Affaire Dominici - Triple crime de Lurs Index du Forum Affaire Dominici - Triple crime de Lurs
Discussions sur l'affaire criminelle de Lurs. Août 1952, 3 cadavres de touristes Anglais gisent aux alentours de la Grand Terre, la ferme des Dominici.
 
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L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes
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MessagePosté le: Sam Mar 28 2009, 21:22    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

La RésistanceMouvements et réseaux

Dès l'été 1940, d'individuel le désir d'agir devient collectif avec comme but de toucher et de rassembler ceux et celles qui disent NON et veulent "faire quelque chose" CONTRE l'ordre nouveau imposé par le  gouvernement de collaboration de Vichy et l'occupant. S'impose alors pour ces tous premiers résistants la nécessité de s'organiser. Des noyaux d'amis naissent ici ou là. On pense naturellement au groupe des chercheurs du Musée de l"Homme à Paris dont l'impact s'étendra vite en province et, à Marseille, au MLN (Mouvement de Libération Nationale) créé par le militaire Henri Frenay, resté admirateur de Pétain pendant un certain temps.  D'abord AGIR par la propagande écrite. Tracts et journaux clandestins que des mains anonymes glissent sous les portes se multiplient et, peu à peu, mouvements et réseaux se structurent.

Selon les études des historiens il y eut 24 mouvements de résistance opérationnels et 21 réseaux. S'y ajoutent une soixantaine d'organisations civiles et militaires pour la Résistance intérieure et 37 pour la France Libre.

Dans le département des Basses-Alpes
Dans le département des Basses-Alpes les principaux mouvements sont l'AS (Armée Secrète), les FTP (Francs-Tireurs et Partisans) et l'ORA (Organisation de Résistance de l'Armée). - l'AS est issue du mouvement Combat créé en 1940 par Frenay à Marseille. Le manosquin Louis Martin-Bret en est incontestablement le créateur et l'animateur dans les Basses-Alpes où il met en place les premiers maquis. Une structure à vocation armée, les Groupes Francs, est prise en main par Jean Vial, colonel de réserve. - les FTP sont mis en place par Georges Alziari, de Vence, qui a trouvé un travail à Digne, par Georges Bonnaire, de Nice, futur colonel Noël des FFI et Joseph Laurenti, venu aussi des Alpes- Maritimes car le parti communiste, qui crée ce mouvement, n'a plus de cadres depuis 1940 dans les Basses-Alpes. Ces deux mouvements AS et FTP s'implanteront solidement dans le département. - l'ORA est créée par le Général Frère (qui sera assassiné au camp du Struthof) puis par le colonel Zeller et le général Verneau (qui mourra aussi en déportation). Le mouvement recrute naturellement parmi les militaires, l'armée d'armistice étant dissoute en novembre 1942. Ce mouvement qui se veut apolitique se prépare pour le jour J. Il s'implante dans la vallée de l'Ubaye sous les ordres du commandant Bureau et du capitaine Lecuyer. - à Digne un petit groupe de résistants "travaille" pour les FTP, l'ORA et le mouvement Résistance-Fer. Le NAP (Noyautage des Administrations Publiques) est né à Lyon. Claude Bourdet l'élargira aux services des préfectures, police, ravitaillement, PTT, SNCF, etc... avec l'accord de Jean Moulin. Le mouvement deviendra national avec le noyautage des ministères à Paris et à Vichy. Dans le département des Basses-Alpes le responsable du NAP était Jean Piquemal, secondé par Raymond Savary et Joseph Fontaine.



Les maquis
    On désigne sous le nom de maquis des groupes de résistants venus chercher refuge dans des lieux isolés en zones de forêts et de montagnes. Aux premiers maquisards viennent se joindre, à partir du printemps 1943, les jeunes français "réfractaires" au S.T.O. devenus de ce fait illégaux et dépourvus des cartes de ravitaillement indispensables. Ils sont activement recherchés par la police française qui menace leurs familles. Face à ce phénomène imprévu un peu partout les responsables des mouvements de résistance mettent en place un service "maquis" pour accueillir ces jeunes, trouver localement des "sympathisants" pour leur venir en aide: ravitaillement, informations, liens avec les familles...pour leur trouver un encadrement et une formation militaire car il leur faut apprendre à se battre. A côté de ces "illégaux" on trouve les "légaux qui sont des résistants immatriculés à un mouvement de résistance mais qui peuvent rester chez eux car non assujettis au S.T.O. en raison de leur profession. En cas de nécessité ils rejoignent le maquis auquel ils sont affiliés.
     Le nombre d'arrivants aux maquis ne cesse d'augmenter jusqu'à la Libération. Harcelée de plus en plus par les maquis dans tout le pays au printemps 1944 l'armée allemande entreprend contre eux une campagne de terreur, à laquelle participe souvent la Milice française et les Brandebourg.

