Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
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témoignages sans suites
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum -> Les diverses hypothèses -> Des simples hypothèses aux affabulations les plus farfelues
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oryx


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MessagePosté le: Dim Avr 19 2009, 18:57    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour à tous,


Penchons nous sur les témoignages de Pacomi et de son ami. Témoignages on ne peut plus évasifs sur l'emplacement exact des lieux. Pacomi voit un enfant âgé de 15 ans dans la lumière de ses phares à trois heures du matin accroupi sur un mur côté gauche de la route et cela quelques km après Peyruis. Plus exactement selon ses dires, sans être formel toutefois, après un virage à 50 m du lieu de la tuerie.
Son ami plus affirmatif, lui, aperçoit un ado à droite de la route assis sur un cube de maçonnerie situé à proximité d'une moto-pompe.


De toute évidence l'emplacement des enfants ne peut correspondre au récit de Pacomi ; des ados à 3h du matin vus sur les lieux des crimes est impensable.
Il nous faut donc prendre en compte plus sûrement le récit de l'ami de Pacomi.
On peut  situer encore de nos jours cet endroit qui semblerait correspondre au lieu dit de La Cléde sur l'ancienne RN en direction de la Brillanne, toujours sur la commune de Lurs. 
Il existe bien une moto-pompe et quelques gros pavés qui pourraient être les restes d'un parapet. A cet endroit sous la route passe aussi le canal, une borne nationale indique La Brillanne 3 Km. (Notons au passage l'énorme différence de proximité entre ces deux témoignages : l'un  situe les faits à 3 km au sortir de Peyruis ce qui correspond approximativement à la Serre, l'autre 3 km avant la Brillanne).


Les suites de l'enquête sur ce sujet n'ont rien donné de probant, si ce n'est qu'un léger doute a pesé sur deux enfants des environs, enfants dont  les parents ont affirmés qu'ils étaient couchés  cette nuit-là, tout comme l'ensemble des habitants du département des Basses Alpes selon toutes les apparences.


Nous verrons par la suite qu'il y avait autant de monde sur les chemins, dans les champs que d'automobilistes, motocyclistes, cyclistes, piétons sur la RN entre Peyruis et la Brillanne au cour de cette nuit.


Pour essayer de comprendre ce que ces enfants pouvaient  faire si tardivement à 3h de la nuit ou de si bonne heure le matin, selon comment l'on se place dans le temps, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager la vie nocturne de jeunes gens sur la commune de Varages, par l'intermédiaire du net que l'on peut consulter sur le site : http://michelpartage.unblog.fr/article-de-presse-pour-lassociation-des-consommateurs-des-usa/ historique eau.
L'extrait ci-dessous pourrait vous laisser entrevoir, mieux que la narration d'une courte période de mon vécu, une explication circonstanciée et plausible à la présence inattendue de ces ados constatée par les automobilistes. 
"Notre droit d'arrosage était le mardi soir de 23 h à 2 heures du matin pour les prés et le mercredi matin de 6 h à 7 heures pour le potager. A 8 ans j'ai eu droit à ma première lampe électrique pour surveiller la nuit que les prés étaient bien arrosés. Nous avions chacun notre mission. Les prés étaient grands et en pente. Mon père s'occupait de surveiller que l'eau parvienne bien à la propriété le mardi soir de 23h à 2 h. Mon frère aîné était chargé de déplacer « les martelières », ce sont des plaques de fer que l'on enfonce dans les ruisseaux pour faire déborder l'eau des canaux afin qu'elle arrose les prés par inondation. Mon rôle était de me tenir au bas des prés et de prévenir lorsque l'eau arrivait afin que mon frère aîné change « les martelières ». Tout cela jusqu'à 2 h du matin où l'eau était orientée vers une autre parcelle de terre.
A 8 ans, on est fier d'avoir une lampe électrique et d'être « responsable » de l'arrosage des prés. Mais la nuit, seul dans les prés avec le bruit de l'eau, l'imagination prend quelquefois le dessus. Le vent dans les arbres, les ombres portées par un croissant de lune… Une soirée, le sommeil a pris le dessus, je me suis réveillé allongé dans une flaque d'eau. Mon père me cherchait en se demandant ce que je pouvais bien faire..." 


