allé me laver les mains dans le petit ruisseau d'arrosage qui se jette de mon jardin dans la Durance".











A la lecture de la phrase dite par Gaston, on est tenté de penser que ses mains étaient maculées de sang, hors si cela est le cas, comment a t'il put se les salir avec du sang, lui qui aurait commis les meurtres avec une carabine. Surprenant, non ?


Mais il y a peut être une explication, je dis bien peut être.
Le gendarme surnommé « Coppi » avait constaté d' étranges plies au pyjama d'Élisabeth,
Ce dernier après plusieurs expériences en avait déduit que ceux-ci étaient le résultat d'un déplacement du corps à l'endroit ou on l'avait découverte.
Hors pourquoi déplacer le corps sur une distance si peu importante si ce n'est pour un positionnement correct de ce dernier, dans le but que nous connaissons tous.
Après cet ajustement parfait du corps, rien ne dit que la tête, elle l'était.
Dans cette manipulation d'alignement, il ne faut pas oublier la blessure à l'oreille, et là , il y a du
sang. Et si vous prenez la tête à 2 mains pour la positionner...inutile de faire un dessin.
Blessure à l'oreille peut être dut à un premier coup de crosse mal ajusté.
Échec à cause du mauvais positionnement du corps, et également de la configuration du terrain.
D'où le déplacement du corps.


Cordialement
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Lederangeur


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MessagePosté le: Mar Oct 6 2009, 16:14    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour à tous,

Oui Dixloucas,

Excellente remarque.
Et on se demande d'ailleurs qui peut continuer à croire que l'enfant soit venue seule sur le talus, se faire gentiment et calmement massacrer.

Et la déplacer, en effet, ne devait pas se faire sans laisser de traces..........!


Les corps des parents ont été déplacés, aucun doute là dessus et pour cause.
Quant à l'enfant, il est difficile de croire au scénario officiel et retenu comme tel.
Les médias parlent d'une enfant qui court, tombe, et se retourne pour supplier son bourreau.
C'est fantastique non?
Personne n'y était, sauf le ou les assassins, mais on a retenu ce scénario qui ne tient pas, comme étant le seul à prendre en considération.
Mais d'ailleurs, rien ne tient dans ce qui a été dit par ce clan.........!
Rien.......
Et quand je pense que sur un certain site consacré à l'innocence de Gaston Dominici,( Tout un programme ) toute une équipe d'hystériques malhonnêtes diffuse de l'intox et manipule, en n'exploitant bien sur que les thèses de W.R ou de l'autre guignol.
On peut même lire sur le net les remarques imbéciles, et le mot est faible d'une certaine Ludivine qui dit que ce site est mort. Celui ci... Vous l'aurez bien compris.
Sauf que sur le site où cette " dinde " s'exprime, plus aucun commentaire n'a été posté depuis des mois!
Il faut balayer devant votre porte madame. et évitez de paraître plus stupide que vous ne l'êtes en réalité, même si la marge entre le paraître et la réalité est réduite.!!!!!!!!
Enfin, je trouve que c'est rasant, ennuyeux, et pas très stimulant pour poster, de voir que l'on arrive pas une bonne fois pour toutes,  à  envoyer au loin les dires Dominiciens, ne plus en tenir compte, écarter les résultats d'enquêtes qui sont d'un irréalisme désarmant, et de ne pas se dire que la vérité nul ne la connaît dans son intégralité certes, mais qu'en tout cas, tout ce qui a été retenu ne peut qu'arrondir les angles, adoucir les comportements et actes d'une bande d'assassins et de complices, tous aussi menteurs les uns que les autres.

Si l'enfant a été déplacée, ce qui apparaît plus que probable,
Les questions à poser sont les suivantes.

Où était l'enfant entre 1h10' et 5h du matin?
Dans quel état?

Et on pourrait davantage s'attarder sur ce qui a " soudé " hommes et femmes d'un clan, au point d'agir comme nous le savons, alors qu'une enfant agonisait à quelques mètres de leur ferme.



Ces crapules qui ont massacré cette enfant, nous savons très bien d'où elles venaient.

Je voudrais dire à certains qui se reconnaîtront, qu'ils peuvent dire sur leur site ce qu'ils veulent, qu'ils peuvent sans cesse citer les parodies télévisées sur l'affaire et raconter n'importe quoi. Qu'ils peuvent aussi demander pendant 20 000 ans une révision du procès.
Autant leur dire que ça sera peine perdue.
Une chose malgré tout demeure et restera immuable et définitive.

" Le verdict rendu à Digne par le peuple Français, qui a condamné un assassin ".!!


Point barre...... La cause est entendue.......




A bientôt

Cordialement............
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dixlouca


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MessagePosté le: Sam Déc 5 2009, 22:02    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous

l'eau s'écoulait bien à flot au cours de la soirée sur une base horaire souscrite de 5h 17 mn, et que la soit disante martelière du canal principal n'était donc pas fermée le moins du monde.


Mais quel était l'horaire de leur tour d'arrosage ?
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oryx


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MessagePosté le: Ven Déc 11 2009, 18:40    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir ,
 Supposons que l'heure de l'éboulement soit inexacte.
 Nous ne disposons que de 2 témoins à Peyruis, un père et sa fille ( Deniau page 29/30 ) qui déclare se rappeler que le Tave est venu prévenir aux environs de 21h son père chef d'équipe en gare de Lurs de l'incident, elle assure qu'il est entré par la cuisine, etc...
Il serait bon de savoir si l'appartement et le bar tenu par son épouse était situé dans la même maison, à l'étage ou contigu.
On peut s'étonner que le Tave ne soit pas allé directement dans la salle du bar  pour prévenir l'employé de la SNCF, à moins que le troquet n'ait été déjà fermé ; mais on peut aussi également l'admettre dans la mesure où il ne tenait pas à ébruiter l'affaire devant la clientèle.
 A ma connaissance personne d'autre n'a vu le Tave à Peyruis à l'exception de ces 2  personnes.
Quant aux horaires mentionnés relatifs à l'éboulement ils sont plus qu'aléatoires, une seule certitude le passage du train en gare de Peyruis à 21h qui mis en évidence peut servir  d'alibi " pour ne pas le faire mentir"  à la présence du Tave en cet endroit à cette heure dite.
 