Dans le département des Basses-Alpes
Les premiers maquis sont apparus dans la région isolée de Banon au printemps 1943 où arrivèrent peu à peu par petits groupes des réfractaires au S.T.O venus des villes de la côte. Ils furent installés au Contadour par Louis Martin-Bret qui ramena de Marseille des anciens combattants de la guerre d'Espagne pour assurer l'instruction militaire des jeunes recrues. L'un d'eux, Lefebvre dit Omer, fut le premier mort de la résistance bas-alpine, tué le 3 septembre à Manosque par le chef de la Milice locale.

C'est aussi au printemps 1943 que des réfractaires venus de la Ciotat avec leur instructeur âgé qu'ils avaient surnommé "papa", s'installèrent au Labouret, au-dessus de Digne, alors que autres arrivaient à Valensole.

Ces premiers maquis dépendaient de "l'Armée secrète" mise en place par le mouvement Combat né à Marseille dès 1940.

Puis d'autres mouvements s'implantèrent également dans les Basses-Alpes comme les Francs-Tireurs et Partisans dirigés par les communistes ainsi que l'O.R.A., organisation de la résistance de l'armée, créée et dirigée par les anciens militaires de carrière de l'armée française dissoute le 11 novembre 1942.





A la veille de la Libération, en été 1944 les divers maquis étaient nombreux, répartis un peu partout sur le territoire du département, soit plusieurs milliers de combattants. Mais naturellement les maquis devaient être mobiles pour éviter d'être repérés par l'ennemi; leur implantation ne peut être dessinée actuellement avec précision; il faut donc retenir et définir des zones de maquis.Les maquis doivent leur survie à l'aide importante apportée par la population rurale qui les ravitaillait malgré les nombreuses difficultés et les énormes risques qu'elle encourait. La population et aussi les employés des PTT qui les renseignaient sur les mouvements des troupes allemandes.

Quant à la police et à la gendarmerie le comportement de leurs membres fut variable. Si certains d'entre eux n'hésitaient pas à aider et à renseigner les résistants, d'autres, par obéissance, les arrêtaient et les remettaient aux Allemands alors que beaucoup d'autres restaient neutres, comme d'ailleurs la population française dans son ensemble.



LES MAQUIS DE L'ARMEE SECRETE.

     LE MAQUIS DE  PELLEGRIN   (MANOSQUE)


Création : mars 1943
-  Il n'a pas seulement pour but de cacher les STO, il héberge aussi un « groupe franc ».
La ferme est à la fois excentrée par rapport à Manosque et pourtant rapidement accessible, le ravitaillement est aisé, le repli dans la forêt de Pélissier facile.

La fin du maquis : 10 juin 1943
-Dans la nuit du 10 juin 1943 vers 3h du matin des militaires italiens ceinturent la ferme ; ils contrôlent le secteur, aidés de la gendarmerie locale. Une dizaine de résistants sont arrêtés, les premiers du département à être pris.
Ceux qui ont fui regagnent d'autres maquis. Celui de Pellegrin est dissous.



     LES MAQUIS DE BANON   (CONTADOUR)

Création : février 1943
- Le maquis dit des Graves est l'un des tous premiers des Basses-Alpes . Il abrite des réfractaires et quelques anciens volontaires français des Brigades internationales ayant participé à la guerre d'Espagne (1936-1939) . Plus tard un autre groupe maquis s'implante aux lieux-dits les Fraches et l'Héritier, le PC restant aux Graves. La vie y est  rude, le ravitaillement difficile.

La fuite du maquis : juin1943
- Les 23 et 24 mai, l'armée italienne guidée par des miliciens français ratisse le secteur de Banon. Le Contadour n'est plus sûr; le déplacement est inévitable. Après quelques regroupements dans des fermes isolées à la fin du mois de juin le maquis prend une longue et pénible route à pied qui le mène au col de Faye dans les Hautes-Alpes..   