Au quartier de l'Adroit  au sortir de la côte de Giropet le canal se trouve au plus près de la Durance  et  à partir de ce lieu les terres commencent à se répartir à gauche et à droite de l'ouvrage, pour certains arpents de terres situés trop en hauteur une moto-pompe assure leur mise en eau. 
( Nous avons déjà constaté que la roue à aube métallique sur le canal servait aussi à un des témoins habitant les bâtiments de la Silve, parent par alliance du patriarche, pour l'arrosage de certaines de ses hautes terres, en plus de son utilité pour le village de Lurs.


Il est vrai que pour avoir de bonnes réponses il eut fallu poser les bonnes questions et connaître un tant soit peu le monde paysan.                                              A quoi peut servir  une moto-pompe? quelle est son utilité en campagne?Fonctionnait-elle cette nuit ? Deux ou trois questions simples en connaissance de cause posées aux habitants des environs immédiats, et le problème était résolu.
Cordialement, Oryx
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MessagePosté le: Dim Avr 19 2009, 18:57    Sujet du message: Publicité

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oryx


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MessagePosté le: Mer Juin 17 2009, 18:05    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous ,


On ne peut considérer ce qui va suivre comme des témoignages certifiés, mais nous pouvons quand même les insérer dans ce chapitre et y prêter attention.
Deux lettres anonymes adressées aux autorités dont l'écriture semble être attribuée à la même personne en date des 11 et 25 Août 52.
Dans la première postée à St Auban, l'auteur précise que le Capitaine ou le Commissaire connaît cet individu, donc un témoin déjà entendu, qu'il a de grands pieds, qu'il est grand (logique), qu'il est toujours tête nue ou avec un béret basque.
Au regard des photos dont nous disposons, nous en voyons principalement deux chapeautés de la sorte.
Un habitant Peyruis et un logeant quartier Marachant.
Celui de Peyruis avait toutes les raisons de se trouver sur ces lieux momentanément à pareilles heures. Pour celui de Marachant  le physique ne correspond pas mais il avait connaissance de tout ce qui se passait dans les deux communes.


Quatorze jours après voyant que sa lettre reste sans effet, notre homme réitère le 25 du même mois en précisant qu'un ami habitant la ferme se trouvait en compagnie d'un inconnu  entre 23h30 et minuit en bordure de la route devant la GT.
Si nous attribuons au même auteur ces missives, il y a quelque chose qui cloche dans la mesure où il déclare dans l'une que la Police ou la Gendarmerie connaît cet individu; dans la seconde il écrit  paradoxalement qu' il ignore son identité. A la lecture de la lettre anonyme du 25 Août 52,  l'interprétation que j'en retire  sauf erreur de ma part, est que cette personne ne semble pas prétendre que 2 hommes étaient armés entre 23h30 et minuit en bordure de route devant la ferme la nuit du 4 Août 52.
Page 123 " la vérité sur le crime de Lurs ":
Le passage faisant référence à X et Y de Pertuis est assez ambigu dans la mesure où il laisse entendre que si ce n'est pas son ami qui l'auteur des crimes, il oriente les enquêteurs vers X et Y, qui eux  à Peyruis  possédaient chacun une arme à répétition.
Sachant que c'est avec une Rock Ola que les crimes ont été perpétrés et l'auteur l'ayant reconnue au cours de son exhibition, il est clair dans son esprit que les initiales de X et Y - utilisateurs potentiel d'une de ces armes bien caractérisées - pourraient  se transformer sans les nommer clairement aux yeux des enquêteurs en Z et C.