 Aucun obstacle, ni anomalie particulière n'a été constaté par le conducteur du train, ni à hauteur des rails ou en contrebas du ballast , comme par exemple un afflux important de terre ou branches abattues au km 319 300 obligeant le machiniste à prévenir un responsable en gare de Peyruis.
  Par conséquent il n'aurait rien vu d'anormal peu avant 21h, ou constater une situation qui aurait pu empirer dans la nuit et mettre en danger le convoi du matin. 
  L' heure de l'éboulement ne peut être contredite par personne et nous ne pouvons que nous fier aux déclarations des fermiers ; les Anglais n'ont pu démentir ou confirmer si cet éboulement avait eu lieu avant ou après leur arrivée - et pour cause ...
Tout comme nous ne pouvons opposer un démenti au Tave ou à cet employé du rail, qui du reste n'a pas toujours été très clair dans ses déclarations.  Reste sa fille sur qui nous ne savons rien de précis ; à la limite donc un seul témoin " fiable "mais avec un lien de parenté, sans procès d'intention.
De plus nous sommes dans l' ignorance de savoir si cétait bien cette parcelle de luzerne qui devait recevoir son dû plutôt qu'une autre - la prise N° 1 de Lurs il faut le souligner pouvait desservir pas moins de 10 terrains, et que donc la mise en eau prématurée du champ de luzerne pouvait initialement résulter d'une erreur d'orientation des vannes sur la filiole principale. 


Essayons de décaler l'éboulement après la venue des Anglais sur la décharge:  


Le patriarche avec son troupeau de retour du pâturage passe devant les Anglais, et contrairement à ce qu'il a déclaré de ne pas leur avoir adressé la parole il fait allusion dans autre déclaration à une rencontre précédente avec les Anglais où il se serait entretenu de la pluie et du beau temps. C' est donc qu'il les connaissait. Quoi qu'il en soit, la petite aurait pu évidement dire bonjour au pépé, engager la conversation, s'intéresser aux chèvres, demander à l'occasion de l'eau, et aller à la ferme. Il est aux environs de 20h et l'éboulement ne serait pas encore produit.


Imaginons que l'arrosage débute entre 21/22 heures et doive se poursuivre dans la nuit .
Je rappelle que l'aygadier chargé de lever la martelière  sur le canal principal aux horaires souscrits ne se préoccupe pas de savoir si l'abonné est présent ou non sur ses terres recevant l'eau.


Le Tave après sa journée de travail à battre les blés aurait pu dîner tranquillement, puis chargé de l'arrosage se rendre à proximité du bivouac qui jouxte le champ de luzerne Nord ou sur toutes autres parcelles, il aurait pu lui aussi converser quelques minutes avec les Anglais. Ou être retardé momentanément  dans son travail de répartition des eaux, laissant de ce fait couler un afflux de liquide à la manière d'un petit ru sur une seule portion centralisée du terrain en forte déclivité, causant sur le flanc du talus une coulée de boue par ruissellement et non pas par imprégnation de la totalité de la parcelle.
A raison de 25/l seconde, ce qui fait  1,5 m3 à la minute, multiplié par le temps d' écoulement incontrôlé on se rend très bien compte qu'en quelques minutes une masse de boue du talus raviné ait pu déferler au bas du fossé bordant le ballast et de par sa consistance liquide s'étaler sans recouvrir les rails.
Il n'est pas impossible que les Anglais en même temps que le Tave aient pu s'apercevoir des dégâts.
Car il est impensable qu'après avoir établi sommairement le bivouac, ils n'aient pas éprouvés le désir par cette chaude soirée d'été, d'aller en direction de la Durance profiter d'un moment de détente et de fraîcheur - n'était-ce pas l'agrément promis à l'enfant et peut être que le bruit insolite causé par la coulée de terre et des branchages arrachés ne les aient alertés.
Le comble serait que ce soit précisément ce chef de famille qui avertisse lui même un habitant de la ferme de l'imminence d'un danger.
 L'essentiel des discussions se serait déroulé en retrait de la RN au niveau du pont, ou sur le chemin conduisant à la Tuilière face à l'éboulement. Ce qui expliquerait l'absence de vie autour du bivouac en fin de soirée et début de nuit constatée par les rares témoins qui ont bien voulu se manifester.


Rien ne prouve que le Tave ait eu effectivement à déblayer quoi que ce soit, par contre il est allé spontanément mais après 21h/22h prévenir le chef d'équipe de la gare de Lurs en ayant pris soin avant d'enfourcher sa moto de diriger ailleurs les eaux au moyen de l'une des vannes situées au virage de part et d'autre de la RN. Et j' insiste sans avoir besoin de se rendre au canal maître, ce qui serait selon ma vision des choses une aberration ancrée par méconnaissance des lieux et des usage en vigueur.