Reformation du maquis : juillet 1943
  - Durant l'été  le maquis se réorganise avec l'arrivée de nouvelles recrues et s'implante à nouveau aux environs de Banon  en trois groupes aux lieux-dits les Plaines, les Aupilières et Grange-de-la roche. Plus tard un groupe s' installera aux lieux-dits


Dispersion du maquis : décembre 1943
  - A la suite d'une trahison dans la nuit du 4 au 5 décembre les militaires allemands aidés par des Françaix, sans doute des Brandebourg, investissent le secteur . Une dizaine de maquisards sont arrêtés  à Cayandron et aux Aupilières, les autres, prévenus à temps, réussissent à fuir vers le Vaucluse et la Drôme,  le maquis des Plaines réussissant un repli dans l'ordre à la ferme des Escourins.
     Le bilan de cette opération est lourd. Les maquis sont dispersés, des fermes brûlées par l'ennemi et la plupart des prisonniers, y compris une dizaine d'habitants des villages de Banon et de Redortiers qui venaient en aide aux réfractaires, sont déportés tous  au camp de Mauthausen en Autriche . Plusieurs ne reviendront pas de déportation.
  - Une dernière incursion allemande le 24 janvier 1944 se terminera par l'arrestation de résistants et l'exécution de l'un d'eux à la ferme des Plaines.



     LE MAQUIS DE   GANAGOBIE

Création : Février 1943
   - A ses débuts, le maquis est composé de réfractaires qui trouvent refuge sur le plateau où les conditions géographiques sont propices; ils y sont accueillis avec bienveillance par le père Lorenzzi qui vit seul dans le monastère.  L'intendance est assurée par des résistants locaux de l'AS et les soins aux malades et aux blessés par le médecin de Saint-Etienne-les-Orgues.

Dispersion du maquis : 19 juin 1943
   - Sur ordre de la Gestapo, la gendarmerie de Forcalquier ratisse le secteur tout en prévenant la résistance locale de cette opération ; mais cinq réfractaires imprudents seront arrêtés. Ils ne partiront pas en Allemagne, réussissant à s'évader lors de leur transfert.
      Il faut quitter le camp maintenant connu. Certains retrouvent une existence légale tandis que d'autres se regroupent à Pavoux, au nord de Forcalquier et forment  le maquis de Sigonce.

Recomposition du maquis : printemps 1944
    - Ce nouveau maquis en relation avec L'AS est en mesure de mener des actions armées, car des armes sont enfin parachutées.
       A noter que jusqu'à la libération un groupe franc, indépendant,  installé aussi sur le plateau de Ganagobie  multiplie les  actions de sabotages dans le secteur. Le plateau est désormais une  "forteresse" :  la route est minée, surveillée par une mitrailleuse lourde.  



     LE MAQUIS DE    SOURRIBES

Création : printemps 1943  
     - Ce maquis, affilié à l'AS est mis en place par des résistants locaux pour soustraire les jeunes de la région de Volonne au STO. Il servira par la suite de cache à un groupe d'une dizaine de Luxembourgeois déserteurs de l'armée allemande où ils étaient incorporés de force.
        Du fait de sa situation géographique, ce maquis reçoit beaucoup d'étrangers de passage se rendant à Sisteron ou dans le secteur de Thoard.

Disparition du maquis : 6 février 1944    
      - Lorsque l'armée allemande investit à 6 heures du matin le village de Sourribes, le maquis se tient sur les abords de Beaudument. L'ennemi entreprend le ratissage du bois entourant  le château et tire sur les réfractaires surpris aux alentours du village. Aucun maquisard n'est pris et les blessés  sont soignés par le Dr Niel de Sisteron. Mais les Allemands arrêtent  le maire du village qui est déporté en Allemagne ; il meurt au camp de Neuengamme. A noter que ce maquis  ne sera jamais reconnu comme unité combattante.
         Une partie des jeunes part vers Chateauneuf-Val St-Donnat et Cruis, les autres rejoignent le maquis Fort-de-France  à Barrème, s'installant dans les environs de La Melle.