L'équivoque ainsi soulevée, "armés" aux heures dites avant les crimes a fortement suggestionné l' idée d'un braconnage nocturne que rien ne prouve. 
Si l'on considère qu'une dénonciation anonyme par définition sert à informer sans se faire connaître, la précision des détails fournis " je suis un ami ", " je passais à vélo à telle heure " équivaudrait quasiment à une signature.
Pour évoquer ces précisions il aurait fallut qu'il passe à côté de ces gens, qu'il soit bon observateur et de surcroît sacrement au fait dans la connaissance des armes pour en reconnaître nuitamment les spécificités, mais aussi qu'il roule silencieusement et sans éclairage. Par conséquent ces gens n'auraient pas eu le temps de cacher leur pétoire respective, et chose impensable c'est qu'eux ne l'aurait pas vu. 
L'honorable citoyen sous certains aspects et "délateur par civisme", sachant par quelles obligations étaient tenues les membres du clan pour être dehors cette nuit, fait état de son passage à vélo, qui n'aurait jamais eu lieu, pour écarter les soupçons à son égard. D'autant que cette personne, s'il s'avérait que ce soit la bonne, et celle à laquelle nous pensons en général, se déplaçait ordinairement à pétrolette. 
La cause principale de cette dénonciation résiderait dans le massacre de la fillette, le plus odieux des trois crimes.
Lorsque l'on a connaissance des difficultés pécuniaires et de l'angoisse éprouvée par ce père de famille pour soigner son enfant malade (d'après la presse), comment aurait-il pu rester insensible à l'assassinat de la petite anglaise et ne rien faire pour aider la PJ.
La suite des événements ne peut que nous conforter dans nos présomptions ; cet auxiliaire de justice injustement baptisé de "balance", a plus tard à deux reprises par petites touches successives grâce à de nouvelle confidences permis d'orienter l'enquête.
En somme les 2 lettres sont complémentaires, elles ne font pas seulement état de deux personnages X et Y, mais de trois en l' occurrence en y ajoutant celui de la première lettre du 11 Août. Autrement dit en décrivant l' homme au béret basque, qui effectivement prévenu d'un danger sur la voie ferrée se devait par obligations professionnelles se rendre compte par lui même de la situation sans attendre le lendemain.
Cet homme au comportement bizarre dépasse à moto sur la route le matin ses subordonnés en se rendant sur les lieux de l'éboulement. N'aurait il pas été logique qu'il enjoigne ses équipiers à le suivre plutôt que de les laisser poursuivre leur chemin sans les informer qui dans la pratique devaient se rendre à la gare ignorant en principe les événements.
Le fils devant la ferme ne l'a t'il pas vu arriver et emprunter le chemin conduisant au pont ?
Et cet homme n'a t'il pas vu le fils cadet en attente devant la ferme ?
Cet homme au cours du procès déclare ne pas avoir voulu faire mentir le petit fils.
Cet homme ne s'approche pas de la fillette,
Cet homme n'a pas vu le lit de camp sur l'anglais lors de son passage.
Cet homme encore est à la croisée d'un témoignage crucial en faveur du patriarche  "apprenant" par sa bru ou un journaliste *les crimes lors de son arrivée le matin.
Cet homme "prévenu par qui ? " savait- il par avance beaucoup de choses sans y avoir participé.


A propos , un employé du canal accompagné d'un ami connaissant bien les lieux et la famille déclare n'avoir rien remarqué d'anormal à 19h / 19h45, bien !
Nous ne savons pas en l'absence de la lecture de ce PV, si ces personnes se rendaient chez elles, se rendaient sur les lieux de leur travail, ou si elles étaient en action de travail.
Quant à son accompagnateur, nous pouvons nous demander s' il n'a pas un lien de parenté avec le chef de service de la gare de Lurs, vu que sa fille semble être mariée à un homme portant le même patronyme qui figure dans le bas de liste des témoins page 300 de Deniaud. Cette femme est citée sans qu'un rôle quelconque apparaisse dans la lecture de son ouvrage.
Il serait donc intéressant de connaître la profession de ce mari et de savoir si le  gendre du cheminot n'est pas l'accompagnateur du témoin de 19 h /19h45
Peut être une brique du mur du silence .
Cordialement.
Oryx


* Je crois avoir lu qu'il existait aussi un lien de parenté avec le cheminot, me trompé- je ?
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Lederangeur


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MessagePosté le: Mer Juin 17 2009, 20:43    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour Oryx,
et merci pour ces posts pertinents et très intéréssants, surtout dans la mesure ou ils ont le mérite de fouiller sans rien négliger.........
Mais avez vous fait un agglomérat de plusieurs sources que vous avez assemblées, ou est ce issu du livre de Sebeille en totalité?
Pardonnez moi, mais comme je n'ai pas les ouvrages sous la main en ce moment, je ne peux faire mes recherches.