Dans cette fourchette de 21/22h à 23h/23h30, le temps écoulé semble plausible entre la découverte des faits et la venue supposée de ce responsable SNCF pour vérification sur la voie ferrée, ce qui donnerait du crédit à la présence de l'inconnu ( non armé) cité dans la lettre anonyme du 25 Août .
Dans ce chassé-croisé on peut tout à fait inclure l'épisode fortuit du side-car.
Nous sommes tous étonnés que le vieux se soit couché de si tôt sans inquiétude 
particulière, ce qui donne à penser qu'il n'était pas encore au courant des événements et je subodore que le Tave avait avantage à cacher cette mésaventure ou en retarder la connaissance des faits envers le maître des lieux après que les choses se soient arrangées.
Donc il n'aurait pu être prévenu qu'à partir de ces instants, ayant pour effet s'il était couché de le rendre doublement furieux. D'où sa sortie nocturne non pas pour chasser(*) le blaireau, mais pour aller (sans la carabine) constater les dégâts.




Ainsi réveillé à partir de 23/23h30, de mauvaise humeur, ruminant son courroux à coup de blanche made in GT, il est tout à fait plausible que le vieux se décide plus tard en fin de compte à chasser ces intrus. S'armant de la carabine à tout hasard pour faire plus vrai.
En toutes circonstances en cas d'incident une responsabilité doit échoir sur autrui, c'est la règle, pourquoi ne pas jeter son ire sur cette famille de "romanos" qui dérangeait somme toute l'ordre des choses habituelles.
Entre temps l'arrosage a dû se poursuivre malgré tout sur d'autres parcelles. En cas d'utilisation complète de la main d'eau nous avons une amplitude maximum de 6h entre le début et la fin de l'arrosage; ce qui expliquerait que le papé ait pu encore après 1h du matin se laver les mains dans la filiole qui en fin de parcours après le potager se déverse dans le ravin des Plumes, puis dans la Durance.


Ce qui peut aussi expliquer l'arrivée du Tave venant par exemple du potager  alerté par les éclats de voix, les coups de feux et les cris.
Son forfait accompli, le patriarche dans la foulée après s'être débarrassé de l'arme poursuit  son chemin sur le sentier longeant la VF pour rentrer à la ferme - le Tave  lui, en sens contraire continue vers le bivouac en traversant la luzerne devant la ferme, puis à son retour après avoir constaté les meurtres rencontre son père dans la cour etc etc ...


Ce scénario ne préjuge en aucun cas de la responsabilité complète du ou des auteurs de la mort de l'enfant ou éventuellement de son achèvement tardif, mais permet de rapprocher dans les temps la cause et les effets engendrés.


Toutes ressemblances avec des personnes ou des événements passés seraient purement fortuites .


   *(L' hypothétique partie de chasse nocturne ne repose sur rien, comment peut on seulement y songer en la présence des Anglais sur la décharge, passage obligé pour les cochons que tout le monde s'accorde à convenir. Bien sûr on ne peut nier totalement cette intention de la part du Tave et éventuellement de son neveu, mais force est de constater que ce projet  ne pouvait se réaliser cette nuit-là. Par conséquent l'arme devait bien se trouver entreposée à la GT avant les crimes.)


Cordialement  Oryx




 
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MessagePosté le: Lun Déc 14 2009, 22:08    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous

Le comble serait que ce soit précisément ce chef de famille qui avertisse lui même un habitant de la ferme de l'imminence d'un danger

A la "Grande terre", entre 23h et 23h 30, avec toute sa famille ? !!!
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oryx


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MessagePosté le: Sam Déc 19 2009, 15:41    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Suite au post du 19 Décembre
Bonsoir,


L' arme du crime entreposée dans le hangar ou dans la maison ?
A la limite peu importe l'endroit exact, l'essentiel est de déterminer le sens directionnel de l'arme pour arriver sur les lieux du drame, dévoilant ainsi qui pouvait la tenir pour commettre les crimes.
Plusieurs cas de figure :


Soit le Tave
Soit le papé
Soit un tiers
Soit le gamin


* Le premier cas : si leTave était en possession de l'arme juste avant les crimes il avait deux possibilités pour accéder sur la décharge :
1) En partant de la ferme vers 1h du matin.
Dans ce cas j'avoue ne pas pouvoir accorder de crédit à un mobile quelconque aussi tardif , d'autant que la différence d'âge et de force jouait en faveur de celui-ci face au sexagénaire si algarade il y avait eu, et il n'aurait pas eu besoin de s'en venir ou revenir armé pour régler un différent mineur. Et lequel ? Que pouvait -il reprocher aux Britanniques accompagnés d'une fillette à 1h du matin.
  
2) A la même heure mais en revenant du Nord.
Cette supposition serait plus logique si l'on tient absolument à ce qu'il y ait eu une partie de braconnage. Activité qui ne pouvait se dérouler que loin des Anglais, et pour cela le ravin de la Tuilière possède autant de charme et d'attraits que la décharge pour que nos amis les cochons sauvages  viennent s' y vautrer au clair de lune, tenons compte aussi que l'affût  sous le vent s'y prêtait mieux.
Le Tave pourrait donc être responsable des coups de feux suite à un différent  qui n'est pas encore démontré dans ce cas de figure.