     LES MAQUIS DE    LA VALLEE DE L' ASSE

Création d'une école des cadres de la résistance : été 1943
     - En été 43 l'état-major départemental des MUR (AS & ORA), devant la nécessité d'encadrer les jeunes réfractaires au S.T.O. qui arrivent dans le département, décide l'ouverture d'une école pour former des cadres. Cette école s'installe d'abord à la ferme de Champagneul et  porte le nom de La Lavanderaie.  Les premiers arrivants sont des étudiants de Lyon.  Puis il en vient d'un peu partout, y compris des résistants d'origine étrangère.
         Pour des raisons d'intendance son responsable, Gérard Pierre-Rose, un ancien élève de l'Ecole militaire de St-Maixent  appelé Prince puis Manfred, décide de transférer l'école dans une autre bergerie située à la Haute-Valbonnette. Ce site s'appelle Beaurepaire. Nous sommes en décembre 43.

Evacuation de l'école : 8 janvier 1944
      - Le 7 janvier 1944, après avoir observé des mouvements de l'armée allemande  dans le secteur,  Manfred décide le repli de l'école vers la Haute-Bléone. Les maquisards remontent la vallée de Clumanc puis montent le col de Cine en direction de la Rouine qu'ils atteignent le 8 janvier au soir. Le lendemain ils reprennent la route en direction de la ferme Belon près du village de Draix ; c'est là qu'ils installent leur nouveau camp.



Ferme Belon


Disparition de l'école : 14 février 1944   
      -A la suite de la  dénonciation du camp par un habitant du secteur le 14 février, à l'aube, un détachement allemand approche de Draix, surprend le village endormi et y opère quelques arrestations de suspects, puis se dirige vers la ferme de Belon lieu de l'école des cadres. Venant de La Javie  arrive une autre colonne ennemie. La ferme de Belon est encerclée . Les signaux émis depuis Draix pour prévenir le maquis, comme convenu, n'ont servi à rien  la garde n'ayant pas été assurée.. Les stagiaires de l'école des cadres sont surpris dans leur sommeil et sont tous arrêtés. Heureusement pour eux  les Allemands ne trouvent pas les armes qui sont cachées dans le bois voisin. Les prisonniers, au nombre de 13, sont emmenés en vue de leur déportation ; plusieurs réussissent à s'évader au cours de leurs transports. Manfred était absent,  parti ce jour-là à la recherche d'un nouveau lieu pour implanter l'école. Il passera au travers des mailles du filet.
Ainsi disparait l'école régionale des cadres de la Résistance.





2009 Google - Imagerie 2009 Terrametrics, donnés cartographiques 2009 Tele Atlas
Vue satellite / image en relief

     LE MAQUIS  Fort de FranceCréation du maquis : 25 février 1944
      -Ce maquis voit le jour en février 44. Ses dirigeants proviennent de l'école des cadres de la Résistance et le baptisent "Fort-de-France" en hommage à Manfred qui est originaire de la Martinique va en assurer le fonctionnement  devenant le chef militaire des maquis AS - ORA répartis de St- André à Oraison.
Le maquis, qui ne compte que trois hommes à la mi-février en aura bientôt douze, soit deux sizaines combattantes qui se fixent au hameau isolé de la Haute-Melle. Le ravitaillement est assuré par les habitants et les paysans du secteur de Barréme.

La vie au camp
       -La vie au camp est rythmée par de l'instruction militaire avec formation aux techniques de guérilla, par les corvées de casernement et par l'entraînement physique .
Dans la nuit du 4 au 5 mars, un parachutage du réseau anglais Buckmaster lui parvient. Ce maquis est enfin armé car il est destiné de part sa localisation géographique à ralentir les déplacements allemands sur la  RN.85 dite "route Napoléon" entre Castellane et Mezel et créer un climat d'insécurité chez l'occupant.

Evacuation du maquis : Le 19 mars 1944             
       -Ce jour là le maquis, menacé par  l'ennemi d'une opération de ratissage, quitte La Melle en pleine nuit pour se rendre au village de Majastre. Au petit matin, les allemands parviennent à La Haute-Melle et arrêtent dans la petite chapelle deux maquisards qui, de retour de mission, ne peuvent pas fuir car ils sont exténués. Ce sont deux jeunes officiers de grande valeur qui sont déportés dans les camps de la mort d'où ils ne reviennent pas. En partant les Allemands incendient le hameau. Manfred ordonne alors le repli du maquis sur le camp Josette qui se situe prés de Beynes.   

Le retour du maquis : Le 25 mars 1944
     -Après le départ des Allemands, le retour à La Melle est  toutefois décidé. Le maquis y restera jusqu'au 10 juin tout en se déplaçant dans un périmètre allant de Barréme à Chabrières en passant par Majastre.