Sinon, en ce qui concerne le quidam, je suis toujours resté prudent et perplexe sur la valeur de ses témoignages.
D'ailleurs, on sait qu'il a menti sur plusieurs points, vous le rappelez.
Alors dans quelle mesure, ou plutôt, quelle est la valeur de crédibilité que l'on peut accorder aux autres de ses témoignages?
Cordialement............
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dixlouca


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MessagePosté le: Mer Juin 17 2009, 21:34    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous


Cet homme n'a pas vu le lit de camp sur l'anglais lors de son passage.

J' ajouterai pas plus que ses trois subordonnés à vélo.


Cordialement


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dixlouca


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MessagePosté le: Jeu Juin 18 2009, 12:14    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour à tous


Citation:
L'honorable citoyen sous certains aspects et "délateur par civisme", sachant par quelles obligations étaient tenues les membres du clan pour être dehors cette nuit, fait état de son passage à vélo, qui n'aurait jamais eu lieu, pour écarter les soupçons à son égard. D'autant que cette personne, s'il s'avérait que ce soit la bonne, et celle à laquelle nous pensons en général, se déplaçait ordinairement à pétrolette.


Il ne faut pas oublier le cycliste Paul Desclite.
Mais la réflexion d'Oryx "Si l'on considère qu'une dénonciation anonyme par définition sert à informer sans se faire connaître, la précision d " je passais à vélo à telle heure " équivaudrait quasiment à une signature", je pense est valable pour Declife également.

Mais on peut supposer que le conducteur de pétrolette n'ignorait en rien les passages de Decliffe ce soir là, et détourne ainsi les soupsons sur ce dernier avec le détail "vélo"

Je m'interroge également sur la possibilité d'un auto attentat sur lui meme.


Cordialement
 
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Lederangeur


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MessagePosté le: Jeu Juin 18 2009, 13:58    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour à tous,


Il ne faut pas oublier le cycliste Paul Desclite.
Mais la réflexion d'Oryx "Si l'on considère qu'une dénonciation anonyme par définition sert à informer sans se faire connaître, la précision d " je passais à vélo à telle heure " équivaudrait quasiment à une signature", je pense est valable pour Declife également.

Certes, mais une dénonciation anonyme peut être aussi totalement fausse, et  destinée à écarter les soupçons ou les détourner.
Voire régler ses comptes envers une personne, avec qui un reliquat de rancune demeure.
Ou aussi bien pour se tirer d'affaire soi même.

Dans cette affaire, de toutes manières, on se demande quel témoignage serait digne d'une totale et inconditionnelle crédibilité.
J'avoue n'en voir aucun...
Je devine même des témoignages de complaisances, et quand je dis deviner, c'est ironique, évidemment..
Il suffit de voir l'apparition comme par magie d'un certain gendarme après de nombreux mois qui suivent le drame pour en être vite convaincu.
Et en plus, il s'agissait d'un gendarme. C'est dire...

Cordialement à tous.
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Bonanza


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MessagePosté le: Ven Juin 19 2009, 01:15    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour à tous.

Bonjour Oryx.


Votre post précédant est tres interressant, mais combien difficile à déchiffrer pour quelqu'un qui ne

connaitrait pas à fond l'affaire, par le fait de jamais nommer les intervenants!



Citation:
Il serait donc intéressant de connaître la profession de ce mari et de savoir si le  gendre du cheminot n'est pas l'accompagnateur du témoin de 19 h /19h45
Peut être une brique du mur du silence .
 

Apres, Maillet, Roure, Perrin, voila que vous nous parlez de Pesenti ( dont je ne me rappelle plus la profession )

Si vous pouviez nous renseigner!