Encore que le mobile de la simple dispute débouchant sur ce que l'on sait n'est pas évident. Il eut fallu qu'un grief d'importance, plus qu' une méprise, oppose les antagonistes tel que tentative de vol, voyeurisme ou viol ( j'exagère moi aussi) sur l'une ou l'autre des Anglaises pour déchaîner se voyant découvert, une telle violence.
(Il est de bon ton de placer sans discernement à la même enseigne tous les protagonistes comme étant porté sur la chose et cela est colporté sans preuve - ce qui est parfaitement gratuit et abject)


* Deuxième cas : le papé.
... après sa sortie nocturne de 23/23h30 " légèrement alcoolisé " il prend l'arme à l'heure fatidique dans le hangar ou dans la maison et se dirige vers le bivouac, non pas pour tuer, mais pour plastronner, intimider, déverser son trop plein de colère. On se sent tellement plus fort avec une pétoire ! Rappelons qu'il avait des raisons particulières d'en vouloir à son fils et pourquoi pas à ces gens dérangeants qui auraient en quelque sorte causés diversion dans l'ordre établi -  les rendants peut être même aussi dans son esprit vindicatif et embué, indirectement responsables de l'éboulement qui se serait produit je le suppose dans la soirée après leur arrivée.
Une rancune alimenté par un coup de gnole de trop :  un mobile si stupide qui fait dire qu'il n' y a pas de mobile quand on ne veut pas considérer que c'est un mobile suffisant pour le vieil irascible.
Le vieux serait donc c'est plus plausible l'auteur des coups de feux.


Le Tave seul ou accompagné entend les éclats de voix, prélude sonore quasiment inévitable avant les exécutions, il se précipite vers la décharge....
Plusieurs possibilités pour s'y rendre :
Soit il vient de sa chambre à coucher. ( rhabillé, chaussé à la hâte ?)
Soit du potager situé derrière la ferme. ( Eissade en main ? pour cause d'arrosage )
Soit du Nord après le bivouac. ( Eissade en main ? pour les mêmes raisons )
Rappelons que cet outil spécifique par sa forme et son angle très aigu est indispensable pour ouvrir et fermer les rigoles et que son maniement particulier requiert précision et dextérité de jour comme de nuit, un coup à droite un coup à gauche par habitude; ça peut rappeler quelque chose.
Dans ces trois cas de figure le Tave alerté par les voix devait se trouver en mouvement vers le bivouac sur l' un ou l'autre champ de luzerne.


"si tu avais vu, si tu avais entendu ces cris d'horreur, je ne savais plus où me mettre" Cette phrase susurrée à l'oreille de son copain d'enfance peut se comprendre différemment. Sans vouloir rivaliser ou piétiner les plates-bandes du chantre Manosquin, on peut tenter d'analyser ces propos lorsque le Tave dit : "si tu avais vu ...." 
Dans un premier temps il pourrait ne pas forcément prétendre être à proximité du tueur et observer le déroulement des crimes. Il peut tout aussi bien vouloir dire avoir vu - oui - mais des corps !!! dès son arrivée sur les lieux et constater l'étendue du désastre après les coups de feux, puis d'ajouter pour renforcer la monstruosité de la chose dans le fil de ses confidences : " si tu avais entendu ces cris d'horreur" . En somme, il aurait pu exprimer d'une façon décousue la description de la scène de la même façon que l'on surajoute des détails au fur et à mesure en désordre en se remémorant des événements lors d'une discussion.
Il a bien voulu reconnaître avoir "entendu" avant de se rétracter, mais jamais d'avoir "vu" dans le sens communément retenu.


* Troisième cas : le tiers, alias l' inconnu, devant la ferme.
Très gros,trop gros, car que le papé endossant complaisamment une pareille tuerie à la place d' un étranger au clan familial équivaudrait à J.C se couvrant  des péchés des hommes - mais cela ne lavait pas pour autant l' indignité de cette famille comme le vieux voulait le faire entendre à sa façon. Et c'est précisément lui qui la déshonore en cachant la vérité. Si sacrifice il y a de sa part, c'est au bénéfice d'un membre de la famille qu'il couvre. Dans ce cas où serait la respectabilité du clan si l'intéressé ne se dévoile pas ?
Bien que l'ensemble des descendants à venir ne puissent aucunement être responsables de leurs aînés, il plongeait dans la suspicion ceux de 52 qui se sont tus, cachés sous l'aile protectrice du chef de famille.


* Quatrième cas : le gamin carabine en main.
Très peu probable aussi de mettre en cause ce denier qui, il faut le reconnaître grâce à certaines déclarations éclaire les enquêteurs (le seau de toile, la venue à la ferme, etc ). Sans ses indiscrétions assassines jamais ceux-ci n'auraient pu explorer ces pistes, certes inabouties, mais qui n'ont fait que resserrer par présomptions l'étau autour de la GT.
Alors faut-il le croire lorsque cela nous arrange ou le déconsidérer quand cela nous dérange.
Si l'en est qui le définisse comme le roi des menteurs, ce qui est certain, on peut aussi le qualifier de naïf, d' inconscient enfantouillasse aux mains pleines par ce qu'il révélait ; nous le voyons bien lorsque il s'exclame " Je ne vois pas pourquoi ma tante refuse d'admettre qu'elles sont venues chercher de l'eau " , et d'enfoncer le clou: "puisque elle me l'a dit dans la cuisine". 
Ajoutons à son attitude la désinvolture, l'irrespect, le défi, sans risquer le coup de bâton en retour de son grand-père. C'est la preuve d'un comportement qui tend à éloigner les soupçons sur sa personne quant à une participation concrètement active le désignant comme étant l'auteur des coups de feux.
Il ne craignait rien du vieux pas plus que de la justice, ou si peu - au pire inculpé pour passivité, du fait d'avoir été en compagnie du Tave, si celui-ci était l'auteur des tirs. Sur le plan pénal en tant qu' inculpé  mineur, à huis-clos s'il y eût, je pense que ses défenseurs auraient pu aisément évoquer la subornation de témoin par son oncle et  mettre l'accent sur l'irrationalité de ses propos.
Se peut-il que lors de l'instruction, le juge et les autorités policières, conscients du problème posé par la non fiabilité du gamin aient pu d'un commun accord éviter de lui mettre la pression.
Se peut-il également que lors de l'audience pressentant ce danger, le président du  tribunal interrompe la séance afin d'éviter un complément d'enquête sur une personne au comportement aussi variable qu'imprévisible.
Sinon quelle alternative? Transformer une corrida avec possible mise à mort si affinité, en une charlotade burlesque dont les nouveaux acteurs mentaient à qui mieux mieux sans savoir pourquoi.
Le président trancha brutalement, portant l'estocade à l'animal qui se dérobe ne voulant plus offrir à lui seul le spectacle des arènes, c'est indéniable.