Les actions du maquis
     -Le 8 juin 44,  le maquis s'installe sur les hauteurs de la RN 85 entre Barréme et Chabrières pour pouvoir intervenir militairement sur cette voie de communication stratégique qui relie la Côte d'Azur à la vallée de la Durance.   
     -Le 10 juin 44, le maquis aidé par un détachement FFI engage le combat au col des Robines contre un convoi allemand. Les pertes ennemis sont sévères; le maquis déplore trois morts.
     - Le 15 juin 44, deux groupes prennent position. L'un à Creisset, l'autre aux Clues de Chabrières verrouillant ainsi la route Napoléon.
     - Le 18 juin 44, une colonne allemande arrive aux Clues. Les résistants ouvrent le feu. L'ennemi, coincé entre les rochers et l'Asse subit de lourdes pertes. Lorsque les premiers obus de mortier allemands tombent, les attaquants se replient.


    



Dans les jours qui suivent le maquis alterne les missions : réception de parachutages sur le plateau de St-Jeannet (Le renard n'aime pas le jambon... est le signal diffusé par Radio-Londres) et embuscades sur la RN 85. Plus aucun convoi allemand ne passe par la route reliant Digne à Barréme.  
Le maquis reçoit des renforts et s'installe au Bas-Auran . Il tiendra vaillamment sa place dans les combats de la Libération mais son chef Manfred est fusillé le 18 juillet 1944 par les Allemands qui le recherchaient depuis longtemps..

Cette étude a été réalisée par Olivier Césarini, un des jeunes adhérents de l'association




Les drames
Comme partout en France la Résistance bas-alpine a malheureusement connu des drames. C'est le 3 septembre 1943 que Gustave Lefebvre, originaire du Pas-de-Calais, est tué à Manosque par le chef local de la Milice. Membre de l'A.S. (Armée Secrète), directement sous les ordres de Martin-Bret, Lefebvre avait combattu aux côtés des Républicains espagnols dans les Brigades Internationales. C'est le premier mort de la Résistance bas-alpine.

L'un des derniers la décapita un mois avant la Libération du département.






Le 16 juillet 1944 à Oraison des "Brandebourg", supplétifs de la Wehrmacht se faisant passer pour des maquisards, arrêtent 18 résistants dont onze sont fusillés deux jours plus tard dans un bois à Signes (Var) après être passés par le sinistre siège de la Gestapo à Marseille. Parmi eux les 6 membres du C.D.L. ( Comité Départemental de Libération clandestin ) qui s'étaient engagés dans la Résistance depuis longtemps et tombaient aux mains de l'ennemi à la veille de la Libération : Louis Martin-Bret, Marcel André, François Cuzin, Maurice Favier, Emile Latil, Jean Piquemal ainsi que Roger Chaudon, les Docteurs Daumas et Dulcy, Terce Rossi et Robert Salom. Ce drame est dû à la trahison d'un officier français envoyé en Provence comme instructeur par la France Libre, trahison dévoilée par un rapport de la Gestapo trouvé à Marseille à la Libération et qui eut aussi des conséquences dramatiques dans les départements voisins

En 1944, en réaction aux embuscades et opérations de la Résistance, les troupes allemandes mènent des attaques de plus en plus meurtrières contre les maquis et lors de barrages et contrôles ; soit plus de 200 résistants tués : à La Braisse, Lambruisse, Forcalquier, St-Julien-du-Verdon, Allemagne-en-Provence, St-Martin-de- Bromes, Valensole, secteur de l'Ubaye, Bayons, La Favière, Ste-Croix- du-Verdon...

 Malheureusement il faut ajouter à la longue liste de près de 300 noms de résistants ceux des victimes des bombardements alliés de Forcalquier, Digne et Sisteron.



( Source:basses-alpes39-45.fr )



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MessagePosté le: Sam Mar 28 2009, 21:22    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam Mar 28 2009, 21:50    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant


La logistique américaine suit derrière . Franchissement de la Durance sur un ponton construit par le 10em bataillon du Génie de la 3em DI ( collection Jacques Amartin ) .
.






Soldats américains manifestement épuisés . Au cours de la seconde guerre mondiale , il ne faut pas oublier que beaucoup de soldats se déplacaient à pied , faisant 30 , 40 km à pied par jour et parfois plus . C'est d'ailleurs peut-être la deuxième partie de la réponse à la question précédente : les américains ne pouvaient  pas remonter  vers le nord plus vite que ne le leurs permettaient les fantassins .
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Bonanza


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MessagePosté le: Dim Mar 29 2009, 09:19    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Bonjour à tous.