Merci.


Salutations.
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oryx


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MessagePosté le: Mer Juin 24 2009, 13:47    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour aux participants ,


En premier lieux nous pouvons lire la rédaction des deux lettres anonymes dans l'ouvrage du Commissaire Marseillais .


D'autre part, il serait bon de savoir si les deux personnes citées portant le même patronyme ne sont pas en fait qu'un seul et même individu, et connaître sa profession, son âge, sa descendance aux moment des faits, de plus savoir par quel moyen il se déplaçait  en compagnie de l' employé du canal ,auditionné par les enquêteurs.
L e  condensé relatif au PV ne fait état que d'un seul enregistrement déclaratif, et la PJ n'a pas dû juger nécessaire d'entendre l'accompagnateur pour  confirmer, vu que ce témoignage n'apportait rien d'important étant donné qu'ils n'avaient rien vu d'anormal.
Mais rien ne dit que cet ami ne soit pas repassé sur les lieux à 1h10.
Il a été question d'un témoin du drame passant à vélo, lecture ou commentaire je ne sais plus, mais ce que j' en ai retenu : " il est jeune, il vient de se marier, il va être père, il a peut être peur pour son enfant " .


Quel est votre avis sur l'attitude du cheminot snobant royalement ses coéquipiers le matin en se rendant sur les lieux ?
POST  ORYX DU 17 JUIN - 18h05


Et quelle interprétation  sémantique donnez vous à la lettre du 25 Août 52 ?
Faut t' il lire :
-  X et Y possédaient des armes à PEYRUIS
-  Ou bien le fils et l'inconnu étaient armés devant la ferme entre 23h30 et minuit
Cordialement
0ryx
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oryx


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MessagePosté le: Mer Juin 24 2009, 13:54    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour à tous,


Bonjour Dixlouca ,
en ce qui concerne la personne que vous citez dans votre post  du : 18/06/09 - 12 h14 , ce chef de la mine utilisait des serres sur une parcelle au quartier St Pons en tant que souscripteur à titre locatif sauf erreur de ma part.


Dans le quartier de la Gare de Lurs, la société des Houillères de Montrambert sous le contrôle de la Compagnie Alais - Forges- Camargue possédaient aussi des parcelles potagères, genre de jardins ouvriers, mises à la disposition sans doute des employés.
Si par le plus grand des hasards la personne en question cultivait en plus une de ces surfaces, nous sommes enclins à supposer qu'après 23h il s'occupait encore et plus tardivement dans la nuit d'arrosage, ce qui nous rapprocherait de l'heure fatidique.
Au vu de la distance séparant ces lieux et s'il était dehors, on peut craindre pour le moins à une altération auditive de ses tympans.
Quoi qu'il en soit si ce n'est pas lui, un autre effectuait cette tâche, tout aussi sourdingue.


Bien cordialement


Oryx
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Bonanza


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MessagePosté le: Mer Juin 24 2009, 20:43    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour à tous.

Bonjour Oryx.




Citation:
 la société des Houillères de Montrambert sous le contrôle de la Compagnie Alais - Forges- Camargue  

Jusqu'à présent je pensais que la mine de Sigonce, Houilléres de Momtrambert et de la Béraudiére dépendait 

de la Société Fonciére et Miniére Stéphanoise.

Je ne savais pas qu'elle était sous le contôle de la Compagnie Alais-Forges-Camargue.



Citation:
Dans le quartier de la Gare de Lurs, la société des Houillères de Montrambert, possédaient aussi des parcelles potagères, genre de jardins ouvriers, mises à la disposition sans doute des employés.


Là aussi surprise, je pensais que ces jardins ouvriers ne concernaient que les mineurs à Sigonce même, sur les terrains allant de la source du Pesquier

jusqu'au Moulin Vieux. 


Je prends en compte de toutes ces informations pour la tenue de mon dossier sur l'affaire.


Remerciements.


Salutations.i
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oryx


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MessagePosté le: Jeu Juil 9 2009, 21:47    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir,


Suite au post du mercredi 17 JUIN 18:05 dans la même section.