Que ce serait-il passé si le Tave répondant à la question pressante de son père de dire avec qui il se trouvait dans la luzerne avait  concédé " le petit " ?
Et puis dans quelle luzerne ? Qu'y faisaient-ils? N' y a t' il pas la place pour autre chose que du voyeurisme ou du bracconnage qui nous auraient échappés ? 
Sur le fil du rasoir, la défense prise de court  par le questionnement inattendu du papé s' offusquant pour la forme de l'interruption inopinée du président (plutôt salvatrice pour tous, sauf pour le vieux ) n'a pas souhaitée reposer la question. Sinon d'un seul accusé elle risquait fort d'avoir à en défendre trois.


Peut être qu'en sortant des sentiers battus depuis 56 ans, sans trop y croire avons nous une des réponses, question d'ordre et de patience.


Bien cordialement Oryx












 








 
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MessagePosté le: Ven Jan 1 2010, 22:48    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous

Bonsoir Oryx

En temps qu'expert en arrosage , a votre avis, de quelle façon la parcelle de luzerne devait elle etre arrosée.
Par innondation, ou comme je le pense compte tenu de la region par ecoulement de l'eau dans des raies ou sillons.
 
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oryx


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MessagePosté le: Mar Jan 5 2010, 20:42    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir ,
Spécialiste certes pas, au courant du système oui et un peu de pratique au cours de mon adolescence.
Ce champs rectangulaire de luzerne en déclivité avec probablement un dévers ne pouvait normalement être irrigué sans intervention humaine.
Prenons une feuille de papier,inclinons là, ajoutons un léger dévers à droite ou à gauche, versons un filet d'eau à partir du haut sur un seul point  et constatons le résultat.
Donc pour assurer autant que faire se peut une égale répartition sur cette luzerne il est nécessaire d'utiliser les sillons des semis sur la largeur du terrain au fur et à mesure de la progression de l'eau. Sinon par manque d'attention le résultat nous le connaissons .
L'ouverture ou la fermeture s'effectue au moyen de l'outil approprié " l' eissade" en utilisant la terre pour faire barrage .
Je laisse volontairement de côté l' autre possibilité d'utiliser un espacier ou des martelières.
 Sur le chemin menant au pont de la V.F mitoyen avec l' ex champ de luzerne situé devant la GT apparaissent les vestiges d'un fossé ou d'une rigole avec des emplacements espacés creusés dans la terre permettant d'assurer les écoulements dans les sillons.
L'illustration filmée d'un arrosage nous pouvons la voir dans le film d' O.W .
La réflexion d'un paysan sur le sujet nous pouvons la lire dans l'article de J.P. Ollivier  Le Provençal  1952
La pratique détaillée c'est Michel Partage qui nous en fait part sur son site .


Bien amicalement .
Oryx
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dixlouca


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MessagePosté le: Sam Jan 9 2010, 23:03    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous

Donc pour assurer autant que faire se peut une égale répartition sur cette luzerne il est nécessaire d'utiliser les sillons des semis sur la largeur du terrain au fur et à mesure de la progression de l'eau. Sinon par manque d'attention le résultat nous le connaissons .


Tout à fait d'accord avec vous.


Peut on envisager sérieusement que chez gustave, dans la cuisine, ou autre piece, etait placardé, et de maniere bien visible le tableau d'arrosage ?
Ce tableau qui est une simple feuille, permet a un abonné de connaitre ses jours et ses heures d'arrosage . 


Cordialement
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oryx


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MessagePosté le: Ven Jan 15 2010, 21:38    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir,
A l'évidence l' implication d'une complicité du Tave (et d'un tiers) est quasiment partagée, sa présence semble indiscutable sur le terrain aux heures précédant le drame,encore faut il savoir pour quel motif .
On évoque par exemple à défaut de mieux une partie de braconnage ,du voyeurisme minable ou de l'impérative obligation de surveiller l'éventuelle dégradation du talus éboulé.
Nous pouvons pour faire bonne mesure à priori réunir ces trois facteurs afin d'obtenir dans l'absolu un amalgame crédible de présomptions.
Puis cas par cas dans les détails, affiner pour éliminer les plus improbables.
Le braconnage à proximité des Anglais semble être à exclure en priorité ,il ne viendrait à l'esprit d'aucun chasseur régulier même de jour fut t' il inconscient ou d'un braconnier de nuit de tirer des coups de feux sur du gros gibier à  quelques dizaines de mètres d'un campement ou d'un bivouac, d'autant que la présence d'une enfant était connue et que cela aurait entraîné une réaction prévisible pour le moins désobligeante de la part de ses parents .
Au cas où, il faudrait donc reculer au maximum le lieu d'un affût susceptible de convenir plus discrètement à ce genre d'intention.
Le voyeurisme peut aussi nous laisser dubitatif ,si comme il à été spécifié une séance diurne de "strip-tease  "à été offerte au gré du hasard en spectacle au Tave ,rien à l'affiche ne promettait un effeuillage nocturne en deuxième partie de programme à minuit passé.
Tenter d' aller mater des gens allongés endormis n'a rien d'excitant .