Salut Lederangeur.


Super boulot que tu viens de faire là sur la Résistance dans les Alpes de Haute Provence.




Hier, fruit du pur hasard, je suis passé à Oraison pour voir ce monument du souvenir qui se trouve presqu'en centre ville.

Salutations.
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lure04


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MessagePosté le: Mer Juil 8 2009, 21:58    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Bonsoir le Forum.


A Manosque, si vous y passez, vous pourrez y voir :



























Photos prises par  " Tartarin " membre d'un forum sur la Résistance.

Merci à lui pour ce beau travail de mémoire.


Cordialement.
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MessagePosté le: Jeu Juil 9 2009, 05:12    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

lure04 a écrit:
Bonsoir le Forum.

A Manosque, si vous y passez, vous pourrez y voir le monument sur la Résistance dans 

le département des " Basses Alpes ".



























Photos prises par  " Tartarin " membre d'un forum sur la Résistance.

Merci à lui pour ce beau travail de mémoire.


Cordialement.

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MessagePosté le: Jeu Juil 9 2009, 17:10    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Citation:


Dixluca.


Relevé dans un de vos posts :






Citation:
Sinon pour en revenir à l'affaire Dominici je suis d'accord avec ce même bonanza quand il dit que la resistance est certainement pour quelque chose la dedans . J'avais un cousin qui faisait partie du réseau avec Hauteville ..Il s'en est passé de bien bonnes dans le secteur . Comme a bien dit bonanza il y avait les "purs " et les moins purs ..alors ceux là !

Peut-être que ça n'a rien à voir avec l'affaire, mais si l'on pouvait  essayer d'y voir clair avec Gustave, son vrai rôle dans la Résistance,  celui d'Autheville, 


Domenech a essayé d'ouvrir la voie, l'affaire est à peine dégrossie.

Trop de questions sans réponses.


Cordialement.
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lure04


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MessagePosté le: Ven Juil 10 2009, 05:41    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Bonjour le Forum.


Citation:
Ceci dit j'ai lu avec intérêt tou ce que vous donnez sur la réesistance encore une fois vous etes sur la bone piste croyez moi ......Fouillez du côté de des caches d'armes de ganagobie ..aussi .

Mes nouvelles fonctions vont m'occuper beaucoup ,mais de la bas je vous lirais peut-être .
Je prends mon vion demain matin 5 h !!!

 Bonne recherche et cherchez bien encore .des anciens savent vers ste Tulle ou etait une certaine ...
 

Dixluca est venu furtivement dans le forum pour nous mettre l'eau à la bouche.

J'ai l'impression que l'on en saura pas plus.

Car comment donner des réponses à toutes les questions et énigmes apparues dans les quelques posts qu'il a écrit.

La balle est dans son camp, c'est à lui de nous éclairer, s'il le veut bien.


Cordialement.
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lure04


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MessagePosté le: Ven Juil 10 2009, 08:57    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Bonjour le Forum.


Pour alimenter " la rumeur "

Lire l'article et également le forum :

Cliquez sur le lien sous " La Provence "



Citation:
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Publié le mercredi 23 juillet 2008 à 17H10








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Bonanza


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MessagePosté le: Lun Nov 2 2009, 10:01    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Bonjour à tous.


Un site remarquable sur Sigonce.


http://pagesperso-orange.fr/pornichet.quartier.paolini/sigonce/003/hbas_01.…


Pour se familiairiser avec le site :

* En haut au milieu, cliquez sur la Maison Sigonce 04

* En haut à gauche dito

* En haut à gauche, sous la maison Sigonce 04 cliquez sur Sigonce à sa découverte ( partie rouge )

* En haut dans le cadre Sigonce.. à sa découverte chapitre 1, cliquez sur ce libellé

* Un listing apparait, dont Marcel André

* Cliquez dessus.


Marcel André chef du maquis de Sigonce, grande figure de la Résistance dans le 04.

Viendra ensuite Lopez Della Sierre qui n'a rien à voir avec la Résistance mais avec les bandits de grands chemin.

Et par la suite Roger Autheville, résistant Ardéchois dépéché par le parti communiste pour essayer de remettre de l'ordre.



Bonne lecture.


Si vous êtes interréssés par la mine de Sigonce ( et par la même occasion sur le terminal en gare de Lurs )

ne manquez pas cette étude compléte et tres fouillée.