Les témoignages du chef d'équipe de la gare de Lurs sont plus qu'équivoques, il donne l'impression de tenter de sauver ce qui peut encore être sauvé.
Amitié, parenté par alliance, responsabilité professionnelle, responsabilité syndicale, responsabilité politique de ses ouailles, liens de résistants, autant de  charges respectables aptes à souder une communauté.
 Un doute sur son comportement : savait t ' il en se rendant à l'éboulement le matin que quelque chose de grave s'était produit tard dans la nuit, et peut être après son départ  de la GT, ceci dans l'hypothèse où il serait allé constater les dégâts.
Dans ce cas rien d'anormal à ce qu'il fût présent (ainsi que d'autres), la veille à la GT, ce qui aurait été transformé plus tard par la rumeur en une réunion de la cellule du parti, ou une fête quelconque.
A contrario, nous avons en mémoire une passe d'armes qui nuance ces suppositions, ce cheminot aurait confié la surveillance de la coulée de terre  selon les dires du fils - propos qu'il démentira par la suite.
Soit cette mission lui a été signifiée d'une façon informelle après avoir constaté de visu qu'aucun danger d'aggravation n'obligeait à prendre des dispositions particulières, et on ne saisit pas le pourquoi des dénégations du donneur d'ordres. Sauf si ce dernier après avoir eut connaissance des faits dans la nuit par un tiers ne tenait pas à ce que l'on sache qu'il soit venu sur place à une heure aussi rapprochée des événements...
Soit l'ordre a bien été formulé à Peyruis aux environs de 21h après le passage de la micheline, conscient cependant qu'une telle délégation de responsabilité à autrui constituait une faute lourde vis à vis de sa hiérarchie.
Contexte déjà évoqué ailleurs précédemment auquel je souscris.
Nous pourrions alors comprendre son démenti.


Dans cette affaire l'argumentation est toujours à double détente.
Ne pas oublier les réticences et dénégations du beau-frère, deuxième personne a avoir découvert le corps de l'enfant, hormis le Tave, et tenant compte de ce qu'il a vu et entendu, il a sûrement décelé dans le malaise ambiant et les visages fuyants de quoi se faire une opinion.
J'ai la conviction qu'à cette heure précise les trois personnes présentes sur les lieux au matin savaient ou se doutaient que les habitants de la GT étaient impliqués dans l'affaire.
Faut il remettre en évidence les comportements anormaux des uns et des autres de la veille au matin du 5 Août :
- Peut on accepter l'idée qu'en prévenant le chef d'équipe chez lui, le Tave dans la foulée ne soit pas allé en toucher deux mots à son frère aîné, ombre tutélaire, logeant à quelques dizaines de mètres dans le même village ?
- Ou que le responsable du rail n'ait pas effectué la même démarche chez son proche équipier du quartier ?
- Dans cette optique, une ou deux de ces personnes auraient bien pu venir aux nouvelles sur place la veille ; de quoi constituer là encore la fameuse réunion à la GT jusqu' à 23h30.
- Puis le matin à moto le chef d'équipe dépasse ses subordonnés sensés se rendre directement à la gare sans les inviter à venir constater les dégâts ?
-Ce même chef d'équipe arrivant au chemin du pont n'adresse pas un seul geste au fils en attente devant sa ferme située à 165 m - il est impensable qu'il ne l'ait pas aperçu ; celui-ci étant aux aguets surveillait  soi- disant une fuite éventuelle des parents pour relever le N° d'immatriculation de l'automobile.
-Tout aussi impensable que le fils en faction ne l'ait pas vu arriver depuis le           virage. D'autant qu'il connaissait l'heure habituelle de son passage pour sa prise de fonction à la gare de Lurs. et de plus  attendant sa venue, Il aurait dû se précipiter à sa rencontre et le mettre au courant des événements, tout au moins en ce qui concerne la fillette.
-Tout aussi étonnant que le fils préfère attendre l' arrivée de son frère aîné et de son beau-frère qui immanquablement devaient passer devant la GT pour se rendre à la gare.
-Notons aussi à son encontre qu'il ne s'est rendu tardivement sur place qu'après la venue des gendarmes  (mais aussi incognito pour déplacer A D).
S'en suit le quiproquo évoqué ci-dessus où tous les intervenants se contredisent, mentent dans leurs déclarations initiales, et plus tard en le reconnaissant  sont incapables ou ne veulent pas dire pour quelle raison ils ont agis de la sorte, et cela même en cours d'assises au procès.
A la limite nous pouvons affirmer que ces personnes ont été les seules à ne pas brouiller les indices sur les lieux  par manque de curiosité en ne s'approchant pas des trois cadavres, à l'exception du Tave en catimini.
Nous sommes à même dès lors de constater un comportement attentiste de la part du témoin de proximité N°1, ainsi qu'une certaine culpabilité des cheminots quant à leur omission, en ne rapportant pas avec exactitude ce qu'ils ont vu et entendu respectivement.