Resterait le soucis de l'éboulement, certes le plus probant de ces cas de figure.
Mais quelle importance matérielle lui attribuer ?, La micheline étant passée sans encombre,le conducteur n'a rien vu d'exceptionnel et pour cause son silence en témoigne, le responsable SNCF frisant la faute lourde n'a pas jugé opportun de se rendre sur place, faisant aveuglément confiance aux déclarations de son ami .
En d'autres termes :" La voie est dégagée, mais ça peut s'aggraver au cours de la nuit" ," ce n'est pas grave nous verrons cela demain matin ." Faï tira !!!
On peut s'interroger à juste titre sur le volume de terre déversée en fonction de la topographie pour atteindre le ou les rails sur une largeur assez conséquente et la prise d'une décision attentiste inappropriée si une amplification du phénomène devait encore survenir dans la nuit. Dés lors si ce chef n'est pas venu constater sur place il contrevenait au plus élémentaire devoir d'anticipation et de responsabilité.
C'est ce qu'il en ressort unanimement des réflexions soulevées par chacun sur le sujet.
Autre comportement irrésolu,celui du clan, le papé ameute les femmes de la GT aux environs de 16h/17h et jusqu'à l'arrivée du Tave vers les 20 h ils ne préviennent pas le personnel de la gare de Lurs distante seulement de quelques centaines de mètres .Le patriarche fait donc le pari risqué d'attendre son fils pour intervenir à condition qu'il ne s'attarde pas trop dans une gargote de Lurs ; de fait il n'a disposé de justesse que d'une heure maximum pour déblayer la voie avant le passage du train de 21h et selon ses dires il aurait oeuvré durant 40 mn sans que l'on puisse prouver qu'il ait pu ou non déblayer quoi que se soit.
( Lorsque il revient de Peyruis il ne se préoccupe même pas en passant devant les lieux d'aller jeter un coup d'oeil avant de rentrer souper à la ferme. Après cela plus dégun n'est sur le qui vive jusqu'à l'irruption non prouvée , hélas,du Side-car à 23/23 h 30 et de la révélation sur la présence de l'inconnu devant la ferme évoquée dans une lettre anonyme. )
Donc sont laissés dans l'ignorance quiconque pouvait intervenir sur un événement pouvant entraîner un accident ferroviaire entre son constat à16h 30 et l' arrivée du Tave à 20 h pour aller pelleter, soit à minima pendant 3h / 3h30 ,on peut supposer qu'en gare de Lurs il y avait encore des employés SNCF à 16h 30,que ces dits employés amis et parents tous cités dans l'affaire sont obligatoirement passés devant la GT pour s'en retourner à Peyruis après le boulot sans que pour autant ils soient alertés au passage par les gens de la ferme de l'imminence d'un danger. Sans compter les voisins de proximité: ferme du clos, maison de la mine , Perrin/Sylve à Giropey avec téléphone dans le bâtiment, etc, etc la liste n'est pas exhaustive.
Nous saisissons la contradiction flagrante de la situation entre des propos alarmistes tenus par le papé faisant courrir des risques aux passagers de la micheline de 21 h et sa grande passivité durant plus de trois heures avant de pouvoir y  remédier.
(On a vu la belle -fille dans l'urgence inutile bien plus préoccupée le lendemain d' enfourcher sa bécane pour aller au devant des Gendarmes .)
Ce n'est que vers 21 h que le chef d'équipe déclare être mis au courant de l'affaire à son domicile alors qu'il devait bien se trouver sur son lieu de travail entre 16/17 h.
Je suppose qu'un tel événement aurait dû être consigné dans un rapport destiné à la hiérarchie concernée , et rien n' aurait empêché son auteur par amitié d'en différer l'heure ne serait ce que pour ne pas faire mentir le déclarant, on à déjà vu çà ,suivez mon regard. D'autant que cette affaire criminelle ne le concernant pas,par ce biais , donnant donnant il pouvait demeurer dans l'ombre au cas où il serait venu rendre une visite sur les  lieux conformément à ses responsabilités.
De quoi se poser des questions sur l'heure de l'éboulement, non ?


Ou bien la raison professionnelle qui exigerait une présence indispensable sur le terrain dans la continuité éventuelle de l'arrosage des différentes parcelles  .
L'instant critique de l'éboulement quel qu'en soit l' importance pourrait se situer entre une fin d'arrosage aux environs de 21/22 h ou le début d'un arrosage à partir de ces mêmes heures .
Il est évident que pour assurer leur alibi après 21 h ils avaient l'obligation de prétendre avoir fermé la martelière du canal principal dans l'après-midi, ce qui est formellement interdit ,alors qu'ils avaient la possibilité de détourner les eaux entre autres sur la luzerne devant la ferme ou le potager.
Ils pouvaient tout aussi bien laisser couler l'eau sur cette luzerne qui en avait sans doute besoin et cela sans aucun risque. Quant au potager n'en parlons pas, sauter sa main d'eau hebdomadaire correspondrait à 15 jours sans arrosage .
La bonne compréhension du réseau d'irrigation de la GT permet de soulever des incohérences matérielles qui peuvent résoudre concrètement des questions.
En se penchant sur cet aspect de l'affaire on pourrait probablement apporter une réponse à leur réel emploi du temps avant le drame , chose qu'ils ont su parfaitement occulter. De plus le mystère de la femme en noir aperçue la nuit tombante à proximité du bivouac pourrait prendre sa place dans ce schéma.