Cordialement.
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oryx


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MessagePosté le: Lun Nov 2 2009, 12:42    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Bonjour,
Un léger retour dans le temps afin de mieux connaître les protagonistes ou témoins de l'affaire dans la région.
Nous pouvons ainsi ajouter au crédit de Mario Ansaldi un talent supplémentaire en plus de la photographie, celui d'accordéoniste dans le quintette de l'orchestre " LE RYTHME VAGABOND" qui a animé avant et après-guerre le CAFE ALPIN à Forcalquier.
Parallèlement Germain Champsaur dans le même lieu projetait une fois par semaine les films les plus récents.
Des orchestres tout aussi réputés se produisaient dans cette ville venant de Monte-Carlo, il ne faut donc pas s'imaginer une région Bas Alpine repliée sur elle même, frustre, inculturelle. La jeunesse comme partout ailleurs se distrayait pleinement  avant, pendant et après-guerre et d'autant plus après les années noires de restrictions.


Cordialement
Oryx
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Bonanza


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MessagePosté le: Lun Nov 2 2009, 14:27    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Bonjour à tous.


Citation:
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Si vous êtes en accord avec ces termes, merci.  
Jean-Pierre Rimbaud  
 


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Par contre avec google " Sigonce 04 " vous pouvez accéder au site immédiatement.


Salutations. 
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MessagePosté le: Lun Nov 2 2009, 14:50    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Bonjour à tous.

Bonjour Oryx.

Merci pour cette petite mise au point et ce retour sur le passé.

Je ne connaissais pas les talents d'accordéoniste de Mario Ansaldi.



Citation:
il ne faut donc pas s'imaginer une région Bas Alpine repliée sur elle même, frustre, inculturelle.


Seules pour les campagnes isolées ( Ex : Le Contadour et autres Brunet ), les coins reculés pouvaient continuer à vivre comme il y a 50 ans ( guerre de 14 )
 Quoique :

( Un des juré du procés Dominici habitait bien une ferme perdue presqu'inaccessible, et dans son interview avec Marcel Montaron n'a pas donné l'impression

 d'être un homme des bois, inculte et non ouvert à la société et ses lois!

Toujours est-il qu, il n'était pas dupe et était pleinement conscient, il n'était pas question de lui faire avaler des couleuvres! )



Citation:
Parallèlement Germain Champsaur dans le même lieu projetait une fois par semaine les films les plus récents.




Le même Champsor revenant de sa séance de projection à Lurs, qui est passé devant le campement un quart d'heure tout
juste avant le drame, sans qu'il ne remarque quoique ce soit.


Salutations.
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baltaz57


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MessagePosté le: Mer Juin 13 2012, 05:43    Sujet du message: le crime de Lurs et la résistance Répondre en citant

En juillet 1944 à Oraison plusieurs résistants importants (Martin Bret, François Cuzin...) étaient arrêtés puis éxécutés sur trahison d'un membre de la résistance. Cet agent aurait été envoyé par la France Libre; un document de la gestapo de Marseille attesterait cette version. Quel était cet agent de la France Libre et l'assassinat de Drumond ne serait-il pas en lien avec cet évênement.
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Mariani


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MessagePosté le: Mer Juin 13 2012, 09:26    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

 Bonjour amis (es) du forum, bonjour Baltaz57,

Quel serait le lien avec cet agent et les Drummond avant tout? Je sais que vous posez la question, mais pourquoi JD  devrait être lié à cette affaire?
En savez vous un peu plus et quelles sont vos sources svp?
Car ça serait intéréssant d'en savoir davantage.
Je sais que pendant l'occupation, beaucoup de dénonciateurs n'ont pas manqué de zèle, et ce, dans toutes les régions de France.
Mais quel serait le rapport avec les Drummond?
Qui détient ce document de la gestapo et pourrait'on en avoir un extrait?

Amicalement.
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baltaz57


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MessagePosté le: Ven Juin 15 2012, 18:51    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes Répondre en citant

Non justement je ne connais pas la teneur de ce document et il serait interessant d'en savoir un peu plus sur l'identite de cet agent; quant au lien avec JD ce n'est qu'une hypothese mais puisque on a souvent etabli un lien entre sa venue dams la region et la resistance, cela est peut etre interessant a relever. 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:39    Sujet du message: L'occupation et la résistance dans les Basses Alpes

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