Autre fait intéressant :
- Teyssier journaliste prétend avoir été prévenu entre 6h/6h30  (" par une voix amie") qui signale un CRIME sur la route de Lurs.


- Le chef de la SNCF est présent sur les lieux distants de 6 Km environ de Peyruis entre 6h15 / 6h30 ; distance que l'on peut largement couvrir en 15mn à moto.


- Olivier alerte la Gendarmerie aux environs de 6h30, rapportant les dires du Tave disant qu'il avait découvert un cadavre, sans faire état de crime; confirmation puisque le tandem Romanet / Bouchier en se rendant sur place pensent avoir affaire à un accident.


Comme nulle autre personne connue ne s'est arrêté sur les lieux dans ce créneau horaire, il nous faut choisir entre un gendarme d'Oraison qui donne l'info par téléphone au journaliste, mais ignore si tôt qu'il s'agit de crime ; donc à priori nous pouvons l'écarter.
- Ou bien le chef d'équipe avant son départ de Peyruis au matin entre 6h/ 6h15
 - Ou encore le" jeune témoin" du crime avec ou sans l'intermédiaire du chef d'équipe.
D'où l'importance de connaître à qui appartenait la " voix amie" qui entre 6/6h30 savait déjà qu'il s'agissait d'un crime .


Dommage que Mrs Autheville soit mort avant le procès, nous aurions pu lui demander à l'époque l'origine de ses sources, puisque Mrs Teyssier ne les donne pas, tout comme tout bon journaliste.....


Concernant l'éboulement de terre au Km 319,300, matérialisé par un potelé  hectométrique en béton tout neuf (l'ancien jonche le sol tout à côté) : malgré la végétation envahissante en regardant en face on observe dans l'alignement du bord du champ qu'il n'y a pas d' échancrure particulière visiblement prononcée qui ferait état d'une coulée spectaculaire entraînant de nombreux m3 de boue. Bien sûr le terrain au dessus a subit des transformations avec le temps.
Nous devons tenir compte du fait que si le talus de la tranchée pouvait constituer un danger futur suite à l'éboulement, il y a belle lurette que la SNCF aurait pris des dispositions de sécurité en arasant au maximum celui-ci, réduisant ainsi l'angle de chute. Il est donc probable selon toutes les apparences que l'état du talus est resté inchangé depuis  cette époque.
Sans minimiser l'importance relative des dégâts occasionnés qui ont nécessité l'intervention des employés du rail dans l' après-midi, notons que lors de son passage en gare de Peyruis la veille, le conducteur du train n'a pas jugé utile à ma connaissance de prévenir qui que ce soit. Ou bien n'a t ' il rien vu d'exceptionnel sur le ballast bordant la voie.


cordialement, Oryx

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lure04


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MessagePosté le: Ven Juil 10 2009, 07:20    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour le Forum.

Bonjour Oryx


Super post que vous venez de faire là.

Il y a tant de points évoqués qu'il est difficile voire impossible de vous

répondre dans la foulée.

Mais je n'y manqerais pas de le faire!