Bien amicalement  0ryx
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MessagePosté le: Mer Jan 20 2010, 23:00    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous




Si le glissement de terrain a eu lieu a cause de l'eau de l'arrosage, comme il a été dit.
Il a fallut pour cela détremper, inonder la portion de terrain immédiatement au dessus de la voie ferrée. Pour cela, il faut faire un petit barrage au point le plus bas, ou en bout du sillon.
L'eau ne pouvant plus s'écouler, s'accumule en amont du barrage.
Le sillon ou la portion de terrain se rempli d'eau , quand le prépose à l'arrosage estime que la terre
a suffisamment bu, il libère les flots en faisant sauter le barrage.
Plus ou moins cela se passe de cette manière.
Ce qui est important de retenir c'est qu'il faut une présence et une intervention humaine sur place.
Si rien n' a été fait , le garde canal aura beau ouvrir la martillere, l'eau ne fera que traverser sagement le terrain de l'abonne par la fiole de ce dernier, et finir sa course certainement dans le talweg ou directement dans la Durance.


Hors dans l'après midi,au moment supposé du glissement ,Gustave donnait la main aux champs ailleurs, Gaston dormait, Yvette était enceinte, reste plus que Marie, pour œuvrer sur le terrain,
mais là je doute !
Donc plus personne, étrange !


Oryx a très certainement vu juste, l'arrosage de l'après midi = pipeau
Pipeau pour les raisons qu'il a fort bien étayé.




Mais pour qu'elle raison, celui qui était là dans la luzerne, bien plus tard que l'après midi,a t'il laissé boire plus que son saoul le le terrain ?




Cordialement
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oryx


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MessagePosté le: Jeu Jan 28 2010, 14:38    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour ,
Salut Dixlouca ,


Une seule personne transparaît en filigrane dans l'affaire tant sa personnalité semble insignifiante, on la présente comme soumise, frêle, usée par le temps.
Certes si nous la jugeons également sur sa mise vestimentaire toujours vêtue de noir, affublée d'un sobriquet peu flatteur, tout laisse penser qu'elle puisse être considérée comme quantité négligeable, sans ressource physique. 
Nous pourrions néanmoins la comparer aux vieilles maraîchères piémontaises âpres au gain, dures à la tâche, inépuisables, à l'instar des vieux cades tortueux des Basses-Alpes.
Comme on dit : " ce ne sont pas les plus grosses montres qui fonctionnent le mieux " la preuve en est qu'elle s'est éteinte presque centenaire et bon nombre d'entre nous disparaîtrons bien avant cet âge canonique sans pour autant avoir dû effectuer la moitié de ses efforts.
Bien sûr  Marie ne faisait plus la lessive selon le papé, mais il oublie de préciser qu'elle était assez vaillante de pourvoir à son entretien, et de travailler la vigne entres autres travaux agricoles.


Il est fort probable que la Dame en noir aperçue non loin du campement (donc 3 adultes) soit effectivement la Sardine ce qui en définitive a été reconnu implicitement d'une façon éludée du bout des lèvres, plus tard, par les habitants de la ferme.
Oui! bof! ça devait être ma belle-mère aurait dit finalement la bru à peu près dans ces termes ; de même qu'il a été fait aussi allusion à une possible confusion de couleur entre la robe rouge à fleurs blanches de la Lady et la robe noire de la paysanne dans la lointaine pénombre.
Le jeune couple de paysan ne peut suggérer l'idée d' une confusion sur les couleurs rouge ou noire si l'inconnue en définitive aurait  pu se révéler être Marie, sans reconnaître alors effectivement qu'elle aurait pu s'y trouver présentement sur les lieux. 
Et tout naturellement une question vient à l'esprit : " Mais alors que pouvait
 t' elle  faire, seule dans ces parages à la tombée du crépuscule? "; si l'on considère au conditionnel que le papé repu, pompette, fumait sa pipe, qu' Yvette s'affairait dans sa cuisine, préparait la soupe et s'occupait de son gosse, que le Tave était partit à Peyruis !!!
Si le Tave et sa femme admettent qu'il pouvait s'agir de Marie ce n'était certes pas pour qu'elle entame un brin de causette avec les Drummond  après 20 heures - donc il se devrait qu'elle soit présente sur les lieux pour une raison précise ayant trait avec ses intérêts.


En admettant que l'heure des faits se situe peu avant ou peu après 21h, et que l'eau coulait sur les terres de la GT, nous pouvons penser qu'en l'absence momentanée de son fils, La Sardine aurait pu le suppléer durant ce laps de temps dans l'irrigation de la luzerne située devant la GT .
Et c'est précisément le long du chemin conduisant au pont et devant les Anglais qu'il fallait oeuvrer - l'eau étant acheminée par l'intermédiaire du puisard.




Pour quelle raison le cacher alors ?
Fidèles à leur stratégie, pas de contact avec les futures victimes.
Le meilleur moyen d' éviter des questions embarrassantes au cas où un témoin de passage aurait vu Marie est de mettre préventivement en évidence ce fait  et de prétendre avoir aperçu une inconnue vêtue de noir.


De la même façon que le patriarche utilise le morceau de crosse à son avantage.
Tactique payante du contre-feu doublée d'un aplomb déconcertant devant l'irrationalité des dépositions contradictoires - du grand Art , commedia dell'arte.


bien cordialement, Oryx

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MessagePosté le: Mer Mar 10 2010, 21:38    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir ,


Dans le courant de l'après-midi le papé découvre l'éboulement en passant sur le pont enjambant la voie ferrée.
Ni une ni deux il s'empresse (?) de prévenir  son épouse à la ferme distante de 165/170 m, d'aller au plus vite abaisser la martelière au canal maître afin de stopper l'écoulement des eaux sur le champ de luzerne.
Marie pas très jeune mais alerte, s'y rend en compagnie de sa bru - soulignons au passage que cette dernière enceinte porte également un bébé dans les bras. Chemin faisant, pour éviter une fatigue inutile en raison du dénivelé d'une trentaine de mètres de hauteur sur la longueur du trajet pour atteindre le canal, elle décide d'attendre le retour de Marie en bordure de la Nationale, on ne sait où exactement.
Version générale quasiment adoptée par plusieurs auteurs.