Cordialement.
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lure04


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MessagePosté le: Ven Juil 10 2009, 18:33    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir le Forum.

Bonsoir Oryx.


Je peux vous répondre sur certains points ( pas forcement dans l'ordre )



Citation:
 Peut on accepter l'idée qu'en prévenant le chef d'équipe chez lui, le Tave dans la foulée ne soit pas allé en toucher deux mots à son frère aîné, ombre tutélaire, logeant à quelques dizaines de mètres dans le même village ?- Ou que le responsable du rail n'ait pas effectué la même démarche chez son proche équipier du quartier ?
- Dans cette optique, une ou deux de ces personnes auraient bien pu venir aux nouvelles sur place la veille ; de quoi constituer là encore la fameuse réunion à la GT jusqu' à 23h30.


C'est fort possible!

Citation:
Concernant l'éboulement de terre au Km 319,300, matérialisé par un potelé  hectométrique en béton tout neuf (l'ancien jonche le sol tout à côté) : malgré la végétation envahissante en regardant en face on observe dans l'alignement du bord du champ qu'il n'y a pas d' échancrure particulière visiblement prononcée qui ferait état d'une coulée spectaculaire entraînant de nombreux m3 de boue. Bien sûr le terrain au dessus a subit des transformations avec le temps. Nous devons tenir compte du fait que si le talus de la tranchée pouvait constituer un danger futur suite à l'éboulement, il y a belle lurette que la SNCF aurait pris des dispositions de sécurité en arasant au maximum celui-ci, réduisant ainsi l'angle de chute. Il est donc probable selon toutes les apparences que l'état du talus est resté inchangé depuis  cette époque.



Je suis tout à fait d'accord et je dirais même que cet éboulement qui n'a rien eu d'extraordinaire

n'a pris une importance considérable qu'avec et apres les meurtres!


Cordialement.
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dixlouca


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MessagePosté le: Ven Juil 10 2009, 20:34    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonsoir à tous

Citation:
Je suis tout à fait d'accord et je dirais même que cet éboulement qui n'a rien eu d'extraordinaire

n'a pris une importance considérable qu'avec et apres les meurtres!


 

Dixit Gaston, sans lui ce ne seraient pas 3 morts qu'ils y auraient eut mais 80.


Il est  vrai aussi que le talus au dessus de la voie n' a rien de la faille en M du Mont Toc.


Citation:
tous les intervenants se contredisent, mentent dans leurs déclarations initiales, et plus tard en le reconnaissant  sont incapables ou ne veulent pas dire pour quelle raison ils ont agis de la sorte, et cela même en cours d'assises au procès

Suis je en droit de penser que le corps de JD n' etait peut etre pas de l'autre coté de la route quand ils sont arrivés et qu'ils n' en ont rien dit simplement parce que la question
sur son emplacement n'a pas été posé ?


Salutations


 
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lure04


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MessagePosté le: Ven Juil 10 2009, 23:11    Sujet du message: témoignages sans suites Répondre en citant

Bonjour le Forum.

Bonjour Dixlouca.



Citation:
Dixit Gaston, sans lui ce ne seraient pas 3 morts qu'ils y auraient eut mais 80.



80 MORTS, Gaston n'y va pas par le dos de la cuillere!

Déja pour qu'il y eusse des morts, il aurait fallu que la micheline  ( deraillasse? )

Et pour derailler, il aurait fallu que le terrain entier glisse sur la voie et entraine avec lui des arbres au tronc conséquent.

Or les arbres en présence étaient de chétifs accacias qui n'ont même pas arrachés les fils de télépnone dans leur chute!

Voilà la fameuse catastrophe évitée grâce à une famille sur le pied de guerre!

Une petite parenthése : Dans aucun livre il n'est fait allusion à la venue des cheminots dans l'apres midi pour déblayer le balast!

Cette opération serait-elle passée inaperçue?

Pourtant aller terrasser à côté d'une scene de crime n'a rien de banal!

Une étrangeté dans cette affaire, parmi tant d'autres!

Cordialement.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:41    Sujet du message: témoignages sans suites

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