Petit rappel: le patriarche avait la possibilité en quelques enjambées de se rendre du pont au virage situé à 100 m au nord du bivouac afin de détourner les flots par l'intermédiaire de 2 vannes situées de part et d'autre en bordure de la RN.
Soit dit en passant ignoré par l'ensemble des auteurs.


On peut évaluer à vol d'oiseau la distance entre ces vannes et la martelière du canal principal à environ 200 m, à condition de gravir en ligne droite le talus du canal - ce qui n'est pas une mince affaire, tout un chacun peut tenter l'expérience.
Sinon pour un accès plus aisé on peut emprunter un chemin de terre, ce qui  augmente substantiellement la longueur du trajet, mais acceptons cette distance à minima de 200 m.


Donc si nous comptons bien :
De la ferme au bivouac    :   165 m
Du bivouac aux vannes   :   100 m
Des vannes au canal       :   200 m


Soit  465 m à parcourir  pour la Marie, alors que le vieux pouvait de lui même rétablir la situation en moins de deux en n'étant placé qu'à 100 m des 2 vannes.
Si l'ensemble des personnes  qui se sont intéressées à l'affaire et ceux qui s'y intéressent encore ont ignoré ou ignorent ce détail, les gens de la GT en avaient  eux connaissance. Dumarcet aussi, page 17, avec juste raison pour une fois, situe une de ces vannes au bord de la RN, bien qu'il soit jugé parmi les moins bons sur l'ensemble de son oeuvre avec juste raison il est vrai aussi.


Sans être très futé, par principe, nous savons tous qu'en cas de débordement d'un lavabo ou d'un bidet il nous faut tout simplement fermer les robinets des appareils sanitaires sans être obligé de se précipiter sur le robinet d'arrivée principal, ce qui serait inutile dans ce cas, ne s'agissant pas d'une fuite.
Donc le choix du patriarche semble stupide, inapproprié en se rendant à la ferme vu l'urgence des circonstances parait-il. Plus le temps passe plus l'eau s'écoule, plus la situation s'aggrave.


A cet état de fait nous pourrions quantifier le cubage déversé entre la découverte de l'éboulement et la fermeture de la martelière principale en multipliant le débit ( litre seconde ) par la durée de temps mise lors du trajet à effectuer et faire la différence entre deux options.
Distance totale parcourue avant fermeture de la martelière principale :
1) 165 m par le vieux ( pont / ferme) + 465 m par Marie ( ferme / canal ) =  630 m
2) Ou simplement 100 m par le patriarche ( bivouac / vannes directionnelles ).
La différence de temps d'écoulement supplémentaire et l'allongement du trajet effectué crève les yeux en faveur de l'option la plus courte, et ce tout en conservant son tour d'eau d'arrosage hebdomadaire pour d'autres parcelles.


Ont t'ils voulu paraître moins malin qu' intelligent ?


A relire Page 141 Domenech réédition.
Bien que cet extrait résulte d'une discussion imaginaire adaptée aux circonstances de l'éboulement par l'auteur, il est clair qu'il ignorait lui aussi l'existence de ces vannes et l'intérêt de leur fonction, sinon il aurait pu insérer dans ce dialogue perso ce que tout un chacun peut admettre et vérifier :
" Mais papé tu pouvais plus rapidement aller orienter les vannes au virage qui se trouvent moins loin que ta ferme, qu' aller prévenir ta femme, tu as dû quand même laisser ton troupeau friand d'orge livré à lui même ".


En conclusion, si l'on peut attribuer au pépé des actes de " bravitude " par le passé, sa promptitude laisse à désirer confrontée aux événements matériels en cas d'urgence. Telle l'inertie constatée, sans prévenir qui que ce soit dans l'attente du Tave de 16h 30 jusqu'à 20h (soit 3h 30) pour intervenir sur la voie ferrée, ou comme il est établi ci-dessus en choisissant l'option la plus aggravante de l'inondation du champ causant l'éboulement.


Encore une piste inexplorée qui " malheureusement " conduit à la GT.


Amicalement  0ryx
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MessagePosté le: Ven Mar 12 2010, 21:43    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous

Bonsoir Oryx

J’attendais avec impatience la suite de votre hypothèse. Me voila rassuré car je craignais qu’a cause du peu d’activité du forum vous ne jetasse l’éponge.
 

Votre idée est très intéressante et fort bien étayé.
Le comportement de Gaston est curieux et peut être même à la limite de l’absurde.
 

S’il dit vrai, son attitude est incompréhensible et "absurde",.
 

S’il ment, ou est l’intérêt de dire qu’il est redescendu pour faire intervenir sa femme ?
Il aurait très bien pu dire « c’est moi qui ai fermé la vanne »
A part que le fait qu’impliquer plusieurs personnes donne plus de poids à la crédibilité de leurs dires, je ne vois pas ! *
 

Toujours est il, que si vous raison sur l’éboulement tardif, du fait de leur stratégie, tout les mensonges du monde ne pouvait effacé matériellement ce glissement de terrain.
La seule solution consistait en  avancer son heure.
Ainsi plus de télescopage avec la proximite de l'heure du crime.

Mais dans ce cas que penser de Roure ?

 

Il y a plusieurs points qu’il serait intéressant de trouver :
A qui était dévolu la tache d’arroser le champs de luzerne.
Retrouver le planning d’arrosage du canal !!!
 

 

* Peut une autre idée de dernière minute, pour plus tard
 

 

Cordialement
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